décembre 12

Qu’est-ce qu’un trouble gustatif ?

papilles-gustatives

Je déjeunais avec un ami l’autre jour qui me disait ne plus bien sentir les goûts des aliments. « C’est drôle, lui ai-je répondu, je fais quelques recherches en ce moment pour écrire mon nouveau roman, Au-delà de l’Horizon, et il y a une scène où le sens du goût est évalué par une curieuse machine (de mon invention). Le personnage a  subi une mutation de ses papilles gustatives et son sens du goût en est altéré. »

Je me suis donc penchée sur la question : quels sont les différents troubles gustatifs? Quelles en sont les causes ? Est-ce handicapant ?

Bien sûr, cela me rappelle une scène d’un vieux film avec Louis de Funès et Coluche (L’Aile ou la Cuisse) où notre comique, dans le rôle d’un grand restaurateur, se voit mis au défi par un industriel de l’alimentation (Tricastel, si je me souviens bien), de reconnaître divers plats et vins lors d’une confrontation télévisuelle.

Or, Louis de Funès perd le sens du goût (il souffre d’un trouble appelé « ageusie »), ce qui, pour un grand chef, représente  le handicap qu’on peut imaginer…

Mais nous ne sommes pas tous des chefs étoilés, ce qui est un soulagement, n’empêche que perdre le goût des aliments doit représenter un désagrément certain (je songe aussi à la perte d’odorat, qui altère le sens du goût quand on est enrhumé et qui est déjà fort désagréable).

Alors, quels sont donc ces différents troubles gustatifs?

D’après les spécialistes, il convient de distinguer trois troubles du goût principaux :

  1. L’agueusie, dont nous venons de parler et qui est la perte totale du goût
  2. L’hypogueusie, qui est une perte partielle du goût
  3. La dysgueusie, lorsque les goûts sont faussés

Les bourgeons gustatifs situés sur la langue sont capables de percevoir les 4 goûts (sucré, salé, amer, acide). Or, quand il y a trouble du goût, les papilles gustatives ne perçoivent plus normalement ces 4 goûts.

Les raisons d’un trouble gustatif

Les causes d’un trouble gustatif sont diverses. Voici quelques-unes de ces causes :

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren
  • Une mycose
  • La prise de certains médicaments , notamment les antibiotiques
  • Une brûlure
  • Un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie en cas de cancer
  • Un problème dentaire qui nécessite une extraction
  • Une tumeur

Comment guérir d’un trouble gustatif ?

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren se traite
  • Un traitement antifongique viendra à bout d’une mycose
  • Les médicaments incriminés pourront être arrêtés ou remplacés par d’autres
  • Un brûlure se guérit avec le temps… les bourgeons gustatifs lésés par la brûlure repoussent au bout d’un moment
  • Enfin, il y existe des troubles du goût qui sont incurables

Vivre avec un trouble gustatif

Les conséquences d’un trouble gustatif vont bien au-delà de la perte du plaisir de manger. Les personnes atteintes d’un trouble gustatif se sentent souvent exclues socialement, et certaines d’entre elles peuvent souffrir de dépression.

La plupart des sujets touchés angoissent à l’idée d’aller au restaurant, et restent chez elles. Le repas peut devenir anxiogène. La perte du sens gustatif est une perte de sens, comme la perte de l’ouïe, ou de la vue, ce qui nécessite un processus de deuil.

Le trouble gustatif en SF

Personnellement, je me suis demandé ce qu’il arriverait à mon histoire, dans Au-delà de l’Horizon, si l’un de mes personnages voyait son sens du goût modifié. Modifié, dans le sens où il aurait subi non pas un trouble, mais une mutation. J’explore cette piste dans le livre, et vous aimerez peut-être découvrir comment j’ai traité ce sujet.

Le livre n’est pas encore disponible, mais il le sera d’ici peu! (N’hésitez pas à remplir le formulaire ci-contre pour que je vous communique la date de sortie).
Et pour finir, j’ai trouvé un extrait du film avec Louis de Funès et Coluche. Le revoir m’a bien fait rire, je vous le poste ci-dessous!

A bientôt !

 

 

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novembre 28

Quand la Nature laisse libre cours à son imagination…

On parle beaucoup de l’extinction de certaines espèces animales, mais saviez-vous qu’on découvre chaque année de nouvelles espèces ? Qu’on en découvre deux par heure, soit 16 000 par an ? Que le nombre d’espèces découvertes depuis le XWIIIè siècle représente près de 10 millions d’espèces ?

Alors que je travaille à mon nouveau roman, Au-delà de l’Horizon,  où quelques espèces animales créées de toutes pièces par mes soins pour les besoins du livre côtoient de mystérieux hommes-poissons, j’ai fait une petite recherche sur les animaux que les scientifiques découvrent chaque année.

Dans ce billet, je vais vous parler de quelques espèces animales intéressantes découvertes ces dernières années.

  • Le dinosaure à plumes Anzu wyliei : ce dinosaure à plume parfois comparé à une poule a vécu il y a 65 millions d’années. c’est une espèce animale haute d’1,50 m et pesait 200 à 300 kilos. Pourvu d’un cou très allongé, d’un bec dépourvu de dents et d’une crête au-dessus de la tête ce dinosaure a un faux-air d’autruche.
    le-dinosaure-a-plumes-anzu-wyliei
  • L’araignée roulante : l’araignée Cebrennus rechenbergi est une espèce d’araignée qui vit au Maroc, dans le désert. Très agile, elle est capable de faire des bonds pour fuir ses prédateurs, ce qui donne l’impression qu’elle « roule ».

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  • La guêpe Deuteragenia ossarium est une guêpe qui protège  ses larves en bouchant l’entrée du nid avec des carcasses de fourmis mortes. Elle protège ainsi sa progéniture des parasites et autres prédateurs.deuteragenia-ossarium
  • La limace de mer lumineuse : très esthétique, l’espèce Phyllodesmium acanthorhinum présente des teintes bleues, rosées ou dorées sur son corps.
  • Autre espèce animale intéressante, L’Hyalinobatrachium dianae est une grenouille dont le ventre transparent laisse voir les organes internes. Ce curieux amphibien  mesure environ 3 cm et peuple  les forêts  du Costa-Rica.

    hyalinobatrachium-dianae

    Le Peckoltia greedoi est un poisson-chat dont la tête n’est pas sans évoquer une ressemblance avec avec un personnage de la série Star Wars (Greedo, d’où son nom!). L’espèce a été découverte au Mexique.

    peckoltia-greedoi

Ci-dessous, une petite vidéo sur les 10 espèces les plus étonnantes découvertes en 2014

Reste la question de savoir ce que la nature a prévu pour l’avenir, en matière de création de nouvelles espèces. Ce qui peut être aussi la mission de l’écrivain, surtout s’il s’essaie à la science-fiction!

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novembre 14

Amnésie

Par Sil
Par Sil

En lisant le journal ce matin, je suis tombée sur un article étonnant : suite à un accident qui l’a rendu amnésique, un Canadien de 51 ans retrouve sa famille après trente ans de disparition.

Pendant trente ans, il a vécu sous une autre identité, coupé de sa famille, sans avoir aucun souvenir de sa vie précédant son accident.

Suite à un rendez-vous avec les services sociaux, l’homme, qui souffre d’un retard mental, se souvient brusquement de son véritable nom. Des tests ADN confirment son identité.

Edgar – il se prénomme Edgar – va pouvoir revoir sa mère d’ici quelques jours.

Je me demande bien ce que je ferais si je devenais amnésique… Mais ce que je me demande surtout, c’est si ma vie serait différente, voire opposée à celle qu’elle a été, selon le cadre dans lequel j’évoluerais après un accident qui m’aurait rendue amnésique.

Un amnésique peut-il vivre une seconde vie?

Si on part du postulat selon lequel un amnésique perd ses souvenirs et tout ce qui constituait sa vie passée, se trouve-t-on face à une ardoise vierge ? Par exemple, admettons que dans ma vie A (avant l’amnésie), j’étais professeur d’histoire, est-ce que dans ma vie B (celle qui suit mon amnésie), j’aurais la vocation d’être mécanicien ou pharmacien ?

Un environnement radicalement différent permettrait-il de refaire sa vie en partant de zéro ? Un environnement où tout serait nouveau : les personnes rencontrées, les lieux de vie, la langue parlée (si c’est à l’étranger), les professions (imaginons une ville côtière, avec des possibilités d’emploi dans le secteur de la pêche, alors que l’amnésique vivait en ville avant son amnésie).

Est-ce que mes choix de vie seraient radicalement différents en fonction de mon nouveau milieu, si ce milieu est lui-même radicalement différent ? Ou bien, au contraire, aurais-je les mêmes dispositions naturelles qui me pousseraient vers les mêmes activités, personnes, lieux de vie, choix politiques, etc. ?

Et qu’en serait-il de ma vie familiale ? Des rencontres amoureuses ? Du fait de vivre dans une maison plutôt qu’en studio ?

Et si je faisais certains nouveaux choix, et me souvenais de ma vie passée ? Et si ces deux versions de moi-même étaient en totale opposition ? Et si dans ma vie ancienne, j’étais une belle personne, et dans la nouvelle, un individu peu recommandable ?

En fait, ces distinctions n’ont peut-être pas lieu d’être. Elles sont passionnantes à explorer dans une fiction littéraire, mais elles sont très improbables dans la vie réelle. Car il apparaît qu’une amnésie n’efface pas ce qui constitue l’identité d’une personne.

Mémoire épisodique/mémoire sémantique ou les deux mémoires de l’amnésique

Il existe deux types de mémoires : la mémoire épisodique, qui correspond à c’est ce qu’on a vécu, et la mémoire sémantique, qui correspond à ce qu’on est. Or, chez l’amnésique, c’est la mémoire épisodique qui est défaillante.

Les spécialistes s’accordent à dire que la personnalité de la personne amnésique est relativement préservée. L’amnésique cherche d’ailleurs à retrouver ses souvenirs, à se raccrocher à son passé. Il souffre de ne pas pouvoir reconstituer ses souvenirs. Il ne cherche pas à se créer une identité et une vie de toutes pièces. De plus, il est relativement rare qu’il soit propulsé à des kilomètres de chez lui, comme ce fut le cas pour Edgar. L’amnésique retrouve sa famille, ses proches, baigne dans le milieu où il a toujours vécu.

En tout cas, j’adore explorer ce thème dans le roman de SF que je suis en train d’écrire. Pour un écrivain, c’est une merveilleuse dynamique de créativité. C’est comme découvrir le monde en même temps que ses personnages. Surtout lorsque c’est le personnage principal qui est amnésique.

Il y a peut-être, de surcroît, un petit côté Candide dans un personnage frappé d’amnésie, ce qui est le cas de Francis mon personnage principal d’Au-delà de l’Horizon.

Ci-dessous, une petite vidéo pour illustrer cet article

 

 

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novembre 7

Le talent est-il gage de réussite?

Bonjour à tous ! La semaine dernière, je vous avais laissés sur l’évocation d’un personnage d’Au-delà de l’Horizon, mon roman de science-fiction en cours d’écriture et bientôt disponible.

L’idée de ce personnage pas très reluisant m’est venue en lisant un livre de psychologie consacré à la réussite et au talent, mais aussi en me souvenant du roman de Flaubert,  Bouvard et Pécuchet.

 

L’exemple de Bouvard et Pécuchet

J’ai lu Bouvard et Pécuchet il y a très longtemps, mais je garde en mémoire les grandes lignes de l’histoire : deux gratte-papiers, des copistes, se rencontrent par hasard sur un banc public et sympathisent. Ils se découvrent les mêmes centres d’intérêt et l’envie de vivre à la campagne.

Suite à un héritage de Bouvard, les deux compères achètent une ferme à Chavignolles et grâce à la lecture aussi assidue qu’éclectique de livres pratiques, ils se lancent sans le moindre talent dans des domaines aussi nombreux que variés tels que l’agriculture, les sciences, la littérature, la politique, la philosophie. Toutes leurs entreprises se soldent par un échec.

Par rafael cippolini
Par rafael cippolini

Le roman est très drôle, et Flaubert a d’ailleurs songé au sous-titre Encyclopédie de la bêtise humaine.

Mon personnage de roman ressemble un peu à ces deux énergumènes, dans l’entreprise littéraire qui est la sienne. Bon an mal an, sans aucun talent de départ, il rêve d’écrire un roman, mais il n’y arrive pas. (Mais la comparaison avec le livre de Flaubert s’arrête là, étant donné que Lebert ne s’intéresse pas à d’autres domaines). N’empêche, il « rêve » d’écrire un livre, d’obtenir une renommée par la reconnaissance de ses qualités artistiques.

Mais le rêve est insuffisant dans ce genre d’entreprise.

Manquerait-il de talent ?

Si j’en crois Carol Dweck, le talent seul ne suffit pas à expliquer la réussite ou l’échec dans ses entreprises,  quelles qu’elles soient.

Qu’en disent les psychologues?

Pour résumer le livre de Carol Dweck, intitulé Changer d’état d’esprit, il existerait, selon elle, deux états d’esprit : l’état d’esprit fixe et l’état d’esprit de développement.

Dans l’état d’esprit fixe, l’individu considère que son intelligence et les composantes essentielles de sa personnalité sont innées et ne peuvent pas être modifiées.

Dans l’état d’esprit de développement, l’individu considère qu’il peut améliorer son niveau d’intelligence et modifier certains aspects de sa personnalité, peu importe ses « talents » de base et ses compétences.

D’après la psychologue, le talent ne suffit pas à réussir dans la vie et dans ses entreprises. La réussite est plutôt fonction des états d’esprit dominants chez les individus.

Avec un état d’esprit fixe et malgré le fait qu’on puisse avoir du talent, il est difficile de progresser, d’apprendre, de réussir.

Avec un état d’esprit de développement, à force de travail et d’efforts, il est possible de réussir, même si le talent à la base des compétences est faible, voire inexistant.

Elle donne ainsi de nombreux exemples, dans des domaines très variés, où il est possible de s’améliorer, quelles que soient ses cartes au départ : enseignement, sport, musique, littérature, relations, travail.

Par Wellicient
Par Wellicient

Ce livre est fascinant, et je me suis longtemps interrogée sur ma propre position sur le sujet. J’ai toujours été une « littéraire » par opposition à  « scientifique », et je comprends à la lecture de ce livre que cette distinction n’a pas lieu d’être.  Oserais-je dire que coller l’étiquette de « scientifique » ou de « littéraire » à un élève est une forme de discrimination ? Une discrimination intellectuelle ?

Carol Dweck ne va pas jusque-là, mais elle donne l’exemple d’une classe où les élèves sont en échec scolaire et où une enseignante, grâce à l’état d’esprit de développement, parvient à motiver ses élèves, à leur faire lire Shakespeare et à réussir là où la plupart des autres enseignants auraient baissé les bras.

Le cas de Lebert

Dans Au-delà de l’Horizon, je livre un exemple d’état d’esprit fixe avec mon personnage de Lebert. Partisan du moindre effort, superficiel et rêveur, Lebert a tout de l’archétype loser mal intentionné.

Un bel exemple d’esprit fixe, les mauvaises intentions en plus!

Et vous, pensez-vous que le talent soit quelque chose de perfectible ?

 

 

 

 

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octobre 31

Un auteur peut-il être original?

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Le moment où j’ai voulu être originale

Il y a quelques années, j’ai écrit un roman de science-fiction postapocalyptique sur le thème de la survie en milieu aquatique. À l’époque, ceux à qui j’en parlais me demandaient si j’avais vu le film « Waterworld » (un film sorti en 1995 avec Kevin Costner), dont l’action se déroule également sur Terre, une terre dont les pôles ont fondu et qui se est recouverte par les eaux.
À l’époque, je répondais invariablement à mes proches « Non, je ne veux pas visionner ce film, j’ai trop peur qu’il m’influence et qu’il influence mon écriture ». Car voyez-vous e voulais à tout pris être originale.
J’ai terminé l’écriture de mon roman.
Et aujourd’hui, j’ai enfin visionné le film.
Je dois dire que j’ai été très intéressée par le traitement du thème de ce film. Il est en effet très similaire au thème de mon roman, même si ma propre oeuvre ne se déroule pas sur un monde entièrement recouvert d’eau. (« Seulement » 70 % des terres sont immergées)
C’est alors qu’une réflexion m’est venue, traitant de l’inspiration.
Comme vous avez peut-être dû le lire ou l’entendre, les créateurs de fiction s’accordent à dire qu’il existe peu de thèmes à traiter en fiction, que tous les grands thèmes, tels que l’amour, la mort, la vengeance, la liberté, ont déjà été traités un nombre incalculable de fois par les écrivains, les dramaturges, les cinéastes, bref, les auteurs de fiction.
Donc, au fur et à mesure que j’avançais dans le film, je me suis demandé comment, moi, j’avais traité mon sujet de la Terre envahie par les eaux par rapport aux auteurs du film.
Et j’ai été très étonnée.

Originale, vous avez dit originale?

Alors que je n’avais aucune information sur le film au moment de l’écriture d’Au-delà de l’Horizon, j’ai retrouvé énormément de thématiques, de détails et d’idées similaires entre les deux œuvres.
Par exemple :
• Les deux œuvres sont à la recherche d’une Terre promise. Elle prend la forme d’une île avec de la vraie « terre » où poser ses pieds dans Waterworld, alors que dans mon roman, elle se situe sur une planète inconnue. Mais dans les deux cas, il s’agit bien d’un endroit où vivre, et si possible, vivre mieux.
• Dans les deux fictions, des humains aux allures de « poissons » apparaissent : Kevin Costner a des branchies qui lui poussent derrière les oreilles, alors que dans mon roman, des êtres mutants se voient dotés de pieds palmés et également de branchies.
Au-delà de ces similitudes, ce qui m’interpelle est la chose suivante :
Comment un auteur trouve-t-il ses idées et arrive-t-il à être original en partant du principe que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?
Tout comme il y a une logique du langage (ce que nous enseigne la grammaire avec son « sujet-verbe-complément »), y a-t-il, pour citer Gianni Rodari, un spécialiste de la création littéraire, une « grammaire de l’imagination » ?
Et pour creuser un peu plus, cette grammaire de l’imagination, d’où nous vient-elle ? De l’inconscient collectif, comme a nommé le psychiatre Jung la mémoire de l’humanité ?
Oserais-je dire, en me basant sur ce qui a été dit plus haut, qu’il y a également une grammaire de la création ? Malgré le fait que les auteurs « traitent » les mêmes éternelles thématiques de manière « originale » ?
Mais où se trouve l’originalité dans cette création si mes personnages respirent avec des branchies, tout comme l’avait imaginé le créateur d’un film sorti il y a 20 ans ?
Bon, il semble naturel pour un auteur d’imaginer que les hommes subissent des mutations et qu’ils en viennent à respirer sous l’eau quand on crée un monde futur où l’eau est l’élément terrestre dominant.
Car après tout, la science-fiction, c’est bien de la science avant tout.
Et vous, cher lecteur, si vous aviez écrit cette histoire, auriez-vous doté vos mutants de pieds palmés et de branchies ? Ou auriez-vous inventé quelque chose de complètement différent?
L’originalité, heureusement, existe dans mon livre. Par exemple dans mon traitement du « méchant », qui n’a rien à voir avec la brute épaisse façon corsaire du film. Mon méchant à moi, il est VRAIMENT original.
Mais je ne vous dirai rien aujourd’hui sur ce sujet.
La prochaine fois peut-être.

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