Le Passage, Justin Cronin

Tout d’abord laissez-moi vous souhaiter mes meilleurs voeux pour 2021.

Le premier billet de la nouvelle année aura pour sujet un livre que j’ai découvert le mois dernier et dont j’ai envie de vous parler.

Il s’agit du livre Le Passage, de Justin Cronin, un livre de science-fiction postapocalyptique, un genre qui m’est cher.

Le livre a cette particularité de comporter plus de mille pages (1265 exactement) et il ne s’agit que du premier volume d’une trilogie!

J’imagine que vous souhaitez en savoir un peu plus avant de vous lancer dans une lecture aussi chronophage…

Voici déjà le résumé et les avis de la presse

Résumé du roman le Passage

Il y a un siècle, le monde a sombré dans le chaos. Une épidémie, dont l’origine ne fut jamais identifiée, a transformé l’homme en mutant et réduit la civilisation à néant. Les derniers représentants de l’humanité vivent en colonie, luttant jour après jour pour survivre. Surgie de nulle part, une jeune fille vient à leur rencontre. Elle semble avoir 14 ans.
Elle en a 100 de plus.
Elle est venue sauver le monde.

« L’intelligence affleure sous la plume à chaque page. » Lucas Bretonnier – Le Parisien/Aujourd’hui en France

« (…) Le Passage est plus qu’un best-seller habile, et il fait penser au Dan Simmons de L’Échiquier du mal ou au meilleur Stephen King. » Hubert Prolongeau – Télérama

Ce que j’en ai pensé

J’avoue avoir une première fois décroché il y a quelques années, et ne pas avoir dépassé les quatre cents premières pages.

Il a failli se produire la même chose cette fois encore. Et je sais pourquoi.

Le livre se divise en onze parties, avec une nette « cassure » après les deux premières parties. Nouveaux personnages, nouvelle époque, la suite du livre bascule dans une ambiance dystopique qui tranche avec le début. Mais en poursuivant la lecture, on se rend compte de la continuité entre les parties.

Et l’on comprend l’importance du personnage principal, Amy Bellafonté, qui a traversé les siècles pour sauver l’humanité.

Amy fait le lien. Amy, c’est une petite fille de six ans abandonnée par sa mère dans un couvent et destinée à rejoindre le Complexe, un centre où les militaires mènent d’étranges expériences sur des condamnés à mort, devenus les « fluos », des créatures qui déciment l’Humanité.

Sauf que les deux agents du FBI censés livrer Amy au Complexe abandonnent leur mission quand ils prennent conscience de ce qui se passe réellement dans le Complexe: la création d’humains immortels grâce à l’injection d’un virus.

Amy se réfugie alors avec Walgast dans des montagnes sauvages où ils arrivent à survivre.

Voilà pour la première partie.

La suite se situe dans un monde futur (l’an zéro, qui se situe cent ans plus tard) où les quelques survivants qui n’ont pas succombé aux « viruls », ces descendants des fluos, se terrent dans des colonies.

De nouveaux personnages apparaissent et découvrent alors Amy, qui les conduira à l’autre bout du pays, dans une quête dont elle semble maîtriser les tenants et les aboutissants.

Amy semble en effet avoir le pouvoir de sauver l’humanité de l’extinction totale. Avec ses nouveaux compagnons, elle va combattre ces monstres que sont ces créatures assoiffées de sang, des monstres qui vivent la nuit comme les vampires.

Ce pavé qui arrive à tenir dans un livre de poche m’a enchantée, une fois passé mon moment de « décrochage ». Il oscille tour à tour entre action, réflexion philosophique, émotion et humour.

Les personnages ne sont pas si nombreux pour un livre de cette taille, ce qui les rend plus fouillés et travaillés. Je préfère cela à une pléthore d’intrigues seondaires portées par des personnages secondaires que l’on en arrive à confondre. Ici, nous avons une intrigue qui part de l’idée de départ, certes (un monde détruit de la main de l’homme), mais qui se tisse à partir de la psychologie des personnages.

Le style m’a emportée, ainsi que la fluidité des descriptions, l’univers de l’histoire, les relations entre les personnages.

Je pense que je lirai la suite, mais pas tout de suite.

Je recommande ce livre à tous les férus de thrillers postapocalyptiques!

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Ecrire une série littéraire, 3 éléments à prendre en compte

écrire une série, un défi grandiose pour un auteur!

Vous êtes écrivain et vous souhaiteriez obtenir davantage de succès et vendre plus de livres? La solution est souvent d’écrire plusieurs livres, mais pourquoi ne pas envisager d’écrire des livres sous forme de série? Si votre genre s’y prête, c’est peut-être une excellente piste à suivre pour vous faire connaître et/ou fidéliser des lecteurs.

Ecrire une série, est-ce adapté à mon genre de prédilection?

Il est vrai que certains genres se prêtent davantage à l’exercice. On peut même dire, je pense, que certains genres ne se prêtent qu’à l’écriture de plusieurs volumes, tant les lecteurs sont friands d’histoires à suite.

Parmi les genres qui se prêtent particulièrement bien à l’écriture sérielle, citons:

  • La fantaisie : vous trouverez rarement un unitaire dans ce genre-là. Les lecteurs sont habitués à lire plusieurs volumes et un seul livre se vendra moins bien qu’une série.
  • La science-fiction : les univers complexes créés par les auteurs de science-fiction sont souvent exploités pour une aventure au long cours! En tant qu’auteur, vous passez du temps à créer de toutes pièces une société, des systèmes politiques et économiques, des paysages originaux. Le lecteur de ce genre s’attend à ce que vous exploitiez ce matériau brut à fond!
  • Le policier: des séries comme Millénium rencontrent de grands succès. Le lecteur adore retrouver les personnages volume après volume. Vous prendrez soin de céer des personnages subtils, évolutifs et torturés à souhait pour garder vos lecteurs!
  • La fiction destinée aux enfants ou aux jeunes adultes.

Ecrire une série: ai-je suffisamment de matière?

Pour écrire une série, il faut se poser la question de savoir si on a assez de matière ou pas, si l’intrigue est propice à un développement sur plusieurs volumes. Voici les deux éléments principaux à prendre en compte:

  • Les personnages: ai-je suffisamment de personnages pour créer plusieurs fils dramatiques? Des personnages principaux? Des secondaires? Sont-ils suffisamment complexes pour donner matière à des rebondissements? Leurs contradictions internes sont-elles intéressantes à résoudre?
  • L’univers: ai-je passé suffisamment creusé l’univers de mon histoire pour que celle-ci puisse se développer sur des mois, des années, voire des décennies? Cet univers est-il riche et complexe, loin des clichés et sert-il la thématique que je veux explorer?

Suis-je prêt à m’engager sur un voyage au long cours?

Vous aimez votre univers et vos personnages. Au début, il est très excitant de les faire vivre sur le papier, mais après un, deux, voire trois opus sur le même sujet, aurez-vous assez de souffle pour continuer? Car une fois vos lecteurs « accros » à votre univers, il ne faudra pas les décevoir! Un roman est déjà long à écrire, alors une série vous confrontera à vous-même, à votre engagement, à votre discipline et à votre capacité de production. Pensez-y dès le début!

Voilà, il y a évidemment beaucoup à dire sur le sujet, mais je pense que ces trois questions sont le minimum à prendre en compte avant de se lancer dans l’écriture d’une série. Et si tout est ok, alors lancez-vous, écrire une série est une aventure extraordinaire!

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Booster votre cerveau: 5 aliments champions !

Un cerveau en pleine forme!

Ecrire est une activité intellectuelle exigeante pour le cerveau. En général, il m’est difficile de rester plus de trois heures entièrement concentrée à aligner des phrases, des paragraphes et des pages. Cela peut paraître peu, trois heures de travail sur son oeuvre dans une journée, mais quand il s’agit bien de trois heures COMPLETES d’écriture, sans distractions, sans Facebook, sans répondre au téléphone ni rien faire d’autre, je trouve cela éprouvant. Mais redoutablement efficace!

Parvenir à cet état d’immersion totale sollicite votre cerveau au maximum. Sans une bonne alimentation, il est impossible pour votre cerveau d’être performant. A contrario, en choisissant judicieusement ce que vous mettez dans votre assiette, vous pourriez être étonné et ravi de voir votre productivité s’accroître de manière simple.

Pour ce faire, j’ai rassemblé dans ce billet une liste des meilleurs aliments pour booster la concentration et les capacités intellectuelles.

Les poissons gras pour votre cerveau

Le saumon, le thon, les sardines, les maquereaux, les harengs sont les stars des Acides Gras Essentiels (les AGE) qui favorisent concentration et performance cérébrale. Ils contiennent les fameux Omégas 3, que notre corps ne peut fabriquer tout seul. Délicieux et excellents pour la mémoire et le cerveau ces poissons gras repousseraient même l’apparition des maladies dues à l’âge comme la démence et la maladie d’Alzheimer

Les céréales complètes

Notre corps et notre cerveau ont besoin d’énergie pour fonctionner. Gourmand en sucre, le cerveau tire son énergie du glucose, mais pas n’importe lequel. Vous privilégierez les sucres à assimilation lente, contenus dans les grains complets, tels que le pain, les pâtes et le riz complets.

Les oeufs et les aliments riches en vitamine B

L’acide folique et les vitamines du groupe B sont reconnus pour ses propriétés antivieillissement et leur manque jouerait un rôle dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer ainsi que dans la survenue des accidents vasculaires cérébraux.

Vous trouverez la vitamine B dans des aliments comme le poisson, le poulet et les oeufs, ainsi que les produits laitiers, et la vitamine B6 dans les noix, les graines et le soja.

Le jaune d’oeuf, quant à lui, contient de la choline, une substance essentielle à la mémoire.

Les végétaliens complèteront leurs besoins grâce à des aliments enrichis ou des suppléments.

Les noix, des gourmandises utiles pour votre cerveau

Là, il s’agit des noix mais aussi des oléagineux au sens large, type noix de cajou, amandes, noix de pécan, pistaches, noix de macadamia, etc.

Ces graines oléagineuses sont des concentrés de vitamine E, qui aurait un effet antivieillissement sur le cerveau. On trouve également cette vitamine dans les légumes verts à feuilles, les olives, les céréales complètes (voir paragraphe précédent).

Les brocolis

Les crucifères comme le brocoli, les choux (frisés, de Bruxelles, chou-fleur) sont réputés pour leur haute teneur en vitamine K, dont l’influence sur le système nerveux central a été prouvée. Ces crucifères contiennent un taux élevé d’un composé, les glucosinolates, qui a des propriétés protectrices sur le cerveau et la mémoire.

L’exercice physique

D’accord, il ne s’agit pas d’un aliment. Pourtant, on ne peut pas faire l’impasse sur les bienfaits que procure l’activité physique!

Vous êtes peut-être de ces personnes qui restent devant un ordinateur toute la journée, que ce soit pour écrire ou travailler. Mais ce n’est bon ni pour votre santé physique ni pour votre cerveau. Le sport et l’exercice sont une véritable cure de jouvence! Les bénéfices de l’activité physique sont les suivants:

  • Développement des capacités cérébrales
  • Amélioration de la concentration et de l’attention
  • Une mémoire plus performante, notamment la mémoire à long terme
  • Amélioration de l’humeur
  • Moins de risques de démence et de maladies liées à l’âge

Voilà! J’espère que ce billet vous aura été utile.

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Naissance d’une passion

On a tous eu des rêves d’enfants. On a tous voulu être médecin, pompier, infirmière ou maîtresse d’école.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par la chose écrite. Je me suis même rendu compte que je savais lire avant d’aller à l’école. Mes parents m’avaient offert un livre pour enfant (les ouvrages destinés aux enfants étaient peu nombreux à l’époque) et je m’amusais à entourer les voyelles. C’est de cette façon que j’ai appris à déchiffrer les mots.

La lecture est devenue mon loisir préféré, et les héros de romans mes compagnons après la classe. Je lisais jusqu’à quatre romans par semaine! Je lisais tout le temps: pendant les récréations, après l’école et même durant le trajet aller et retour au collège qui me prenait bien une heure par jour (car je ne mangeais pas à la cantine).

L’année de mes douze ans, j’ai découvert les oeuvres d’Agatha Christie. Armée d’une liste de ses livres rédigée sur ma machine à écrire (un autre cadeau de mes parents), je passais commande dès que j’avais fini mes quatre livres par semaine. J’ai presque lu tous les livres de cette auteure, cette année là.

Puis les choses sérieuses ont commencé: collège, lycée, bac littéraire et fac de lettres. Bienvenue donc aux grands classiques, avec une prédilection pour les romans arthuriens, les oeuvres de Balzac, celles de Flaubert. Le Merlin de Michel Rio m’a transportée, ainsi que la plupart des romans de chevalerie. J’ai adoré le Rouge et le Noir de Stendhal, lu et relu à de nombreuses reprises (je revois encore ma version « bas de gamme » de ce livre, tout déchiré par mes nombreuses compulsations). Gérard de Nerval m’a bouleversée et la philo en terminale a été une révélation. Je remercie cette année et les professeurs formidables que j’ai eu le bonheur de connaître pour tout ce qu’elle m’ont apporté, avec également des cours de français en option en terminale, car je ne voulais pas arrêter cette discipline.

Malheureusement, et pour des raisons personnelles, j’ai dû arrêter mes études à peine commencées. C’est vers cette période que j’ai commencé à écrire. J’avoue qu’une flamme ardente de plonger à mon tour dans la chose écrite brûlait en moi depuis toujours. Sans jamais oser. Sans jamais essayer.

Mais quand on ne suit pas l’appel de son âme, on se ratatine, on s’étiole, on devient grincheux et on s’ennuie. Alors, pourquoi pas?

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Mais voyez-vous, je ne savais pas trop par quel bout prendre la chose. Alors, pour plonger sans vraiment plonger (eh oui, je suis vraiment très hésitante, il ne faut pas me brusquer), j’ai écrit … un scénario de film! Je sais, ce n’est pas exactement dans ce sens qu’on pense à des débuts d’écrivain. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû commencer par des nouvelles. Que nenni! J’ai rédigé un scénario de film et plusieurs romans dans la foulée. Et aucune nouvelle … des éditeurs à qui j’ai envoyé mes textes.

Retour à la case départ, les années suivantes, je me suis formée, j’ai écrit plusieurs nouvelles, des textes à chute, et je me suis plongée dans les grands classiques de la science-fiction. Ça y est, me suis-je dit, j’ai trouvé mon créneau!

Pierre Bordage m’a enthousiasmée avec ses Guerriers du Silence, j’ai adoré La Compagnie des Glaces de G.J. Arnaud, pour le souffle romanesque. Et bien d’autres!

J’aime inventer des mondes, des systèmes politiques et économiques, faire réfléchir grâce à la fiction. J’adore me projeter dans ce que pourrait être notre futur (ce n’est pas pour rien que les scientifiques et politiques actuels se penchent sur les oeuvres des grands auteurs de science-fiction pour essayer de deviner l’avenir et prendre certaines mesures…)

Alors je me suis lancée avec des romans et des nouvelles et bientôt une série, Pur qui sortira en septembre, et qui est actuellement en précommande.

J’espère de tout coeur que vous-même, que vous soyez auteur, hôtesse de l’air ou cordonnier, ayez trouvé votre voie. Nous passons beaucoup de temps à travailler, autant en retirer tout le plaisir possible!

Je vous ai déniché une interview de Yasmina Khadra, qui nous parle de sa vocation d’écrivain:

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Séquestration

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Je m’appelle Lena et je suis vieille. Enfermée toute ma vie dans cet appartement, je me demande ce qui tourne dans la tête des hommes. Mon homme à moi, Daryl, il m’abandonne chaque jour pour aller travailler et ne se préoccupe guère de moi et de ce que je fais de mes journées.

Les enfants ont sensiblement le même comportement à mon égard. Ils ne songent qu’à me faire tourner en bourrique, surtout Maxime, qui me vole systématiquement ma place à table. Elodie, quant à elle, ne supporte pas que je fasse ma sieste dans le canapé, face à la télévision. Elle me pousse sans ménagement pour regarder sa série préférée, avec son pot de glace entre les mains. Et pas question de partager! Je vais parfois dans la poubelle, la nuit, quand tout le monde dort, pour récupérer les résidus de glace dans le pot.

Je vais bientôt mourir, je le sais. Parfois, je regarde par la fenêtre, et je me demande ce qu’aurait été ma vie si j’avais pu sortir. J’aime observer le ciel, avec ses nuages, ses bleus et ses gris. J’imagine la sensation de la pluie sur moi, l’odeur des arbres, le velouté de l’herbe, la fraîcheur craquante de la neige.

Parfois, mon homme ramène d’autres femmes à la maison. Il ne prend pas la peine de se cacher pour me tromper et les créatures qui défilent se baladent nues devant moi, comme si de rien n’était. J’avoue que ça me rend jalouse. Je n’aime pas beaucoup laisser ma place dans le lit à côté de Daryl. Je souffre d’un tel manque de considération que parfois j’ai envie de demander le divorce. Mais je ne veux pas quitter la maison. Pour aller où? Pour faire quoi? Je n’ai jamais travaillé de ma vie. Et j’ai mes petites habitudes.

Le matin, après le petit déjeuner, je me lance dans une longue et srupuleuse toilette. Le midi, je fais un peu d’exercice dans l’appartement. L’après-midi, c’est petite sieste. Le soir venu, tout le monde est à la maison, et ça rompt un peu ma solitude. Mais c’est la nuit que je préfère, quand tout le monde dort et que je suis la seule éveillée. Daryl laisse la fenêtre du balcon entrouverte. Et chaque nuit, je me demande quand j’aurai enfin le courage de sortir.

La seule fois où j’ai quitté l’appartement, c’est lorsque Daryl m’a emmenée chez le vétérinaire, pour une grosse piqûre. « Car vois-tu, m’a-t-il expliqué, les chats peuvent transmettre des maladies aux humains. »

Si vous avez aimé ce texte, peut-être aimerez-vous d’autres nouvelles à chutes de l’auteure, parues dans son recueil Lire et Délires!

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Les 4 qualités d’un bon bêta-lecteur

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Entre l’idée de départ et la version définitive de son livre, il existe tout un processus et des étapes incontournables à respecter. Faire relire et examiner son livre par autrui constitue une de ces étapes, appelée « bêta-lecture ».

Qu’est-ce que la bêta-lecture?

La bêta-lecture est une pratique qui consiste à faire relire son livre par un lecteur choisi spécialement pour cette mission. Il peut s’agir d’un de vos proches, d’un complet inconnu, ou encore d’un professionnel. Voici quelques conseils pour bien le choisir.

Choisir un bon bêta-lecteur

Votre bêta-lecteur idéal devra avoir l’habitude de lire. S’il n’a rien lu depuis le lycée, il lui manquera les compétences pour analyser votre texte, vérifier la cohérence des personnages, relever les incohérences. La pratique de la lecture aiguise le regard et permet, grâce au jeu des comparaisons, d’avoir un esprit plus critique.

La bêta-lecture requiert du temps et des efforts. Vérifiez bien que votre bêta-lecteur est près à s’engager dans cet effort afin de vous offrir un retour de qualité.

Proche ou pas proche?

Inutile de solliciter des proches mais qui accepteraient « de vous donner un coup de main ». En réalité, ils n’ont que faire de votre livre, mais il pourraient se montrer flattés par votre demande ou n’oseraient pas vous dire non.

Je sais qu’il est très tentant de se tourner vers des proches, après tout ils vous connaissent bien et vous les connaissez, peut-être même lisent-ils beaucoup (qui se ressemble s’assemble, n’est-ce pas?) Une aubaine, pensez-vous. Je peux vous dire par expérience que c’est un mauvais calcul. Vos proches vont avoir du mal à vous donner un avis objectif. Ils vont la plupart du temps trouver votre livre « formidable ». D’accord. Mais encore? Vous voulez améliorer votre texte ou recueillir des éloges? Certes les compliments font plaisir, mais qu’en sera-t-il quand un blogueur inconnu ou un lecteur lambda relèvera toutes les incohérences de votre bébé? Ça c’était à voir AVANT la publication!

Alors je sais qu’il y a des exceptions: Stephen King se fait relire par sa compagne qui ne lui passe rien. A vous de voir si dans votre entourage il y a quelqu’un de suffisamment objectif pour vous relire…

Un bon bêta-lecteur est un lecteur ciblé

Idéalement, votre bêta-lecteur devra lire dans le genre que vous écrivez (inutile d’envoyer une romance à un bêta-lecteur qui ne lit que de la SF, par exemple). Si,en plus, il a une bonne expérience de lecture dans le genre que vous lui soumettez, il saura quels sont les codes de ce genre, et ce que les lecteurs en attendent et sont en droit d’exiger.

La communication, un outil de plus dans l’arsenal du bêta-lecteur

Votre bêta-lecteur doit être capable de s’exprimer par écrit, pour vous rendre des notes exploitables. S’il ne maîtrise pas un minimum ce mode de communication, il ne sera pas en mesure de rendre un travail objectif, clair et argumenté. Ses remarques doivent être précises, et vous pousser à retravailler votre texte dans le détail grâce au relevé des problèmes particuliers. Souvent, il vous fera ses commentaires par email, ou directement dans le texte, l’idéal étant les deux. Les annotations dans le texte doivent être le plus détaillées possibles. L’Email aura pour fonction de donner une impression d’ensemble.


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Libérez votre créativité: les 3 exercices phares du livre de Julia Cameron

S’il y a bien un livre qui parle aux auteurs dont je fais partie, c’est bien celui de Julia Cameron, Libérez votre créativité, considéré comme la bible des artistes.

Dans ce livre, l’auteure nous convie, nous les artistes, à reconquérir notre créativité en levant les blocages qui, souvent, nous ont fait renoncer à nos rêves.

Elle propose des exercices étalés sur plusieurs semaines pour redécouvrir notre enfant-artiste et lui donner enfin la permission de s’exprimer, quel que soit le canal.

Peut-être l’avez-vous lu, mais avez-vous fait les trois exercices que l’auteure préconise dans ses leçons? Car Julia propose, en plus des exercices qui émaillent les semaines, de se livrer à trois pratiques récurrentes afin de partir à la reconquête de sa créativité.

Voici un petit rappel de ces trois exercices, que vous pouvez faire également si vous n’avez pas lu le livre (mais que je vous recommande de vous procurer par ailleurs).

Les pages du matin

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Julia recommande dans son livre de se livrer à cet exercice chaque jour. Mais de quoi s’agit-il?

Il s’agit pour tout auteur ou artiste de pratiquer un exercice d’une durée de trente minutes à peu près, qui consiste à rédiger à la main trois pages au saut du lit.

Ces pages n’ont pas vocation à être des pages structurées et élaborées. Il n’est pas question ici de se mettre à écrire une histoire ou quoi que ce soit de construit (bien que cet exercice m’ait permis de trouver de nombreuses idées pour mes oeuvres!). Ici, le but visé est de remplir ces pages au fil de la plume, sans trop réfléchir. L’objectif est de coucher sur le papier ce qui vient à la conscience, comme cela vient. De la même manière, Julia recommande de ne pas se soucier de l’orthographe ou de la grammaire.

Les pages peuvent être belles ou plaintives, ou mettre en lumière un problème récurrent. Elles se révèlent parfois banales (« Que vais-je manger à midi »? ) ou plus profondes et analytiques (« Pourquoi mon personnage de Lisa ne fonctionne pas dans ma nouvelle? »). Quoi qu’il en soit, grâce aux pages du matin, il est rare qu’un problème ne trouve pas sa solution.

Vous rédigerez donc ces trois pages chaque matin, idéalement sept jours sur sept, sans les relire. (Mais vous pourrez les relire plus tard pour noter les redondances, les points qui vous obsèdent et découvrir là où « ça coince »)

Il ne vous reste plus qu’à vous procurer un joli cahier ou, si vous êtes comme moi (je rédige ces pages depuis des années!), sur des feuilles quadrillées d’étudiants.

Le rendez-vous d’artiste

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Cet exercice de créativité consiste à s’octroyer une pause de deux heures une fois par semaine pour un temps de découverte et de renouvellement créatif. Un temps qui sera distrayant et pas forcément cher. La visite d’une église, une longue promenade en forêt, un magasin de bricolage, un concert, un musée, etc.

Ces rendez-vous vous feront expérimenter la résistance. Julia conseille d’inscrire ce rendez-vous dans un agenda et de ne pas y déroger. Il est également question de s’y rendre seul.

Ces rendez-vous visent à « remplir le puits ». La pratique créative est exigeante et nous fait vider le puits. Il nous faut accueillir de nouvelles images, de nouvelles sensations, de nouvelles idées pour que notre création soit plus riche et renouvelée. Voilà la fonction de ce second exercice de créativité.

La marche quotidienne

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Ce dernier exercice vise à trouver de nouvelles idées, à chercher des solutions. Il s’agit de partir pour une marche de 20 minutes, à raison de deux fois par semaine.

Julia confie dans un autre de ses livres qu’elle part ainsi tous les jours marcher, avec ses chiens, et que ce rituel lui est très bénéfique.

Comme le disait Diogène, « Solvitur ambulando », « C’est en marchant qu’on trouve la solution ».

Que diriez-vous d’essayer de mettre tout ceci en pratique? (Et n’hésitez pas à faire part de vos expériences dans les commentaires!)

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Le Principe de l’Homme des cavernes

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Savez-vous pourquoi la télévision et la radio n’ont pas tué le théâtre? Et pour quelle raison nous préférons aller à l’université plutôt que suivre des cours en ligne? Savez-vous ce qu’est le Principe de l’Homme des cavernes?

Alors que le télétravail n’a jamais été aussi populaire – actualité oblige –, nous ne sommes peut-être pas encore tout à fait prêt à laisser le tout-numérique prendre possession de notre vie!

J’aime beaucoup lire des articles scientifiques pour mes recherches. Découvrir où en est la science et ce que sera notre monde dans cinquante ou cent ans.

Je suis récemment tombée sur un texte qui explique le Principe de l’Homme des cavernes et je tenais à faire un billet de blog sur le sujet. Suivez-moi et vous saurez pourquoi le cerveau de l’homme du XXIème siècle n’a guère évolué depuis cent mille ans!

Le Principe de l’Homme des cavernes, qu’est-ce donc?

Nos ancêtres de la préhistoire, ceux dont l’apparence était semblable à la nôtre, sont apparus en Afrique il y a plus de cent mille ans. Depuis lors, les scientifiques ont établi que nos cerveaux n’ont guère évolué. Contrairement à la technologie, à la High Tech.

A l’époque de la préhistoire, nos ancêtres avaient un rapport au réel bien plus « tactile » et primitif. Quand il partait à la chasse, l’homme des cavernes pouvait constater de visu si son butin était correct ou pas. A l’époque, il n’était pas question uniquement d’en parler ou de faire appel à l’imagination.

Quand il rencontrait un problème avec quelqu’un, un bon tête-à-tête était toujours la solution.

La situation de l’homme moderne

L’homme moderne réagit de la même manière. Nous avons inventé des ordinateurs si puissants que notre simple smartphone possède une puissance informatique inégalée. Malgré tout, nous continuons d’imprimer des données pour les avoir sous les yeux, et sentir le papier sous nos doigts.

De même, aucun fichier numérique ne remplacera jamais notre groupe de musique préféré sur une vraie scène, avec les instruments, les corps en train de transpirer sous les spots et l’ambiance créée dans la salle avec les autres spectateurs.

De même, les vrais voyages ont toujours le vent en poupe alors que des photos et des DVD permettent de recréer et de visiter des lieux quasiment à l’identique.

Alors oui, avouons-le, la plupart des réunions dans le monde de l’entreprise n’ont rien de bien passionnant et pourraient se tenir à distance. Pourtant nous nous y rendons, car la confrontation physique, la rencontre avec les membres de notre équipe « en vrai », demeurent essentiel à notre cerveau pour qui le langage corporel est essentiel à la communication.

C’est cela le Principe de l’Homme des cavernes: nous pensons, ressentons et réagissons avec un cerveau primitif qui n’a pas changé depuis 100 000 ans!

Le Principe de l’Homme des cavernes, un concept vraiment intéressant à prendre en compte pour écrire de bonnes histoires de SF!

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Comment préparer une histoire?

Cela fait plus de vingt ans que j‘écris des histoires. Au début, je connaissais certaines choses sur l’écriture (grâce à mes études), mais personne ne m’avait expliqué comment faire pour écrire de façon professionnelle ni comment préparer une histoire. A l’époque, Internet n’existait pas, et il existait peu de livres sur le sujet. Je me suis procuré tous ceux qu j’ai pu trouver, et j’ai prix également quelques cours (par correspondance, et les « devoirs » étaient envoyés et retournés corrigés par la Poste!).

Préparer une histoire, ce n’est pas si compliqué!

Aujourd’hui, je peux dire que les infos ne manquent pas, même si en France il n’est pas vraiment possible de trouver des cours officiels qui forment au métiers d’écrire (contrairement aux Etats-Unis, par exemple, où il existe des cursus d’écriture à l’université).

Dans ce billet, ma tâche sera de vous exposer les meilleures techniques pour apprendre à préparer une histoire, afin que vous puissiez vous concentrer sur l’essentiel et gagner du temps.

Votre boîte à outils

Voici donc notre première étape, cruciale. Je pars de l’hypothèse que vous avez déjà une idée de roman ou de nouvelle. Dans cette phase, il s’agit de vous poser quelques questions pour ne pas vous retrouver « coincé » au bout de trois chapitres, en proie à l’angoisse de la page blanche.

Dans votre boîte à outils, il devrait y avoir:

  • La figure du protagoniste et celle de l’antagoniste
  • Une liste de personnages, avec leurs noms
  • La structure de votre histoire
  • Les recherches en cours et celles à effectuer
  • Une esquisse des scènes
  • Une ébauche de ce que sera votre climax

Examinons chacun de ces éléments l’un après l’autre.

La figure du protagoniste et celle de l’antagoniste

Une histoire se définit par quelque chose qui arrive à quelqu’un. Ce quelque chose doit être important pour lui et difficile à obtenir. L’intrigue naît de cette difficulté et de l’affrontement de ce quelqu’un (le protagoniste) contre des obstacles (incarnés par l’antagoniste).

Toute l’histoire doit se résumer à : « Est-ce que mon protagoniste va réussir sa mission? » Il est essentiel de vous poser cette question au moment de préparer votre histoire.

Le protagoniste est le personnage principal, l’antagoniste est l’opposant (le « méchant » ou une force antagoniste qui peut être psychologique et incarnée par les failles du protagoniste. (Ex: « Je rêve d’être un homme politique, mais je suis tétanisé à l’idée de prononcer des discours ». Votre antagoniste sera cette peur, que votre protagoniste devra vaincre pour réussir (ou rater) sa mission.

Une liste de personnages

Préparer une histoire, c’est aussi commencer à ébaucher une liste de personnages. Pour les imaginer, fiez-vous au contexte.

Par exemple, si votre histoire se déroule dans une menuiserie et que votre protagoniste est un jeune apprenti, demandez-vous qui gravite autour de lui, de manière naturelle. Il aura certainement un maître d’apprentissage, des collègues, une famille. Le maître d’apprentissage aura peut-être une fille de son âge. Peut-être que votre héros l’aimera en secret?

La structure de votre histoire

Ici, il convient de poser les grands jalons.

Vous connaissez sans doute la règle des trois actes au théâtre. La dramaturgie n’a guère changé depuis Aristote. Une roman comporte généralement trois parties. Pour bien commencer une histoire, il est essentiel de poser des jalons.

  • La première partie, ou exposition
  • La deuxième partie, ou développement
  • La troisième partie, ou conclusion

La première partie

Cette partie débute par l’exposition d’un protagoniste dans son quotidien, dans sa normalité, sans tension dramatique. Puis un événement (l’incident déclencheur) vient tout bouleverser et c’est le moment où l’intrigue se noue. Votre personnage peut alors se lancer dans sa quête et se transformer. C’est le début de…

… la deuxième partie

C’est la plus longue. Votre protagoniste va subir une succession d’épreuves qui doivent le mener vers un point où tout semble désespéré, où les forces antagonistes sont trop fortes, ce qui provoquera son abandon temporaire. Mais un espoir résiduel nous mène vers …

… la troisième partie

C’est le temps de la fin, quand votre protagoniste va se relever et se confronter lors du climax à son opposant (ou « méchant de l’histoire »), ce qui conduira votre histoire vers son dénouement.

Une fois votre structure posée, avec vos personnages, il vous reste à effectuer les recherches indispensables

Les recherches en cours et celles à effectuer

Pour un premier roman, il peut être intéressant de situer votre intrigue dans un environnement connu, afin de simplifier les recherches. Vous êtes boulanger de profession et vous vous voudriez écrire de la SF? Pourquoi ne pas parler d’un boulanger dans une navette spatiale ou sur une autre planète?

Pour des recherches plus poussées, réservez-vous une bonne heure pour lister les recherches à effectuer puis n’hésitez pas à consulter:

  • Des spécialistes : vous seriez surpris de voir comme les gens raffolent de parler de leur métier, qu’ils soient pompiers, médecins ou gardes-forestiers. N’hésitez pas à les solliciter pour bien préparer votre histoire.
  • Des livres: inutile de tout lire cependant, parcourez la table des matières et allez là où l’info est pertinente pour votre projet.
  • Des DVD: vous aimeriez tout savoir sur la guerre du Vietnam? Il existe de très bons documentaires, disponibles également en bibliothèque.
  • Internet:alors là, le choix est vaste, et si en plus vous lisez l’anglais, le web vous fournira des tonnes de données. Attention à ne pas y passer huit heures par jour non plus!
  • Des forums et des groupes facebook:pour poser vos questions sur un point épineux, il y aura sûrement quelqu’un pour vous répondre.

A présent vous êtes mûr pour…

Une ébauche (rédigée) de ce que sera votre climax

L’idée, c’est d’écrire à l’envers. Vous pensiez qu’il fallait écrire les scènes de votre histoire dans l’ordre? Eh bien permettez-moi de vous détromper!

Vous devriez rédiger votre première scène APRÈS avoir rédigé votre scène finale! Je m’explique: toute votre histoire doit converger vers cette fameuse scène finale (ou climax). Cette scène, c’est le moment de vérité. Le moment où votre homme politique qui craint les discours va monter au pupitre et enfin parler. Le moment où votre héroïne de roman sentimental va enfin s’engager dans une vraie relation avec l’homme qui cherche à la séduire et qu’elle a toujours repoussé.

Avec en tête votre dénouement bien couché sur le papier, il ne reste plus qu’à écrire les scènes qui y mènent pour bien préparer votre histoire. De cette façon, vous ne dévierez pas, vous ne partiez pas dans tous les sens.

Quant à votre première scène, c’est la plus importante, celle que votre lecteur lira en premier. Il faut la soigner, et cela devient plus simple si vous avez déjà tout rédigé.

Esquisser les scènes

Il est des auteurs qui sont capables d’esquisser toutes les scènes de leur livre avant même d’écrire une seule ligne. Je ne suis pas ceux-là, c’est pourquoi je rédige d’abord un synopsis.

Rédigez un synopsis de quelques pages où figureront vos grandes articulations (voir plus haut, à la section « La structure de votre histoire »), puis vous pourrez dégager des scènes.

Une scène est la plus petite structure dramatique de votre histoire. Elle doit comporter une unité de lieu, de temps, et d’action.

Il est tout à fait possible de dégager les dix à quinze premières scènes de son histoire uniquement, et de les écrire avant d’ébaucher la suite.

Voilà, j’espère que ces quelques éléments vous permettront de sortir de la confusion qui saisit tout artiste à chaque nouvelle création.

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Publié par Alex dans Techniques d'écriture, 0 commentaire

Que reste-t-il de Tchernobyl?

C’était il y a 33 ans. Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, a explosé.

Image par StudioKlick de Pixabay

J’étais très jeune, mais je m’en souviens encore. J’ai les images atroces encore en tête, je pense à la population de Pripyat et à ces 50 000 personnes qui vivaient à seulement trois kilomètres de la centrale et qui ont dû être évacuées, pour ne jamais retourner chez elles.

Cet épisode, j’avais envie d’en parler dans une histoire. Alors, j’ai écrit une nouvelle à chute, quelque chose qui évoque l’événement bien après la date de sa survenue.

Tchernobyl aujourd’hui

Aujourd’hui, je me demande ce qu’il reste de l’événement. Au début, les autorités n’ont pas compris l’ampleur de la catastrophe. C’est ce qui explique pourquoi il a fallu 36 heures après l’explosion pour commencer l’évacuation.

200 000 personnes au total auraient été évacuées, dans un rayon de 30 kilomètres du site.

Il va encore falloir des milliers d’années pour que la région redevienne habitable. Des éléments radioactifs ont été portés par le vent juste après l’explosion, et on a détecté du plutonium, du strontium, de l’iode et du césium jusque dans l’hémisphère nord.

Les effets sur la santé

Trois mois après l’explosion, 31 personnes sont décédées après avoir été exposées aux radiations.

Cinq ans plus tard, et sur une période de 25 ans on a rapporté 20 000 cas de thyroïde chez des jeunes de moins de 18 ans. Malgré tout, les décès par cancer n’a pas atteint le niveau craint initialement, comme le rapporte le NRC.

Des malformations congénitales ont été observées, mais sont restées modestes.

Les effets sur l’environnement

Un sarcophage en béton a été scellé autour du réacteur afin de contenir le rayonnement. L’efficacité d’une telle mesure fait débat.

La radioactivité infiltrée dans les sols et on trouve des tumeurs dans certaines plantes et champignons. Pourtant, il semblerait que la flore se soit adaptée en modifiant son ADN, pur devenir plus résistante.

la bonne nouvelle, c’est que la nature semble avoir repris ses droits malgré la radioactivité encore omniprésente sur le site de Tchernobyl: des lapins, des oiseaux, mais aussi des ours et des loups sont présents sur le territoire. Pour autant, certaine espèces présentent des anomalies et des malformations ou sont en sous-nombre par rapport à la normale.

Image by vieleineinerhuelle from Pixabay

De nouvelles mesures

Une nouvelle arche pour contenir la radioactivité et d’une hauteur de 92 mètres a commencé à être construite en 2010, pour remplacer la première qui se fissurait. Le chantier a été retardé par manque de fonds. C’est dans ce cadre que j’ai voulu situer ma nouvelle Un Couple ukrainien, qui fait partie d’un recueil.

L’histoire de Vika, un drame familial parmi tant d’autres, situé dans un océan de souffrances humaines et environnementales.

Publié par Alex dans Mes oeuvres et thématiques d'auteur, 0 commentaire