mai 24

A deux secondes près…

C’était un samedi soir, je rentrais d’une sortie au cinéma avec des amis. Le film n’avait pas été très réussi – je trouvais le héros trop cliché – mais après on était allés boire un verre et c’était sympa.

Comme toujours à Paris, je prenais beaucoup le métro pour me déplacer. Ce soir-là, il n’y avait pas beaucoup de monde, peut-être parce que c’était l’hiver et qu’il neigeait.

J’entrai dans la bouche de métro et mes talons résonnèrent sur le sol sec.

Toute frissonnante dans mon manteau trop léger, je pris conscience du silence dans la station. Une vague odeur de désinfectant imprégnait les lieux.

Tout à coup, je me sentis très seule après cette soirée passée en bonne compagnie. Dans un accès de blues, je repensai aux amis que je venais de quitter, mais aussi à ceux qui avaient disparu de ma vie. A mes ex, aussi. Célibataire, l’idée de me retrouver toute seule chez moi me minait.

Mais je n’avais pas le choix.

Le quai était quasiment désert, mis à part un jeune couple qui se bécotait et trois adolescents qui buvaient des bières. Il faisait assez sombre, mais la chaleur me réconforta un peu. J’ôtai mon bonnet et mes gants.

La prochaine rame était annoncée dans sept minutes. Je soupirai, prenant mon mal en patience, quand plusieurs voyageurs arrivèrent.

Parmi eux, il y avait un homme jeune assez élégant, qui portait une serviette de cuir ocre et des petites lunettes. Il regarda sa montre et s’approcha du bord du quai. « Un jeune enseignant, me dis-je, ou un étudiant de troisième cycle ».

Je détournai le regard pour observer les autres arrivants. Une petite foule s’était créée, et des rires résonnaient ici et là. On était tout de même un samedi soir à Paris !

Encore trois minutes d’attente.

Je souris un peu puis reportai mon attention vers les trois jeunes. Ils ne parlaient qu’entre eux, bien sûr. Le plus grand dévorait des yeux la seule jeune fille du groupe. J’enviais leur jeunesse et leur complicité.

Le train se profilait dans la rame, et je tournai alors la tête vers l’homme à la serviette. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. En l’espace de trois enjambées je me retrouvai à sa hauteur. Le train allait arriver d’ici cinq secondes. L’homme avait déjà un pied dans le vide. Encore deux secondes et il serait percuté de plein fouet. Je le saisis par les épaules et le tirai en arrière. Heureusement, il était fluet. Je le maintins le temps de le déposer doucement au sol, comme un vase de prix ou un objet fragile. Comme je l’avais anticipé, il se mit aussitôt à avoir des convulsions. Je lui ôtai ses lunettes.  Par chance, on était dans le métro et il n’y avait aucun objet alentour susceptible de le blesser.  Je notai l’heure de début de la crise. Une femme arriva en brandissant son portable.

« Voulez-vous que j’appelle les secours ? Me proposa-t-elle d’une voix suraiguë.

-Oui, s’il vous plait. C’est une crise d’épilepsie. Pourriez-vous me passer votre veste ? Pour la placer sous sa tête. »

La femme hésita un instant puis elle s’exécuta.

Une petite troupe s’était déjà formée autour du malade.

« Ne faudrait-il pas lui mettre les doigts dans la bouche ? Pour qu’il ne se morde pas la langue ? lança un petit homme chauve.

-Non, répondis-je, c’est une légende. Les épileptiques peuvent se mordre la langue mais en aucun cas ils ne l’avaleront. Il ne faut rien mettre dans sa bouche ! »

Je regardai ma montre, anxieuse. L’homme convulsait depuis déjà trois minutes. Je savais qu’il fallait avertir les pompiers si une crise durait plus de cinq minutes ou si la personne ne reprenait pas connaissance au bout de dix minutes.

Enfin, l’homme arrêta de convulser. Je le plaçai doucement en position latérale de sécurité.

Les pompiers arrivèrent alors.

« La crise a duré plus de quatre minutes, les informai-je.

-Merci pour votre aide, dit le chef des pompiers. Il porte un bracelet d’identification, ça va beaucoup nous aider !

-J’ai tout vu, dit un homme. Cette dame l’a sauvé ! Le train allait arriver. Elle l’a retenu à temps et a réussi à garder son calme. Comment avez-vous fait ? me demanda l’homme. Je n’ai rien vu venir.

-Nous non plus ! s’écrièrent les badauds.

-Oh, ce n’est rien du tout répondis-je. C’est juste que j’ai vécu longtemps avec un épileptique. Je sais repérer les crises à de tous petits signes, des détails de comportement infimes. Ce qui n’est possible que lorsqu’on connaît très bien quelqu’un… quand on est amoureux, par exemple. Comme Francis et Mina.

-Qui sont Francis et Mina ?

-Mes héros préférés, dans Au-delà de l’Horizon ! »

 

 

 

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janvier 1

5 découvertes scientifiques majeures en 2017

Bonjour à tous en cette nouvelle année! Mes meilleurs voeux à vous, mes lecteurs (fidèles et infidèles, visiteurs épisodiques ou lecteurs assidus de ce blog).  Pour bien commencer 2018, j’ai répertorié pour vous quelques-unes des plus belles découvertes scientifiques de l’année passée. De quoi alimenter notre imaginaire et assouvir notre soif de connaissances!

Un reptile carnivore d’il y a 150 millions d’années a été découvert en Antarctique

De l’espèce des plésioraures, ce reptile carnivore marin est la plus ancienne trace de vie découverte en Antarctique.

Le reptile pourrait avoir mesuré 12 mètres, et être pourvu de quatre nageoires et d’un long cou. Pour l’instant, les recherches se poursuivent dans la zone où le reptile a été découvert.

Espace: découverte d’une planète naine

La planète V774104 est l’objet connu le plus distant de notre système, le système solaire. Il s’agit d’une planète naine située à 15,4 milliards de kilomètres du soleil.D’une largeur de 500 à 1000 kilomètres, cette planète reste mystérieuse et déterminer son orbite prendra encore un an aux scientifiques. Il subsiste des doutes pour savoir si cette planète évolue bien à l’intérieur du système solaire.

Espace: découverte d’une 9ème planète dans notre système solaire.

Ce sont des chercheurs américains qui ont découvert l’objet, baptisé « Neuvième planète ». Il s’agirait d’une planète très grosse, évoluant autour du soleil, à une distance de 4,5 milliards de kilomètres. Sa masse serait de 5000 fois celle de Pluton. Elle constitue ainsi  la troisième planète découverte dans notre système solaire depuis l’antiquité. Notons également qu’une grande partie de notre système solaire reste à explorer.

Alimentation: le gras ne vous tuera point

Côté découvertes médicales, une étude européenne a suivi l’alimentation de quelque 135 000 personnes pendant 7 ans. Bilan: la consommation de sucre augmente le risque de mourir tandis que les consommateurs de gras ont une mortalité sensiblement plus faible! Voilà qui devrait ravir les candidats à l’amaigrissement…

Médecine: pourra-t-on bientôt fabriquer du sang?

D’après les résultats d’une équipe britannique, des scientifiques auraient réussi à créer du sang en quantité illimitée,  à partir de cellules souches. Du sang fabriqué in vitro, donc. Cela représente une avancée spectaculaire, notamment pour les patients qui ont un groupe sanguin rare. Jan Frayne, de l’Université de Bristol, en Angleterre, ajoute:  « Les globules rouges cultivés présentent des avantages par rapport à ceux issus du sang des donneurs, comme par exemple un risque réduit de transmission de maladies infectieuses ».

 

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juin 16

Wulu, un film engagé sur le trafic de cocaïne


Je suis allée voir un film qui ne laisse pas indifférent, et je souhaite vous  faire part de ma découverte dans le billet d’aujourd’hui.

Il s’agit de Wulu, un premier long métrage réalisé par un cinéaste franco-malien, Daouda Coulibaly.

On y suit l’implacable dérive de Ladji, un jeune de 21 ans qui tombe dans le crime organisé au Mali. Ladji est interprété par Ibrahim Koma.  La soeur de Ladji, qui détient le second rôle dans le film, est jouée par la  chanteuse Inna Modja.

A travers Wulu ( « le chien » en bambara), nous suivons le parcours d’un jeune homme pauvre et ambitieux qui ne résiste pas au chant des sirènes et se met à dealer de la cocaïne. On assiste à son ascension sociale irrésistible alors qu’il commence au bas de l’échelle, transportant la drogue en minibus. Sa motivation est d’autant plus forte que sa soeur est tombée dans la prostitution et qu’il cherche à l’en sortir.

Mais le film acquiert progressivement une autre dimension, passant de l’intime au politique. Les pérégrinations du héros nous éclairent sur la situation de crise que subit le Mali depuis 2012 . On y découvre l’influence de bandes sur le monde politico-militaire. On comprend mieux également  le rôle du trafic de drogue sur le financement du terrorisme.

Un film à découvrir, avec des acteurs talentueux et en majorité Africains, dont certains d’entre eux font ici leurs débuts au cinéma.

 

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juin 14

Ozon: L’amant double

Alors que Chloé (jouée par Marine Vacth) a mal au ventre et qu’aucune explication médicale n’est trouvée, sa gynécologue l’envoie consulter un psychiatre. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul (interprété par Jérémie Rénier), un psychothérapeute qui la reçoit pour quelques séances. Mais la thérapie ne peut pas continuer car Paul tombe amoureux de sa patiente.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Sauf que…

Chloé n’est pas insensible au charme de son beau psychiatre  et elle en vient donc  à former un couple avec ce dernier.

Très rapidement, Chloé nourrit des doutes quant à son  amant. Pourquoi lui ment-il sur son identité ? Quelle est cette femme qu’il voit en secret ? Et qu’en est-il du  jumeau de Paul que Chloé voit en secret et qui se révèle bien différent  de son frère ?

Entre plans très crus et scènes torrides, jeux de miroirs, escaliers en colimaçons et split screen, les multiples effets de style rendent  le scénario du film (inspiré d’un roman  de Joyce Carol Oates) aussi tordu qu’alambiqué, de sorte que le spectateur  s’y perd. « J’aime brouiller les frontières pour amener le spectateur à s’interroger sur la nature des images », se défend le réalisateur. Peut-être, mais à ce point-là, n’est-ce pas au détriment du plaisir que tout spectateur est en droit de retirer d’une sortie au ciné ?

Car honnêtement, ce thriller érotico-psychanalytique m’a mise un peu mal à l’aise. (Et je pense que je n’étais pas la seule dans la salle). Son côté obscène et clinique n’y est pas étranger, je pense, sans parler des questions posées par l’intrigue qui ne sont pas résolues.

On rapproche ce film des œuvres d’Alfred Hitcock, de Brian de Palma ou encore de Paul Verhoeven mais il ressort de cette « exploration » (vous comprendrez ce que je veux dire d’entrée de jeu, dès la première scène) qu’on est loin de la maîtrise dont avait fait preuve François Ozon dans 8 femmes,  ou de la subtilité avec laquelle il avait traité Frantz.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour ouvrir le débat !

Voici la bande-annonce pour ceux d’entre  vous qui  n’auraient pas vu le film :

 

 

 

 

 

 

 

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avril 17

Et si vous aviez un corps tout neuf?

Bonjour tout le monde!

Je suis allée pas mal au ciné, ces derniers temps, et, férue de science-fiction comme je suis, je me suis évidemment laissé tenter par Ghost in the Shell, un film  américain réalisé par Rupert Sanders et actuellement encore dans les salles.

Il se trouve qu’une des thématiques du film rejoint la mienne, dans mon roman Au-delà de l’Horizon. Je veux parler du « vol » de cerveau que subit la protagoniste incarnée par Scarlett Johanson.

A ce titre, je me devais d’écrire un billet sur le film et sur cette thématique qui m’est chère.

Commençons par un petit

Résumé

Dans un univers futuriste, le Major est une militaire étonnante et d’un genre nouveau: à moitié humaine et à moitié cyborg. Alors que son corps, lors d’un terrible accident, ne peut être sauvé, on parvient à extraire son cerveau pour le « greffer » à un nouveau corps aux capacités cybernétiques inégalées.

Alors que sa nouvelle mission la conduit à combattre de dangereux criminels, elle découvre qu’on lui a menti sur toute la ligne, et que sa vie n’était pas en danger, mais qu’on lui a délibérément volé son cerveau pour construire et faire naître cette machine de guerre qu’elle est devenue.

Dès lors, elle fera tout pour faire éclater la vérité et punir les responsables.

Ce que j’en pense

Certes, cette idée de cerveau intelligent dans un corps surpuissant était intéressante. Certes, il s’agit d’un film de SF de type « action ». Mais à trop nous abreuver du mélange des genres, on finit par ne plus savoir de quel genre ce « bébé » est fait. Est-ce un film d’action? Un thriller politique? Un drame existentiel?

Force est de constater qu’il revêt ces différentes formes qui, sans être tout à fait tranchées dans la SF, ont tout de même intérêt à ne pas brouiller le spectateur.

J’aurais aimé que la dimension psychologique l’emporte. Voire métaphysique. Et identitaire.

Je ne sais pas, moi, mais si un jour je me réveillais avec la force d’un corps indestructible contenant mon cerveau plein d’expérience, et, je l’espère, de maturité, qu’est-ce que je pourrais faire? Ben j’ai quelques idées, comme:

  • Jouer dans un groupe de rock en chantant des chansons poétiques et engagées mais surtout poétiques
  • Me préparer aux JO en potassant des cours de biochimie (en vue de ma future reconversion)
  • Faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères (mais vraiment, pas des trucs du genre « bonjour », « bonsoir », « où sont les dortoirs? »)
  • Et finalement, envoyer valdinguer la fac et les études, partir faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères parce que les études, ça ne sert décidément à rien pour décrocher le job de ses rêves. (A la place, je monterais mon entreprise, me casserai la gueule et remonterai la deuxième ou la troisième, qui elle, fonctionnera!)

Ah, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait!

Bon, on quitte un peu le domaine de la SF « sabre-laser », mais la bonne SF, c’est celle qui pose des questions, n’est-ce pas?

Et vous, que feriez-vous avec un corps de vingt ans et un cerveau de soixante-quinze?

Ah, et puis, j’allais oublier, si vous voulez lire de la bonne SF, votre humble serviteur a sorti un livre sur le sujet précédemment évoqué. (Mais attention, ici il sera bien question de cerveau, mais aussi de papilles gustatives mutantes et d’une folle équipée à qui il arrive plein de trucs savoureux!)

Voici donc le lien:

Au-delà de l’Horizon

Et pour finir, si le coeur vous en dit, la bande annonce de Ghost in the Shell:

Voilà! Bonne journée à tous!

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mars 27

J’ai trouvé un tableau à la poubelle!

On ne compte plus les œuvres d’art qui ont été découvertes par hasard ou acquises pour une bouchée de pain ! Ni même les tableaux  et les sculptures qui passent aux ordures ménagères . Alors que je faisais des recherches pour ma nouvelle L’Enterrement, je me suis penchée sur le cas des tableaux de peintres célèbres  retrouvés dans un grenier ou dénichés dans une brocante. Je me suis aussi demandé quelle était la marche à suivre si je trouvais un objet d’art de moindre valeur  à la poubelle.

Des exemples d’œuvres d’art qui ont été découvertes par hasard

  • L’œuf de Fabergé qui fait gagner 24 millions d’euros à son propriétaire.En 2014, un ferrailleur américain  achète un oeuf sur un marché aux puces.  L’œuf, qui est  en or, est un  oeuf Fabergé impérial qui avait disparu
  • En Italie, un ouvrier possédait sans le savoir deux tableaux volés puis oubliés dans un train. Il s’agit de deux toiles de Gauguin et Bonnard, qui ont été estimées à plusieurs millions. L’ouvrier italien les avait achetées aux enchères pour 23 euros (45.000 lires)
  • En 2012, une monitrice d’auto-école met aux enchères une petite huile d’Auguste Renoir, estimée entre 75.000 et 100.000 dollars. Martha Fuqua raconte qu’elle l’a achetée pour 7 dollars dans un marché aux puces, en 2009. Aujourd’hui, le tableau a trouvé sa (digne) place dans un musée.

 Que faire si vous découvrez un objet d’art dans une poubelle ?

Je ne vous conseille pas de procéder comme l’héroïne de ma nouvelle L’enterrement !

La question à se poser est plutôt :

« Puis-je m’approprier cette oeuvre? »

On dit d’un bien sans propriétaire qu’il est « res derelictae », une chose volontairement abandonnée par son propriétaire.

Juridiquement, cela signifie que l’objet peut être récupéré par le premier venu.

Cependant, le propriétaire de l’objet dispose de trois années pour revendiquer l’objet s’il a été perdu ou volé à compter du jour de la perte ou du vol.

Concrètement, si vous trouvez une œuvre d’art, vous devez le rapporter au lieu prévu par votre commune et faire une déclaration. Si l’objet n’a pas été récupéré par son propriétaire, il y a prescription et l’objet vous appartient.

 

 

 

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janvier 30

Pollution : où et comment stocker le CO2 ?

Alors que je réfléchis à mon nouveau roman (il s’agira d’une série de SF), j’ai déjà opéré quelques recherches sur la nature et les composés de l’air qui se révèlent d’une actualité troublante. En effet, depuis cinq jours et dans les deux tiers de la France, la pollution est sévère et oblige à des mesures pour la limiter. Ozone, particules fines, diesel, dioxyde d’azote, les polluants de l’air se révèlent particulièrement agressifs.

En revanche, on parle très peu du gaz carbonique, car, selon la française, il n’est pas considéré comme un polluant. Il se révèle pourtant mortel à un certain seuil ! A notre époque, l’air contient environ 0,04 % de CO2. Si l’on dépasse une exposition à 3% plus de 15 minutes, le dioxyde de carbone augmente la fréquence respiratoire et peut conduire, à des seuils supérieurs, à l’évanouissement et à la mort par arrêt respiratoire.

Il devient donc urgent de limiter les émissions de gaz à effet de serre dont le CO2 est responsable à 77%.

Or, des solutions existent, comme celle qui consiste à stocker le CO2 dans d’immenses réservoirs souterrains. Voici comment cela fonctionne.

Piéger le carbone : principes

Alors que le dioxyde de carbone (CO2) est responsable du changement climatique (c’est le principal gaz à effet de serre, avec 30 milliards de tonnes d’émission par an qui sont liées aux activités humaines), les scientifiques disposent de plusieurs moyens pour le capturer, le transporter, et l’injecter.

Piéger le carbone : capture

La première étape consiste à capturer le carbone, c’est-à-dire à l’isoler de l’air ambiant. Pour ce faire, des installations industrielles utilisent trois technologies : la postcombustion (récupération du CO2 dans les fumées), l’oxycombustion (récupération du CO2 par combustion réalisée avec de l’oxygène pur), la précombustion (extraction du CO2 avant la combustion).

 

Piéger le carbone : transport

Une fois le CO2 séparé de l’air, et avant de procéder au stockage, il est nécessaire de le transporter. Cela se fait de deux manières : par pipeline et par bateau. Les pipelines déjà existants peuvent mesurer des milliers de kilomètres.

 

Piéger le carbone : injection

Le principe de stockage consiste à injecter le CO2 dans ce qu’on appelle une « roche réservoir ». Ces roches se trouvent sous la surface de la Terre (on parle de « séquestration géologique ») un peu partout dans le monde, et elles peuvent s’étendre sur des milliers de kilomètres carrés. Elles se trouvent dans des bassins sédimentaires (les aquifères) et dans les gisements pétroliers ou gaziers épuisés.

  • Les aquifères : ce sont des roches poreuses situées à plusieurs centaines de mètres sous la surface de la mer. Leur capacité de stockage est particulièrement intéressante, puisque d’après le GIEC, elle est de l’ordre de 10 000 milliards de tonnes de CO2. On les trouve un peu partout sur la planète.
  • Les gisements d’hydrocarbures : on entend par là également les veines de charbon inexploitées, ou encore les gisements qui arrivent en fin de vie. Bien que le potentiel de stockage soit moindre que dans les aquifères, il est tout de même intéressant.

Problème et défis actuels

Aujourd’hui, il existe de nombreux réservoirs qui seraient propices au stockage géologique du CO2, mais il subsiste des obstacles et des inconvénients, notamment :

  • Les coûts : le stockage est très coûteux en argent et en énergie
  • L’éloignement géographique : les gisements d’hydrocarbure épuisés bénéficient d’une bonne étanchéité, mais ils sont souvent loin et isolés, ce qui nécessite le transport du CO2 sur de longues distances
  • Le manque de connaissances : s’agissant des aquifères, la science et la technologie n’ont pas encore bien maîtrisé le processus, ces aquifères étant pour l’instant mal connus.

Ci-dessous, je vous poste une petite vidéo pour savoir comment, concrètement, réduire ses émissions de C02:

 

 

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janvier 6

Au-delà de l’Horizon est disponible!

Bonjour tout le monde! Et mes meilleurs voeux à vous tous, chers lecteurs, chères lectrices.

Pour bien démarrer l’année, je vous propose de découvrir une histoire qui vous fera passer quelques heures en compagnie de Francis, Antoine et Mina et de mystérieux Chercheurs gastronomes qui peuplent un monde devenu fort étrange et dangereux. Et oui, mon roman Au-delà de l’Horizon est enfin disponible sur Amazon, en téléchargement immédiat. En plus, il est en promo en ce moment (2,99 euros au lieu de 3,99).

Voilà, merci de faire passer l’info.Ocean views

Pour cette nouvelle année, je me lance dans un nouveau projet d’écriture – toujours de la SF – qui se révèle de plus en plus ample et complexe. J’explorerai les thèmes de ce nouveau projet sur ce blog, alors n’hésitez pas à venir voir de temps en temps, je publierai régulièrement des posts sur mon nouveau sujet.

Je peux d’ores et déjà vous dire qu’il aura pour thématiques la forêt et la Nature, l’oxygène et sa préservation, le tout saupoudré d’ethnologie et de technologies modernes. Un mélange détonant!

Merci pour votre fidélité et je vous dis à très bientôt pour le 1er post de la série!

 

 

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décembre 12

Qu’est-ce qu’un trouble gustatif ?

papilles-gustatives

Je déjeunais avec un ami l’autre jour qui me disait ne plus bien sentir les goûts des aliments. « C’est drôle, lui ai-je répondu, je fais quelques recherches en ce moment pour écrire mon nouveau roman, Au-delà de l’Horizon, et il y a une scène où le sens du goût est évalué par une curieuse machine (de mon invention). Le personnage a  subi une mutation de ses papilles gustatives et son sens du goût en est altéré. »

Je me suis donc penchée sur la question : quels sont les différents troubles gustatifs? Quelles en sont les causes ? Est-ce handicapant ?

Bien sûr, cela me rappelle une scène d’un vieux film avec Louis de Funès et Coluche (L’Aile ou la Cuisse) où notre comique, dans le rôle d’un grand restaurateur, se voit mis au défi par un industriel de l’alimentation (Tricastel, si je me souviens bien), de reconnaître divers plats et vins lors d’une confrontation télévisuelle.

Or, Louis de Funès perd le sens du goût (il souffre d’un trouble appelé « ageusie »), ce qui, pour un grand chef, représente  le handicap qu’on peut imaginer…

Mais nous ne sommes pas tous des chefs étoilés, ce qui est un soulagement, n’empêche que perdre le goût des aliments doit représenter un désagrément certain (je songe aussi à la perte d’odorat, qui altère le sens du goût quand on est enrhumé et qui est déjà fort désagréable).

Alors, quels sont donc ces différents troubles gustatifs?

D’après les spécialistes, il convient de distinguer trois troubles du goût principaux :

  1. L’agueusie, dont nous venons de parler et qui est la perte totale du goût
  2. L’hypogueusie, qui est une perte partielle du goût
  3. La dysgueusie, lorsque les goûts sont faussés

Les bourgeons gustatifs situés sur la langue sont capables de percevoir les 4 goûts (sucré, salé, amer, acide). Or, quand il y a trouble du goût, les papilles gustatives ne perçoivent plus normalement ces 4 goûts.

Les raisons d’un trouble gustatif

Les causes d’un trouble gustatif sont diverses. Voici quelques-unes de ces causes :

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren
  • Une mycose
  • La prise de certains médicaments , notamment les antibiotiques
  • Une brûlure
  • Un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie en cas de cancer
  • Un problème dentaire qui nécessite une extraction
  • Une tumeur

Comment guérir d’un trouble gustatif ?

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren se traite
  • Un traitement antifongique viendra à bout d’une mycose
  • Les médicaments incriminés pourront être arrêtés ou remplacés par d’autres
  • Un brûlure se guérit avec le temps… les bourgeons gustatifs lésés par la brûlure repoussent au bout d’un moment
  • Enfin, il y existe des troubles du goût qui sont incurables

Vivre avec un trouble gustatif

Les conséquences d’un trouble gustatif vont bien au-delà de la perte du plaisir de manger. Les personnes atteintes d’un trouble gustatif se sentent souvent exclues socialement, et certaines d’entre elles peuvent souffrir de dépression.

La plupart des sujets touchés angoissent à l’idée d’aller au restaurant, et restent chez elles. Le repas peut devenir anxiogène. La perte du sens gustatif est une perte de sens, comme la perte de l’ouïe, ou de la vue, ce qui nécessite un processus de deuil.

Le trouble gustatif en SF

Personnellement, je me suis demandé ce qu’il arriverait à mon histoire, dans Au-delà de l’Horizon, si l’un de mes personnages voyait son sens du goût modifié. Modifié, dans le sens où il aurait subi non pas un trouble, mais une mutation. J’explore cette piste dans le livre, et vous aimerez peut-être découvrir comment j’ai traité ce sujet.

Le livre n’est pas encore disponible, mais il le sera d’ici peu! (N’hésitez pas à remplir le formulaire ci-contre pour que je vous communique la date de sortie).
Et pour finir, j’ai trouvé un extrait du film avec Louis de Funès et Coluche. Le revoir m’a bien fait rire, je vous le poste ci-dessous!

A bientôt !

 

 

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novembre 28

Quand la Nature laisse libre cours à son imagination…

On parle beaucoup de l’extinction de certaines espèces animales, mais saviez-vous qu’on découvre chaque année de nouvelles espèces ? Qu’on en découvre deux par heure, soit 16 000 par an ? Que le nombre d’espèces découvertes depuis le XWIIIè siècle représente près de 10 millions d’espèces ?

Alors que je travaille à mon nouveau roman, Au-delà de l’Horizon,  où quelques espèces animales créées de toutes pièces par mes soins pour les besoins du livre côtoient de mystérieux hommes-poissons, j’ai fait une petite recherche sur les animaux que les scientifiques découvrent chaque année.

Dans ce billet, je vais vous parler de quelques espèces animales intéressantes découvertes ces dernières années.

  • Le dinosaure à plumes Anzu wyliei : ce dinosaure à plume parfois comparé à une poule a vécu il y a 65 millions d’années. c’est une espèce animale haute d’1,50 m et pesait 200 à 300 kilos. Pourvu d’un cou très allongé, d’un bec dépourvu de dents et d’une crête au-dessus de la tête ce dinosaure a un faux-air d’autruche.
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  • L’araignée roulante : l’araignée Cebrennus rechenbergi est une espèce d’araignée qui vit au Maroc, dans le désert. Très agile, elle est capable de faire des bonds pour fuir ses prédateurs, ce qui donne l’impression qu’elle « roule ».

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  • La guêpe Deuteragenia ossarium est une guêpe qui protège  ses larves en bouchant l’entrée du nid avec des carcasses de fourmis mortes. Elle protège ainsi sa progéniture des parasites et autres prédateurs.deuteragenia-ossarium
  • La limace de mer lumineuse : très esthétique, l’espèce Phyllodesmium acanthorhinum présente des teintes bleues, rosées ou dorées sur son corps.
  • Autre espèce animale intéressante, L’Hyalinobatrachium dianae est une grenouille dont le ventre transparent laisse voir les organes internes. Ce curieux amphibien  mesure environ 3 cm et peuple  les forêts  du Costa-Rica.

    hyalinobatrachium-dianae

    Le Peckoltia greedoi est un poisson-chat dont la tête n’est pas sans évoquer une ressemblance avec avec un personnage de la série Star Wars (Greedo, d’où son nom!). L’espèce a été découverte au Mexique.

    peckoltia-greedoi

Ci-dessous, une petite vidéo sur les 10 espèces les plus étonnantes découvertes en 2014

Reste la question de savoir ce que la nature a prévu pour l’avenir, en matière de création de nouvelles espèces. Ce qui peut être aussi la mission de l’écrivain, surtout s’il s’essaie à la science-fiction!

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