septembre 30

Ecrivez, encore, et encore, et…

J’ai relu dernièrement certains de mes premiers textes, et je dois bien me rendre à l’évidence, ils n’étaient vraiment pas terribles… Ils sont sûrement encore loin d’être parfaits aujourd’hui (je n’ai pas cette prétention), mais je mesure tout de même les progrès accomplis.

En vérité, il est toujours possible d’améliorer ses oeuvres. Encore et encore et… la vérité c’est que la perfection n’est pas de ce monde. Je préfère largement produire de nombreux textes imparfaits qu’un seul sur lequel je vais trimer pendant des années. Pas par négligence, superficialité ou par manque de rigueur. Je suis juste persuadée que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Que la vie est trop courte pour réserver des mois et des années à un seul projet alors que les idées d’histoires se bousculent dans ma tête pour en sortir et s’ancrer (s' »encrer »?) dans le monde réel.

Pas forcément dans l’optique d’être publiées. Il paraît que Jean-Louis Murat, dans le registre de la chanson, s’astreint à trois heures d’écriture quotidienne, pour au final ne sortir qu’un album par an (ce qui n’est pas si mal tout de même pour un musicien!)

Amélie Nothomb, quant à elle, écrit trois romans par an et n’en publie qu’un. Voici ce qu’elle confiait à un journaliste en 2017, à la sortie de son roman Riquet à la houppe: « Oui, c’est vrai, j’écris trois romans par an et je les conserve tous. Je n’écris pas pour être publiée, j’écris chaque jour parce que pour moi, c’est ma plus haute nécessité, c’est indispensable à ma journée. J’écris sans savoir pourquoi, ce que je sais c’est que c’est un désastre si je n’écris pas chaque jour. »

Vous brûlez d’envie d’écrire? Alors écrivez! Que vous soyez un débutant ou un écrivain aguerri, cessez d’écouter votre esprit critique qui vous harcèle et vous fait croire que « vous n’êtes pas assez bon », que « personne ne vous lira », ou encore que « tante Jasmine va se reconnaître dans la vieille fille avec des taches d’oeuf dur sur le vieux tee-shirt qui lui sert de pyjama ».

Il en sortira toujours quelque chose. Quelque chose qui vous fera progresser. On peut apprendre beaucoup d’un mauvais texte. En revanche, on ne peut rien apprendre … de rien.

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septembre 9

Suivre les papillons

L’appel de la forêt…

Le chien, le museau en l’air, suit le papillon. Il fait frais sous le couvert des arbres. Quelle bonne idée de se rendre en forêt!

Nous sommes trois à suivre le sentier : un invité et sa copine, que je ne connaissais pas. Ils ont voulu « aller ramasser des trucs en forêt ». (Le chien m’appartient, mais il refuse de m’obéir tant sa poursuite du lépidoptère le fascine).

Nous voilà donc partis en file indienne dans des bois denses et un rien sauvages. Nous serpentons dans un ordre tacitement défini, c’est-à-dire avec ma personne en tête: je suis censée connaître cette forêt comme ma poche.

Nous progressons ainsi pendant presque une heure. Soudain, je ne retrouve plus le sentier qui me servait de repère. Il s’est transformé en zone d’exploitation pour de jeunes arbres.

— Hercule, au pied!

Mon chien me regarde comme si je le menaçais de lui donner la ration du hamster en guise de pâtée. (Ces deux-là n’ont jamais pu s’entendre).

Les papillons se pressent autour de nous, évitant néanmoins le chien qu’ils devinent habité d’intentions malhonnêtes.

— Heu, tu es sûre que c’est par là? demande André, dont les poils sur ses bras se hérissent.

Le froid? La peur?

Je fronce les sourcils.

— Il me semblait bien que c’était par là… il faut faire demi-tour.

Par réflexe, je consulte mon téléphone portable. Pas de réseau. Presque plus de batterie. D’accord.

Nous marchons encore pendant plus d’une heure, quand soudain Hercule aboie et se précipite droit devant.

— Il a dû sentir encore des papillons! s’exclame André. Je ne crois pas que ça va faire avancer nos affaires…

— Moi, je pense qu’on devrait le suivre, intervins-je. Le mieux, c’est d’aller tout droit. Toujours tout droit. On va bien finir par tomber sur quelque chose!

Enfin, nous arrivons à la lisière du bois, là où la réapparition du bitume revêt une signification extrêmement gratifiante: nous ne nous sommes pas perdus, j’ai réussi à mener ma petite troupe à bon port. Quelle frayeur!

— C’est quoi cette odeur? demande Romane, une fois dans la voiture.

Je me penche en avant, côté siège passager. Un sac en plastique que j’avais oublié là semble animé de vie.

— La vache! c’est un sac de croquettes pour hamster périmées. J’ai oublié de le jeter! Ouvre-le, pour voir, André.

André soupire et se penche, pas très rassuré. Il dénoue délicatement les lanière en plastique. Une nuée de papillons colorés émerge du sac et s’échappe par les fenêtres ouvertes.

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août 24

Par la fenêtre

Une fenêtre, c’est toujours un émerveillement !

C’est l’après-midi. Un après-midi terne d’un dimanche ennuyeux. Je m’étire et me grandis, mais je me sens à l’étroit chez moi, quoi que je fasse. Mon regard dévie vers la fenêtre. Cela me rappelle ce tableau de Salvador Dali, la Jeune fille à la fenêtre. Mais point de mer ici, juste la ville qui arbore sa tenue d’été finissant : trottoirs déserts, arbres gonflés de feuilles, musique hip-hop d’une bande de jeunes qui s’amusent comme ils peuvent.

On ne peut pas dire qu’il fasse chaud, juste un peu lourd. J’ouvre la fenêtre. Un moineau, dérangé, s’envole en piaillant. Au bout de son bec pend un ver de terre. En bas, une petite mamie avec son corgi attend le bus. L’animal dans un sac sort son museau de renard, la gueule ouverte et la langue pendante. Une moto passe sous ma fenêtre. Ses pétarades dérangent comme si c’était la nuit.

Tout à coup, la rue se tait, se tient coite. La ville prépare un mauvais coup, comme un enfant de quatre ans laissé seul dans une grande maison. Un effluve de kérosène s’élève du sol. Les nuages resserrent les rangs, prêts à parer à toute éventuelle attaque. Il ne reste qu’un seul humain dans la rue, un trentenaire fluet portant un casque audio et lancé dans une chorégraphie étrange et décalée. Il fait soudain plus sombre.

Cette journée ne finira donc jamais?

Je jette un coup d’oeil à mon téléphone: aucun message reçu, aucun appel en absence. Même pas une petite notification sur les réseaux sociaux. Le ciel s’assombrit encore quand soudain le ciel explose. Un ou deux coups de tonnerre suivis d’un déluge zébré d’éclairs sporadiques.

Puis plus rien.

Je soupire et ferme la fenêtre avant de retourner à mon fauteuil. Un dernier regard vers l’extérieur.

Tiens, un arc-en-ciel!

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juillet 15

Explorations

J’ai toujours aimé la mer, la nature, les paysages. Il est vrai que je ne pars pas beaucoup en vacances depuis quelques années, mais je m’attache à travers mon écriture à vous faire voyager, vous mes lecteurs.

L’exploration représente un de mes thèmes de prédilection. Quelle soit intérieure ou extérieure. Et la notion d’aventure suit tout naturellement cette soif de découverte. Ainsi, mon protagoniste, dans Au-delà de l’Horizon, ne se contente pas de traverser les océans, il fait également un énorme bond dans l’avenir, par la magie de la cryonisation. Je me suis attachée à créer un personnage qui a perdu presque tous ses repères, afin de mieux le faire se transformer. Repères géographiques, donc (il se réveille au Mexique, alors qu’il est français) repères temporels (le voilà projeté huit cents ans plus loin dans l’avenir), repères psychologiques (il est devenu amnésique).

Or, quoi de plus émouvant et excitant que de suivre les pas d’une personne projetée dans un monde qu’il ne connaît pas, en compagnie de gens qu’il rencontre pour la première fois, avec pour seul amarre quelques souvenirs et acquis venus de son passé? Finalement, l’écriture, la lecture et le voyage se ressemblent énormément, sans parler de la carrière d’écrivain tout entière. L’écrivain découvre une partie de son histoire dans l’acte même d’écrire, le lecteur ne sait rien de ce que le prochain mot, la prochaine phrase, le prochain paragraphe lui réservent. Le voyageur, quant à lui, découvre à livre ouvert des paysages, des civilisations, des pratiques et coutumes, des langues étrangères et la culture qu’il est venu justement chercher dans ce pays qu’il ne connaît pas.

L’aventure et l’exploration ont fait et défait des civilisations. L’écriture construit des mondes et détruit des microcosmes. Christophe Colomb, Vasco de Gama, Jacques Cartier, Magellan, tous ont eu cet appel de l’ailleurs, ce profond besoin de sortir de l’obscurantisme pour aller vers l’inconnu.

Dans l’écriture, on retrouve aussi ce besoin de repousser les frontières, on met le cap vers le Ponant de ses réflexions, on s’achemine à la rencontre de ses personnages et, plus tard, de ses lecteurs. Des recherches sont nécessaires, la plupart du temps, mais ensuite, il faut suivre sa boussole, celle qui nous dicte la bonne direction pour mener à bien son histoire à travers bien des méandres et quelques fausses routes.

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juillet 3

Changements

Je me promenais le mois dernier pour profiter de la fraîcheur du soir quand je suis tombée sur un couple en train de déposer des meubles dans la rue. Les meubles étaient vieux et cassés, et j’ai pensé à une histoire de déménagement. Changement de saison, changement d’air, changement de vie. Le changement est partout en ce moment, en particulier dans les personnages des histoires de fiction qui sont, pour les principaux, bien différents entre le début et la fin d’une histoire.

Je pense qu’une bonne histoire ne peut se passer du changement. Le changement comme moteur d’évolution. Même une fiction basée sur l’action ou la création de monde (comme dans la SF et la Fantasy), ne peut faire l’économie de personnages qui subissent une transformation.

Quand je pense à mes personnages, je n’ai pas besoin de faire quinze pages de biographie, de savoir s’ils ont été élevés au sein ou au biberon, mais je me force à trouver leurs failles, leurs ambivalences, leurs contradictions, et leurs plus grandes peurs. Leurs goûts et leurs petites manies se développeront ultérieurement, au moment du premier jet, lorsque je découvrirai « pour de vrai » mon histoire.

Après, il n’y a plus qu’à appuyer « là où ça fait mal ». Là où le lecteur va se dire « il ne s’en sortira pas vivant, il est cuit ». Pousser le personnage dans ses retranchements fait partie du côté « sadique » de l’écriture. Car comme disait Nietzsche « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ».

Un peu comme dans la vraie vie, finalement, n’est-ce pas?

La vie qui est transformation, la vie qui, parfois, nous met la tête sous l’eau. Avec dans l’idée – spirituelle – , de nous éprouver, de nous inculquer des leçons, de nous mettre face à un gigantesque gouffre. Mais un mal nécessaire. On n’est pas là pour passer son temps affalé dans le canapé. Il fait boire la tasse avant de siroter l’hydromel.

Il est intéressant de voir comment les personnages de romans peuvent nous en apprendre sur la nature même de la vie. Finalement, il ne s’agit que de déployer ses dons et son intelligence pour éprouver cet élan que les tout jeunes enfants sentent pousser en eux lorsqu’ils grandissent et apprennent. Les bonnes histoires contiennent en germe des grandes possibilités de croissance. Je suis musicien mais j’ai peur de me produire sur scène. Je suis amnésique et je fais un bond de huit cents ans dans le futur (cf Au-delà de l’Horizon), je suis un garçon de 9 ans qui rêve d’un petit frère, mais je reste seul jusqu’au jour où… (cf ma nouvelle Un Petit frère tant attendu, vainqueur du concours de nouvelles Youboox).

Et vous, quelles sont vos plus belles expériences de transformation?

mai 27

Comment je trouve mes idées de nouvelles et de romans (partie 1)

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Ah l’inspiration! Que d’encre versée pour tenter d’en percer les mystères! Que d’heures passées devant son écran à fixer le curseur de son traitement de texte pour laisser venir ou forcer l’IDEE à émerger!

Ces procédés m’ont toujours parus bien romantiques… et laissée sur ma faim ou, à tout le moins, avec une impression d’indignité et d »incapacité. Quoi, la GRANDE idée ne vient pas me visiter aujourd’hui? J’ai pourtant taquiné la Muse à grands renforts d’assiduité, d’abnégation et de travail…

En vérité, tout cela n’est, à mon sens, que du vent. Les idées abondent. Tiens, rien que dans mon magazine de ce mois-ci, je pourrais dénicher une vingtaine d’idées de fiction. C’est d’ailleurs comme cela que fonctionnent les ateliers d’écriture. On part d’une image, d’un tableau, d’une phrase, de mots, et l’on se donne des contraintes créatives. Du genre: écrivez un texte dans lequel la lettre « e » sera absente. Vous le connaissez peut-être ce texte, il s’agit de La Disparition de Georges Perec. 300 pages qui ne contiennent pas une seule fois la lettre la plus utilisée de la langue française.

Mais comment faire émerger les idées quand on est tout seul, devant son clavier, et qu’on ne dispose que de quelques minutes par jour pour se consacrer à son art? Et sur commande vu que la famille va bientôt se réveiller/ rentrer/ réclamer son dîner/ demander qu’on l’accompagne au cours de judo? Faut-il louer une maison d’écrivain à Noirmoutier et taquiner la Muse en grelottant sous un châle et en buvant de la soupe?

Restez avec moi, je vais vous déstresser… et vous confier, à la fin de cet article, ma méthode favorite pour faire émerger une idée en deux temps trois mouvements.

Vous n’aurez pas besoin d’aller à Noirmoutier.

Ni d’abandonner votre famille et vos amis (pas avant, du moins de tirer de votre art des revenus substantiels).

Selon mon expérience, il y a quelques primordiaux pour trouver votre idée.

Moyen n°1 : partir du personnage

Partir du personnage principal pour trouver des idées de fiction

Avec cette technique tout n’est question que de savoir poser des questions.

Vous pouvez avoir avoir envie de partir d’un personnage qui vous a interpelé. Une femme dans le bus qui tient une orchidée à la main, un homme avec un violon perdu à minuit dans la gare de Nantes, un voisin mystérieux que vous entendez toute la soirée parce qu’il est bruyant mais que vous n’avez jamais croisé ni vu de votre vie.

Pour partir d’un personnage, songez aussi à vos propres souvenirs. Pensez à vos vacances d’adolescent(e). Où étiez-vous, l’année de vos 16 ans? Qui avez-vous rencontré? Y a-t-il quelqu’un qui vous plaisait et que vous n’avez pas osé aborder?

Ou encore: partez de l’âge de votre protagoniste: il a 30 ans. C’est un homme. Il est au chômage.

Posez-vous des questions qui vont lancer votre histoire et votre intrigue

Une fois cela posé, commencez à poser des séries de questions telles que:

  • Que peut-on faire quand on est [Une femme dans le bus qui tient une orchidée à la main] ou [un homme au chômage de 30 ans] ou [votre Résultat de recherche d'images pour "orchidée"personnage]

Par exemple: la femme dans le bus est en couple avec une autre femme depuis 55 ans, elles ne sont pas mariées car à l’époque le mariage homosexuel n’existait pas, mais la femme à l’orchidée décide de fêter ça comme si elles étaient mariées! Or, lorsque on a 55 ans de mariage, il s’agit des noces d’orchidées. Notre femme se rend donc chez sa compagne.

La question suivante pourrait être:

  • Qu’est-ce qui peut « bousculer l’histoire de cette femme » ou « tourner au vinaigre »?

Peut-être que sa compagne ne veut pas fêter cet anniversaire, car elle est de nature plus conservatrice et considère que seul un mariage en bonne et dûe forme entérinera leur union. Or, sa compagne ne le voit pas de cet oeil. C’est donc un point de friction très fort entre elles. Comment la compagne n°2 (la conservatrice), va-t-elle réagir? Assez mal, probablement. Il est probable qu’elle ait déjà proposé à sa compagne de se marier, mais l’autre refuse, alors qu’elle sont ensemble depuis 55 ans. Pourquoi un tel refus?

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avril 1

Libertés

« Tu ne peux pas écrire dans la marge ».

C’est un vieux souvenir d’école. Peut-être même un cas d’école. Quand nos aînés nous apprenaient à grandir.

« Ah, non, le yaourt, c’est en dessert ! Mange d’abord tes carottes râpées. »

C’est un autre souvenir, une autre injonction.

Saviez-vous qu’il est interdit d’appeler un cochon Napoléon ? La loi n’a jamais été révisée, et outrepasser cette interdiction, c’est s’exposer à une amende !

Ce que j’aime dans l’écriture (et dans l’art en général), c’est la liberté qu’elle apporte. Voire la subversion.

C’est faire passer des idées, des opinions et des points de vue tranchés sur des questions délicates.

Si vous vous pointez dans un mariage et que vous déblatérez que l’amour nous enchaîne, pas sûr que ce soit apprécié. En revanche, écrire une petite nouvelle sur une nana qui préfère peindre dans sa mansarde et s’éclater avec ses amis le weekend plutôt que subir le roasbeef dominical de belle-maman, ça paraît tout de suite plus attrayant. (Même si ladite nana grelotte dans sa mansarde, avec un châle sur les épaules et une tisane en guise de dîner). Ça a un petit côté Balzac à ses débuts. Du romantisme et de l’âme à en revendre.

Enfin, ce n’est que mon opinion. On ne peut pas critiquer les choix des uns et des autres.

Je ne dis pas qu’il ne faut rien interdire. Par exemple, je trouve immondes ces messieurs qui urinent dans la rue et ces individus qui jettent des papiers par terre.

L’art a toujours frôlé la déviance, la maladie.

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« Adoptez un homard », proposait Gérard de Nerval. « Un homard n’est pas plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ». Pas très pratique pour les vacances, mais pas pire qu’un chien à faire garder… il faudra que je me renseigne.

Accomplissons un pas de plus. Quand on parle de déviance, on pense folie. Faut-il être fou pour créer ? les artistes sont-ils tous fous ? Antonin Artaud, Maupassant, Zola, tous ces grands écrivains avaient des troubles psychiatriques.

D’après une étude médicale très sérieuse, il semblerait qu’il existe un lien étroit entre la folie et l’imagination artistique. Le cerveau des artistes se trouverait en suractivité, ce qui conduirait à des troubles psychiatriques.

Bon, je suis très loin d’avoir fait le tour de la question, mais si vous voulez une chouette histoire qui illustre tout cela, je vous propose de lire ma nouvelle nouvelle disponible ICI.

Bonne lecture et à bientôt !

 

février 28

Inspirations

Bonjour chers lecteurs,

Ce petit billet pour vous dire que je viens de terminer et de publier une nouvelle, qui est d’ores et déjà disponible sur Amazon à cette adresse: Inspirations

Il s’est passé plus d’un an avant que je publie ce texte d’une vingtaine de pages, mais je suis fière et heureuse de vous le livrer enfin aujourd’hui.

Il m’a permis d’explorer des thématiques qui me sont chères: l’art et le désir. L’art comme outil de libération, le désir comme subversion.

Voici un petit résumé:

Dans un monde futur, les Hommes ont perdu la capacité de procréer naturellement. Alors qu’il postule pour un nouvel emploi, Alric fait la connaissance de Camille. Ensemble, ils redécouvrent le monde des arts, également prohibé par le pouvoir en place. C’est tout un nouvel univers qui s’ouvre à eux. Sauront-ils renouer avec la force de vie qui s’exprime en chacun?

A vous de vous faire votre propre opinion. J’attends vos retours avec impatience. N’hésitez pas à poster un petit commentaire sur Amazon, ceci afin de faire vivre l’oeuvre.

« Aimer, c’est mesurer son gout de liberté, c’est pousser la vie jusqu’au frontières de l’art. » Jérôme Garcin

 

janvier 28

Un ours polaire en train de mourir de faim

Alors que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme pour sensibiliser les politiques et l’opinion publique sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, la photographe Kerstin Langenberger a posté une photo d’un ours polaire rachitique, apparemment blessé. On ignore si cet animal est maigre en raison de sa blessure (qui l’empêche de chasser pour se nourrir), ou s’il est simplement vieux. Peu importe, en vérité, car:

Les scientifiques affirment que 80% des populations d’ours blancs vont disparaître si les glaces continuent à fondre. 

Quelques mesures visant à protéger les populations d’ours blancs

Les ours polaires, comme d’autres animaux, sont aujourd’hui menacés d’extinction. Directement concerné par le réchauffement climatique, par la banquise qui bouge et qui amenuise son territoire de chasse, l’ours polaire avait fait l’objet d’un plan mis en oeuvre par Barack Obama, à quelques jours de la fin de son mandat présidentiel.

 Le plan de Barack Obama comportait trois mesures phares: la création de la plus grande réserve naturelle marine du monde, l’interdiction de toute exploration pétrolière d’une partie de l’Arctique jusqu’en 2022, l’interdiction de forage d’hydrocarbures sur des territoires maritimes de l’Atlantique et de l’Arctique.

Mais est-ce bien suffisant?

L’ours blanc est une victime du réchauffement climatique

La fonte de la banquise amenuise son territoire de chasse, qui est pollué, de surcroît. Obligé de jeûner parfois pendant de trop longues périodes, le mammifère ne s’alimente plus suffisamment.  Quand par bonheur il trouve à manger (des phoques la plupart du temps), il absorbe des animaux eux-mêmes contaminés par des substances chimiques.

Alors, que faire pour sauver l’ours blanc?

Agir sur le réchauffement climatique, tant au niveau des gouvernements qu’au niveau individuel, se révèle  primordial.

Mais, concrètement, que puis-je faire pour lutter contre le réchauffement climatique?

Voici 5 petits gestes essentiels et faciles à mettre en place au quotidien pour lutter contre le réchauffement climatique:

  1. Remplacer ses lampes  par des ampoules à basse consommation
  2. Trier ses déchets
  3. Limiter ses déplacements en voiture
  4. Prendre une douche plutôt qu’un bain
  5. Débrancher les appareils électriques lorsqu’on ne s’en sert pas.

Voilà, cela semble peu de chose, mais si l’on s’y met tous, on pourra peut-être éviter le scénario catastrophe que j’ai exploré en écrivant mon dernier roman, disponible ci-dessous:

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janvier 14

Le Dernier Lapon

 

Bonjour chers lecteurs,

En pleine phase de lectures aussi nombreuses que diverses, je me suis plongée dans le beau roman d’Olivier Truc, Le Dernier Lapon. J’avais peur d’être refroidie (si je puis dire), par une thématique un peu éloignée de mes préférences habituelles, mais je dois dire que ce livre a comblé mes attentes.

D’abord, le résumé :

Depuis quarante jours, la Laponie est plongée dans la nuit. Dans l’obscurité, les éleveurs de rennes ont perdu un des leurs. Mattis a été tué, ses oreilles tranchées, le marquage traditionnel des bêtes de la région. Non loin de là, un tambour de chaman a été dérobé. Seul Mattis connaissait son histoire. Les Lapons se déchirent : malédiction ancestrale ou meurtrier dans la communauté ?

Ce que j’en pense :

Olivier Truc est journaliste, correspon­dant à Stockholm du journal Le Monde et au Point. Sa connaissance de la Laponie est épidermique, tant on sent vibrer sous sa plume les grandes luttes de cette région du monde qui voit s’opposer le partis politiques proches du peuple sami aux partis d’extrême droite. Nous sommes loin des polars nordiques actuels, ici nous plongeons avec délice dans le polar ethnologique.

Les décors, l’atmosphère, les paysages sont rendus avec une précision que seules l’érudition et la connaissance profonde du pays et des peuples qui le composent sont capable de générer.

Vous ne trouverez pas de complexes procédures policières dans ce livre. Les enquêteurs sont en nombre plutôt réduits pour laisser la place à une enquête de terrain à travers les étendues glacées parcourues de long en large. J’ai apprécié le côté un peu didactique de ce livre qui demeure un divertissement avant tout. Je ne connaissais pas grand chose de la culture sami, et ce roman a comblé mes lacunes. Il se révèle très fidèle à l’histoire de ce peuple et à ses coutumes. Avec bien sûr ses combats « modernes », ses déchirements et ses luttes pour continuer d’exister. Le combat pour les ressources minières, avec sa profusion de « gadgets » ultramodernes ajoute une dimension technologique à l’histoire, renforçant la thématique du combat entre tradition et modernité.

Laissez vous charmer par cette belle histoire portée par l’envoûtante poésie de ses joiks, les chants traditionnels du Grand Nord.

Ajoutez à cela une intrigue policière bien ficelée,  et vous obtenez un beau roman, idéal donc pour se divertir et s’enrichir l’esprit.

 

 

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