juin 22

Finir, chuter, se relever

Image par Samuel F. Johanns de Pixabay

Je l’ai fait. Pour la énième fois je serai allée au bout de mon premier jet. Les cent vingt pages de rédigées en deux semaines. Pour aller au bout, tant il est vrai que ces premières versions servent à dessiner l’architecture de l’oeuvre, à découvrir l’histoire, les personnages et l’intrigue dans le concret.

Le livre n’est plus dans ma tête. Il existe et il est la somme de ces centaines de choix, de ces multiples décisions que j’avais faites en amont, au moment de l’ébauche et de l’écriture du séquencier.

Le vide s’est installé, brutal, après ces semaines de travail acharné. Un vide intense, difficile à accepter, impossible à meubler. Quelques jours où je suis « déboussolée » (mon Nord est indiqué par mon compteur de mots et le nombre de pages rédigées). J’en profite pour voir quelques amis (un peu négligés, je l’avoue, durant cette fièvre créatrice), et plus prosaïquement, mettre de l’ordre dans ma maison et de la nourriture dans mon frigo.

Enfin, depuis quelques jours, les affaires reprennent! De nouvelles idées viennent me visiter, la Muse a jugé que j’étais de nouveau fréquentable.

Finalement, comme l’écriture, la vie est faite de pleins et de déliés.

Please follow and like us:
Catégorie : Ma vie d'auteur | Commenter
décembre 3

L’antiplanning pour doper votre productivité

Image parPexels de Pixabay

Bonjour à tous !

Je vous avais communiqué dans le précédent billet une méthode pour écrire en-dehors de chez soi. J’espère que ce billet vous aura aidé quelque peu… N’hésitez pas à livrer vos commentaires, vos expériences, c’est comme cela qu’on avance.

Bref, aujourd’hui, je reviens sur cette idée de productivité, tant elle est essentielle à l’auteur, et je pense que vous serez d’accord avec moi.

Alors j’ai tenté une petite expérience. Il y a quelques années, je suis tombée sur un livre pratique dont le sujet était la procrastination. Le livre m’a intéressée, car la procrastination… en tant qu’écrivain… comment dire? ÇA ME PARLE!

L’auteur proposait différentes techniques, dont l’une, surnommée si justement « l’antiplanning ».

Qu’est-ce que c’est que ça, l’antiplanning?

Il s’agit tout simplement de noter sur un agenda les plages de temps consacrées à un objectif (en l’occurrence l’objectif procrastiné) APRÈS avoir travaillé dessus et non AVANT.

En pratique, il s’agit de bloquer et de noircir dans son agenda les activités habituelles, obligatoires (et non procrastinées habituellement) telles le temps de sommeil, le travail ou les heures de cours pour les étudiants, les rendez-vous, le temps consacré aux courses et aux repas, etc.

Et c’est là que ça devient intéressant: l’auteur préconise de réserver le temps qui reste, qu’il s’agisse de petites plages de quelques minutes à de plus grandes amplitudes horaires au PROJET. Et de noter, avec une couleur différente, le temps consacré chaque semaine à ce projet.

Explications pratiques

Imaginez que votre projet soit de ranger le garage, tâche que vous procrastinez depuis des lustres. Avec la technique de l’antiplanning, vous remarquez que le vendredi vous rentrez du travail une heure plus tôt. C’est une heure que vous pouvez consacrer à votre rangement du garage. Votre rendez-vous chez le dentiste est annulé? Encore trois quarts d’heure de disponible. La technique est simple, et petits bouts par petits bouts, vous achèverez votre tâche sans être submergé. Vous coupez court à la paralysie générale. A la fin de la semaine, votre planning est rempli… à l’envers! Mais ça peut fonctionner pour vous!

Et pour l’écriture, alors, comment faire ?

J’ai pratiqué cette technique les fois où j’avais plein de choses à faire qui me détournaient de l’écriture. Le plus souvent, je m’y consacre pendant plusieurs heures d’affilée, le plus souvent le matin. Mais parfois, le temps me manque parce que j’ai d’autres contraintes. Alors c’est le moment pour moi d’utiliser la technique de l’antiplanning.

Je commence ma première « tranche » de temps libre par établir une todolist se rapportant à la tâche en cours. Si je travaille sur un texte, il peut s’agir de trouver une idée, de faire des recherches, d’écrire le premier jet, de construire des fiches personnages.

Je profite ensuite de mes déplacements en ville pour lier mes tâches au contexte. Un rendez-vous avec un ami qui veut me voir en urgence? Je profite du trajet non prévu dans mon planning pour réfléchir à mes personnages. (en plus ça tombe très bien, les transports en commun sont parfaits pour observer les gens et trouver des idées de personnages. Je note tout dans un petit carnet pour plus tard.) Le rendez-vous arrive, et je me trouve à côté d’une bibliothèque? Je consulte ma liste: c’est parfait, j’ai des recherches à faire sur les pépiniéristes forestiers (une recherche que j’ai réeellement faite, pour mon projet en cours…!)

Je veille donc toujours à avoir ma liste avec moi et de quoi noter. Je recopie mes notes sur mon ordinateur plus tard.

Voilà comment je procède. Il y a maintes occasions de travailler de la sorte: le soir devant les pubs à la télé, le weekend, et même en faisant la cuisine ! (des plages de 5 minutes par-ci par-là sont idéales pour réfléchir à l’univers d’une l’histoire, aux intéractions possibles entre les personnages).

Alors, prêts à tenter l’expérience?

Please follow and like us: