juin 19

Liane Miorarty: le secret du mari

Séduite par les critiques aussi nombreuses que dithyrambique sur Le secret du mari, je me suis plongée dans la lecture de ce roman qui me change un peu de mes lectures habituelles, plus orientées SF et polar.

J’avoue que je n’ai pas été déçue.

Voici la quatrième de couverture:

Jamais Cécilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : »A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont  leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.

Ce que j’en pense:

On se dit au début qu’il s’agit d’un roman à l’eau de rose sur fond de ventes tupperware et de famille modèle (avec père attentionné, petites filles modèles et femmes modernes hyper-actives) façon Desperate Housewives. C’est drôle, léger, bien écrit, mais  l’auteur, mine de rien, pose ses pions un à un. Nous suivons ainsi l’histoire de trois familles où les femmes sont à l’honneur, et c’est au début un peu cliché (une femme trompée par son mari, une mère qui ne fait pas le deuil de sa fille assassinée il y a presque vingt ans). Mais voilà, il y a l’histoire de cette lettre, et c’est là le coup de génie de l’auteur qui confère au roman une dimension tragique et éthique. Un souffle inédit qui remet tout en perspective.

Cécilia ouvrira-t-elle la lettre? Car son mari a bien spécifié: « A n’ouvrir qu’après ma mort ».

Les personnages se croisent, les destins se nouent.C’est plein de rebondissements, et l’on se dit que « ça n’arrive pas qu’aux autres ». Car il suffit de pas grand chose pour que tout bascule.

Un seul bémol: je trouve le début un peu long, le temps que Cécilia ouvre la lettre de son mari. Ses atermoiements (« Je l’ouvre? » « Je l’ouvre pas? »), sont un peu lourds et agaçants.

Si comme moi vous êtes intrigué par ce Secret, cliquez sur le lien ci-dessous pour le découvrir:

 

 

 

 

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juin 16

Wulu, un film engagé sur le trafic de cocaïne


Je suis allée voir un film qui ne laisse pas indifférent, et je souhaite vous  faire part de ma découverte dans le billet d’aujourd’hui.

Il s’agit de Wulu, un premier long métrage réalisé par un cinéaste franco-malien, Daouda Coulibaly.

On y suit l’implacable dérive de Ladji, un jeune de 21 ans qui tombe dans le crime organisé au Mali. Ladji est interprété par Ibrahim Koma.  La soeur de Ladji, qui détient le second rôle dans le film, est jouée par la  chanteuse Inna Modja.

A travers Wulu ( « le chien » en bambara), nous suivons le parcours d’un jeune homme pauvre et ambitieux qui ne résiste pas au chant des sirènes et se met à dealer de la cocaïne. On assiste à son ascension sociale irrésistible alors qu’il commence au bas de l’échelle, transportant la drogue en minibus. Sa motivation est d’autant plus forte que sa soeur est tombée dans la prostitution et qu’il cherche à l’en sortir.

Mais le film acquiert progressivement une autre dimension, passant de l’intime au politique. Les pérégrinations du héros nous éclairent sur la situation de crise que subit le Mali depuis 2012 . On y découvre l’influence de bandes sur le monde politico-militaire. On comprend mieux également  le rôle du trafic de drogue sur le financement du terrorisme.

Un film à découvrir, avec des acteurs talentueux et en majorité Africains, dont certains d’entre eux font ici leurs débuts au cinéma.

 

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juin 14

Ozon: L’amant double

Alors que Chloé (jouée par Marine Vacth) a mal au ventre et qu’aucune explication médicale n’est trouvée, sa gynécologue l’envoie consulter un psychiatre. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul (interprété par Jérémie Rénier), un psychothérapeute qui la reçoit pour quelques séances. Mais la thérapie ne peut pas continuer car Paul tombe amoureux de sa patiente.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Sauf que…

Chloé n’est pas insensible au charme de son beau psychiatre  et elle en vient donc  à former un couple avec ce dernier.

Très rapidement, Chloé nourrit des doutes quant à son  amant. Pourquoi lui ment-il sur son identité ? Quelle est cette femme qu’il voit en secret ? Et qu’en est-il du  jumeau de Paul que Chloé voit en secret et qui se révèle bien différent  de son frère ?

Entre plans très crus et scènes torrides, jeux de miroirs, escaliers en colimaçons et split screen, les multiples effets de style rendent  le scénario du film (inspiré d’un roman  de Joyce Carol Oates) aussi tordu qu’alambiqué, de sorte que le spectateur  s’y perd. « J’aime brouiller les frontières pour amener le spectateur à s’interroger sur la nature des images », se défend le réalisateur. Peut-être, mais à ce point-là, n’est-ce pas au détriment du plaisir que tout spectateur est en droit de retirer d’une sortie au ciné ?

Car honnêtement, ce thriller érotico-psychanalytique m’a mise un peu mal à l’aise. (Et je pense que je n’étais pas la seule dans la salle). Son côté obscène et clinique n’y est pas étranger, je pense, sans parler des questions posées par l’intrigue qui ne sont pas résolues.

On rapproche ce film des œuvres d’Alfred Hitcock, de Brian de Palma ou encore de Paul Verhoeven mais il ressort de cette « exploration » (vous comprendrez ce que je veux dire d’entrée de jeu, dès la première scène) qu’on est loin de la maîtrise dont avait fait preuve François Ozon dans 8 femmes,  ou de la subtilité avec laquelle il avait traité Frantz.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour ouvrir le débat !

Voici la bande-annonce pour ceux d’entre  vous qui  n’auraient pas vu le film :

 

 

 

 

 

 

 

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mai 14

Une journée à l’hôpital

Réveillée par les doux vagissements de son nouveau-né, la jeune maman sourit tendrement au petit être qui s’agite dans le couffin à côté de son lit, dans la chambre individuelle où elle récupère de son accouchement. Un peu maladroite, elle se met debout, se penche en avant et prend le nourrisson dans ses bras. Le petit bracelet marqué du prénom de Gabrielle et qui entoure le minuscule poignet se détache et tombe au milieu des oursons en peluche de toutes couleurs qui tapissent le fond du couffin. Elle sonne une infirmière. Une souriante jeune femme entre immédiatement.

« Que puis-je pour vous ?

–  Oh, c’est juste que ma fille a perdu son bracelet d’identification !

– J’emmène votre bébé pour lui mettre un nouveau bracelet, et je reviens. Vous avez besoin d’autre chose ?

– Non, merci, ça ira. Ah, juste une seconde : montrez-le-moi ! » Puis, à l’adresse de la petite créature qui s’agite de plus belle, la jeune accouchée lui susurre à l’oreille : « Ne t’inquiète pas, mon bébé joli, on ne va plus se quitter toi et moi ».

« Ouverture des portes. Fermeture des portes ». Ah, quand ce maudit ascenseur va-t-il cesser de jacasser !, se dit la vieille dame, réveillée en sursaut. Cela fait trois semaines qu’ils sont censés le réparer. La chambre est plongée dans le noir, mais elle ne retrouve pas le sommeil, excitée par cette journée qui se profile : sa fille va venir lui rendre visite. Elle sonne pour appeler une infirmière. Elle attend. Elle sonne de nouveau, une fois, deux fois, trois fois. Au bout de trois quarts d’heure, elle entend le chariot grinçant de l’aide-soignante qui passe dans le couloir. Ladite aide-soignante, une femme revêche dans la cinquantaine, surgit dans la chambre en aboyant : « C’est pas bientôt fini, tout ce rafut ! Z’allez réveiller Madame Juppery ! »

En appui sur un coude, la vieille dame jette un coup d’œil à sa compagne de chambre qui dort profondément en émettant un étrange gargouillis.

L’aide-soignante fait mine de repartir, mais l’autre ne se laisse pas impressionner et articule : « Ma fille doit venir aujourd’hui ! Je voudrais que vous me leviez et me prépariez ! 

-Vous avez vu l’heure, bons sang de bon Dieu ? 6h du matin ! Rendormez-vous donc. »

La porte claque derrière la soignante, et le bruit de ses pas fatigués finit par s’éteindre, dans l’hôpital encore endormi.

Elle se dit qu’il est peut-être encore tôt, effectivement, car elle ne sait plus très bien évaluer les heures et le passage du temps. Peut-être à cause de ses problèmes de mémoire ? A bien y réfléchir, elle ne se souvient même pas du nom de l’hôpital où elle se trouve. Il lui suffira de le demander à sa fille, tout à l’heure. Rassurée par cette pensée, elle se rendort.

 Le bébé dort, repu après une intense tété. La mère va pouvoir s’attaquer à son gargantuesque petit déjeuner, que son mari, prévenant, a complété des quelques douceurs bien choisies : des dattes fraîches, des amandes, des fruits de la passion, le tout livré avec des fleurs pour faire bonne mesure. Etienne est très pris par son travail, mais cette naissance vient couronner quatre années d’un amour aussi profond qu’indéfectible. Quant à sa sœur bien-aimée, son aînée déjà mère à trois reprises, elle a décidé que la nourriture de l’hôpital est insuffisante pour « reprendre des forces » et « combler les besoins de l’allaitement ». Voilà pourquoi à côté des amandes, des fruits et des dattes, elle trouve un panier contenant du chocolat, des tisanes, des pâtes de fruits et d’autres friandises colorées.

Elle jette un dernier coup d’œil à la merveille qui dort à côté d’elle, histoire de vérifier que tout va bien, puis, tranquillisée par le souffle léger et régulier de sa fille endormie, elle s’attaque à son petit déjeuner avec voracité.

D’un mouvement brusque, elle repousse l’infâme bouillie beige qui constitue son petit-déjeuner et se tord les mains. Ses mains sont poisseuses, pleines de gelée. Malheureusement, elle ne peut les nettoyer, il  faudrait pour cela qu’elle se lève de son fauteuil roulant. Autant demander à un poisson de voler…  Condamnée à presser ce satané bouton, elle tente sa chance. A moins que le chariot qui récupère les plateaux passe par là… il lui suffirait de demander à Jean ou Hector (elle ne se rappelait plus son nom), de lui mouiller un gant de toilette. Jean (ou Hector ?) était gentil avec elle. C’était bien le seul…

Elle se rend compte qu’elle a encore faim. D’un geste approximatif, elle plonge de nouveau la cuillère dans la bouillie… avant de la recracher. C’est vraiment trop DEGUEULASSE, et tant pis pour le gros mot. Et s’il lui restait quelques gâteaux secs dans sa table de chevet ? Elle se penche, ouvre le tiroir. Ses doigts rencontrent quelques miettes de biscuits qui se collent à ses mains poisseuses. Avec un effort qui lui casse le dos et lui fait venir des élancements dans les épaules, elle fouille encore un peu dans la réserve improvisée.  Rien. Rien que des miettes de petit LU qui se logent sous ses ongles.

Ah, mais voilà que Sandrine (ou Blandine ? Géraldine ?) arrive, avec le sérieux qui sied à sa fonction. Car voyez-vous, Sandrine ou Blandine ou Géraldine est « gestionnaire ».

« Alors, comment on va aujourd’hui ? » s’enquiert-elle en s’asseyant dans l’unique fauteuil de la chambre et en croisant ses bottes en chevreau sur ses cuisses maigres.

Devant l’immobilité de la vieille dame, et après un bref regard lancé vers l’assiette de celle-ci, la « gestionnaire » conclut en soupirant :

« Il faut manger plus que ça, on va finir son assiette, pas vrai ? Il faut reprendre des forces ! »

 Car tout, dans cet hôpital ultra-moderne, est mis en œuvre pour garantir le bien-être du malade.

Son petit déjeuner terminé, elle a hâte de se laver et de s’habiller. Une chaude et intense lumière baigne un carré de la chambre, près des toilettes. Il doit faire bon dehors ! Elle se dirige vers la salle de bains, prend une douche et enfile la nouvelle robe qu’Etienne lui a offerte. Elle se regarde dans le miroir : ses traits sont reposés, son ventre moins douloureux. Elle ne sait pas si elle a le droit de sortir, mais elle se risque dans le couloir et se dirige vers le bureau des infirmières. L’une d’entre elles, qu’elle connaît déjà, vient à sa rencontre. Elle lui conseille d’aller prendre l’air, il fait si beau aujourd’hui !

« Allez donc vous dégourdir les jambes, je m’occuperai de Gabrielle pendant votre absence, prenez tout le temps qu’il vous faudra, il vous faut reprendre des forces ! Votre bébé sera à la pouponnière, vous n’aurez qu’à venir le rechercher. »

Alors elle sort dans le soleil matinal. Elle s’assoit sur un banc, le visage offert aux doux rayons. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Elle se sent merveilleusement bien.

Elle se dit que ce serait bien d’attendre sa fille dehors. Il y a un beau soleil, il lui suffirait de descendre. Mais pousser le fauteuil n’est pas une partie de plaisir, surtout depuis qu’ils l’ont changé. Ce fauteuil-ci est plus lourd que le précédent, en plus ses chaussons balancent dans le vide, l’appui-pied n’étant pas réglé convenablement. Elle loge cette pensée dans un coin de sa tête, bien décidée à en toucher un mot à sa fille, quand elle arrivera.

Elle arrive tout de même à piloter l’engin hors de la chambre, avant de se rendre compte qu’elle est toujours en pyjama. Elle consulte l’horloge murale du fond du couloir : 13h30. Ses mains sont toujours poisseuses, son dentier… échoué dans le verre à dents de la salle de bains. Quant à son haut de pyjama, il est maculé de taches. Il est hors de question qu’elle accueille sa fille dans cette tenue. La panique dans le regard, elle tourne la tête à droite et à gauche, dans la crainte de croiser quelqu’un. Malheureusement, l’ascenseur s’ouvre, libérant un grand type qu’elle n’a jamais vu.

« Où vous allez comme ça, ma petite mamie,  vous n’allez pas sortir de ce temps-là, ce n’est pas le moment de prendre des coups de soleil ! Je vous ramène dans votre chambre ! » Elle ne bronche pas, et comme il a l’air sympathique, elle lui demande de l’aide pour se laver les mains, ce qu’il fait en souriant. Ils bavardent un peu, et il lui dit qu’il doit retourner dans un autre service. Bon, voilà pour les mains. Mais comment va-t-elle s’y prendre pour le reste ?

 Sa famille va bientôt arriver, alors elle quitte le banc au soleil pour remonter dans sa chambre. Alors qu’elle emprunte le couloir qui mène à l’ascenseur, elle avise la cafétéria, ainsi qu’un point presse. Elle cherche son porte-monnaie qu’elle a eu la présence d’esprit de prendre avec elle et s’achète trois magazines, qu’elle lira  ce soir, après le départ de sa sœur, de son mari et de sa cousine. Oh, et puis pourquoi ne pas prendre un petit café, tant qu’elle y est ? La famille ne doit arriver que dans une heure. Elle s’octroie ce menu plaisir en se promettant de ne pas trop traîner et elle en profite pour passer quelques coups de fil à d’autres amis et relations, pour annoncer l’heureux événement.

Elle ne comprend pas, sa fille devrait déjà être là. Ce retard ne lui ressemble pas, même s’il est vrai qu’elle ne se rappelle pas si, à sa dernière visite, elle était à l’heure ou pas. C’était quand, déjà ?

[membership-content]Impossible de s’en souvenir ! Elle lui passerait bien un coup de fil, pour savoir si elle est encore loin. Il y a peut-être des embouteillages ? Elle s’empare du téléphone et attend la tonalité en se répétant mentalement les chiffres magiques. Malheureusement, un bip strident retentit dans le combiné. Interloquée, elle raccroche et décroche à nouveau. En vain. « Votre abonnement a été résilié, l’informe alors sa voisine de chambre, Madame Juppery. J’étais là quand le technicien est passé. Il est venu renouveler nos deux abonnements, mais vous étiez sortie. Je lui ai dit que vous n’alliez pas tarder, qu’il pouvait repasser d’ici cinq ou dix minutes, mais il m’a rétorqué :

-Non, pas la peine, la famille de Madame Morin a bien spécifié qu’il ne fallait pas renouveler son abonnement. »

Sa famille ? Quelle famille ? Sa fille est sa famille ! Il doit y avoir une erreur… elle se résigne à attendre qu’un des soignants passe, pour lui poser la question. Au bout d’une heure, elle s’endort dans son fauteuil.

L’après-midi passe en un clin d’œil. Elle assiste à un véritable défilé dans sa chambre : famille, amis, voisins qui s’extasient devant le bébé et la congratulent chaleureusement. A la fin de cette journée faite de rires et de joie partagés, elle se couche, non sans avoir jeté un coup d’œil au nourrisson, sa fille, sa petite Gabrielle pour la vie, qui dort à ses côtés. Elle croit distinguer une ébauche de sourire étirer les minuscules lèvres roses qui suçotent un bout de drap. Elle avance le bras et lui caresse le front et les joues avant de se mettre en boule dans son propre lit. Elle s’endort immédiatement.

L’après-midi s’étire, jusqu’à saturation. Sa fille n’est pas venue. Elle se résigne au fait qu’elle ne viendra probablement plus, ni aujourd’hui, ni un autre jour. Elle se sent seule, abandonnée, rejetée. La mémoire lui revient, à présent : à sa dernière visite, Gabrielle lui a appris son divorce et son désir de partir vivre à l’étranger. Elle espère juste une chose : qu’elle est heureuse. Après qu’on l’a mise au lit, elle fixe le plafond. Une larme roule sur son visage et se fraie un passage entre deux rides, jusqu’à l’oreiller tout rêche qui lui irrite la joue. Au bout de deux heures, la fatigue a raison d’elle et elle s’endort enfin.

Elle se réveille en sursaut, le lendemain matin, en émettant un cri perçant. Alertée, une infirmière qui passait par là se précipite dans la chambre. La soignante allume la lumière et s’approche du lit. Elle demande à la jeune mère, dont le visage tordu en une expression de pure terreur semble figé:

« Que se passe-t-il, Madame Morin ? Est-ce que tout va bien ?

– Je crois que j’ai fait un cauchemar, lui répond-elle, la voix étranglée par l’émotion. Je me trouvais dans cet hôpital, j’étais vieille, et seule, et abandonnée de tous, même de Gabrielle, ma propre fille, vous vous rendez compte ?

L’autre sourit, rassurante :

– Bah, ce n’est qu’un mauvais rêve, Madame Morin, car même si cela arrivait et que par le plus grand des hasards vous vous retrouviez dans un service de gériatrie ici même, nous sommes à tous points de vue dans un hôpital ultra-moderne, où tout est mis en œuvre pour garantir le bien-être du malade. Vous pouvez vous rendormir, Madame Morin, il n’est que 6 heures du matin. »

Oui, tous autant que vous êtes, où que vous vous trouviez de par le monde dans un de ces établissements les plus modernes « où tout est fait pour garantir le bien-être du malade », vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Prenez garde, cependant : certains de vos pires cauchemars pourraient bien devenir réalité…

FIN

Si vous avez aimé cette histoire, vous aimerez peut-être une autre nouvelle de l’auteur: L’Opéra

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avril 17

Et si vous aviez un corps tout neuf?

Bonjour tout le monde!

Je suis allée pas mal au ciné, ces derniers temps, et, férue de science-fiction comme je suis, je me suis évidemment laissé tenter par Ghost in the Shell, un film  américain réalisé par Rupert Sanders et actuellement encore dans les salles.

Il se trouve qu’une des thématiques du film rejoint la mienne, dans mon roman Au-delà de l’Horizon. Je veux parler du « vol » de cerveau que subit la protagoniste incarnée par Scarlett Johanson.

A ce titre, je me devais d’écrire un billet sur le film et sur cette thématique qui m’est chère.

Commençons par un petit

Résumé

Dans un univers futuriste, le Major est une militaire étonnante et d’un genre nouveau: à moitié humaine et à moitié cyborg. Alors que son corps, lors d’un terrible accident, ne peut être sauvé, on parvient à extraire son cerveau pour le « greffer » à un nouveau corps aux capacités cybernétiques inégalées.

Alors que sa nouvelle mission la conduit à combattre de dangereux criminels, elle découvre qu’on lui a menti sur toute la ligne, et que sa vie n’était pas en danger, mais qu’on lui a délibérément volé son cerveau pour construire et faire naître cette machine de guerre qu’elle est devenue.

Dès lors, elle fera tout pour faire éclater la vérité et punir les responsables.

Ce que j’en pense

Certes, cette idée de cerveau intelligent dans un corps surpuissant était intéressante. Certes, il s’agit d’un film de SF de type « action ». Mais à trop nous abreuver du mélange des genres, on finit par ne plus savoir de quel genre ce « bébé » est fait. Est-ce un film d’action? Un thriller politique? Un drame existentiel?

Force est de constater qu’il revêt ces différentes formes qui, sans être tout à fait tranchées dans la SF, ont tout de même intérêt à ne pas brouiller le spectateur.

J’aurais aimé que la dimension psychologique l’emporte. Voire métaphysique. Et identitaire.

Je ne sais pas, moi, mais si un jour je me réveillais avec la force d’un corps indestructible contenant mon cerveau plein d’expérience, et, je l’espère, de maturité, qu’est-ce que je pourrais faire? Ben j’ai quelques idées, comme:

  • Jouer dans un groupe de rock en chantant des chansons poétiques et engagées mais surtout poétiques
  • Me préparer aux JO en potassant des cours de biochimie (en vue de ma future reconversion)
  • Faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères (mais vraiment, pas des trucs du genre « bonjour », « bonsoir », « où sont les dortoirs? »)
  • Et finalement, envoyer valdinguer la fac et les études, partir faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères parce que les études, ça ne sert décidément à rien pour décrocher le job de ses rêves. (A la place, je monterais mon entreprise, me casserai la gueule et remonterai la deuxième ou la troisième, qui elle, fonctionnera!)

Ah, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait!

Bon, on quitte un peu le domaine de la SF « sabre-laser », mais la bonne SF, c’est celle qui pose des questions, n’est-ce pas?

Et vous, que feriez-vous avec un corps de vingt ans et un cerveau de soixante-quinze?

Ah, et puis, j’allais oublier, si vous voulez lire de la bonne SF, votre humble serviteur a sorti un livre sur le sujet précédemment évoqué. (Mais attention, ici il sera bien question de cerveau, mais aussi de papilles gustatives mutantes et d’une folle équipée à qui il arrive plein de trucs savoureux!)

Voici donc le lien:

Au-delà de l’Horizon

Et pour finir, si le coeur vous en dit, la bande annonce de Ghost in the Shell:

Voilà! Bonne journée à tous!

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avril 11

La Compagnie des Glaces

J’étais tombée dedans au début des années 2000. J’avais adoré cette série. Aujourd’hui, je la relis. Elle comporte tout ce que j’aime dans la SF : de l’aventure, du suspense, du dépaysement. Bref, de la vraie bonne SF d’anticipation.

Je veux parler de la Compagnie des Glaces, la plus grande série de SF jamais publiée par un seul auteur.

Or, il se trouve que la saga est en train d’être rééditée, pour le plus grand bonheur des amateurs!

Résumé:

Alors que la Terre a subi la « Grande Catastrophe » climatique à la suite d’une explosion de la Lune , le monde est recouvert par les glaces. Des compagnies ferroviaires toutes-puissantes se le partagent et dictent leur loi. Cette nouvelle ère glaciaire voit apparaître  Hommes Roux, une nouvelle espèce d’hommes qui sont « capables de résister à des températures de moins quarante ». Les Humains qui ont survécu se voient contraints de vivre des villes sous globe reliés par le rail.

Episodes et séries

La série a été écrite par G.J Arnaud, un auteur français, et publiée de 1980 à 1992, puis de 2001 à 2005 (98 épisodes tout de même…)

Elle comprend La Compagnie des Glaces parus chez Fleuve noir, jusqu’au numéro 36 dans la collection Anticipation, ainsi que les Chroniques glaciaires qui parlent de la genèse de ce monde et qui se situent avant l’histoire de Lien Rag, un des personnages principaux de la série.

Enfin, la série Nouvelle époque fait suite à la Compagnie des Glaces et reprend les mêmes personnages que celle-ci.

Ce que j’en pense:

Amateurs de séries au long cours, celle-ci est faite pour vous! On devient vite accro aux aventures de Lien Rag, de Yeuse, du gnome et des Roux. Rebondissements incessants, personnages hauts en couleur et originaux (avec une mention spéciale pour le « Gnome », très loin des stéréotypes). Le mélange des genres ouvre sans cesse l’histoire : de la SF et de l’anticipation, mais aussi de l’espionnage, du polar, du roman noir et du feuilleton, sans oublier les intrigues amoureuses et  politiques.

La richesse de l’univers créé par l’auteur nous offre un dépaysement sans cesse renouvelé. Mais les amateurs de série aimeront aussi la familiarité des lieux qui reviennent et qui nous font prendre nos marques. En douceur, J. G Arnaud plante le décor, sans jamais surcharger la lecture qui reste fluide.

Sans oublier la touche d’humour et les scènes de sexe qui émaillent la narration.

Pour ceux qui n’auraient pu se procurer la version d’origine chez Fleuve Noir, la série est actuellement rééditée aux éditions  French Pulp Editions.

Vous pouvez vous procurer les deux premiers épisodes du livre en cliquant sous le lien ci-dessous:

La compagnie des glaces 1 & 2

 

 

 

 

 

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mars 27

J’ai trouvé un tableau à la poubelle!

On ne compte plus les œuvres d’art qui ont été découvertes par hasard ou acquises pour une bouchée de pain ! Ni même les tableaux  et les sculptures qui passent aux ordures ménagères . Alors que je faisais des recherches pour ma nouvelle L’Enterrement, je me suis penchée sur le cas des tableaux de peintres célèbres  retrouvés dans un grenier ou dénichés dans une brocante. Je me suis aussi demandé quelle était la marche à suivre si je trouvais un objet d’art de moindre valeur  à la poubelle.

Des exemples d’œuvres d’art qui ont été découvertes par hasard

  • L’œuf de Fabergé qui fait gagner 24 millions d’euros à son propriétaire.En 2014, un ferrailleur américain  achète un oeuf sur un marché aux puces.  L’œuf, qui est  en or, est un  oeuf Fabergé impérial qui avait disparu
  • En Italie, un ouvrier possédait sans le savoir deux tableaux volés puis oubliés dans un train. Il s’agit de deux toiles de Gauguin et Bonnard, qui ont été estimées à plusieurs millions. L’ouvrier italien les avait achetées aux enchères pour 23 euros (45.000 lires)
  • En 2012, une monitrice d’auto-école met aux enchères une petite huile d’Auguste Renoir, estimée entre 75.000 et 100.000 dollars. Martha Fuqua raconte qu’elle l’a achetée pour 7 dollars dans un marché aux puces, en 2009. Aujourd’hui, le tableau a trouvé sa (digne) place dans un musée.

 Que faire si vous découvrez un objet d’art dans une poubelle ?

Je ne vous conseille pas de procéder comme l’héroïne de ma nouvelle L’enterrement !

La question à se poser est plutôt :

« Puis-je m’approprier cette oeuvre? »

On dit d’un bien sans propriétaire qu’il est « res derelictae », une chose volontairement abandonnée par son propriétaire.

Juridiquement, cela signifie que l’objet peut être récupéré par le premier venu.

Cependant, le propriétaire de l’objet dispose de trois années pour revendiquer l’objet s’il a été perdu ou volé à compter du jour de la perte ou du vol.

Concrètement, si vous trouvez une œuvre d’art, vous devez le rapporter au lieu prévu par votre commune et faire une déclaration. Si l’objet n’a pas été récupéré par son propriétaire, il y a prescription et l’objet vous appartient.

 

 

 

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janvier 30

Pollution : où et comment stocker le CO2 ?

Alors que je réfléchis à mon nouveau roman (il s’agira d’une série de SF), j’ai déjà opéré quelques recherches sur la nature et les composés de l’air qui se révèlent d’une actualité troublante. En effet, depuis cinq jours et dans les deux tiers de la France, la pollution est sévère et oblige à des mesures pour la limiter. Ozone, particules fines, diesel, dioxyde d’azote, les polluants de l’air se révèlent particulièrement agressifs.

En revanche, on parle très peu du gaz carbonique, car, selon la française, il n’est pas considéré comme un polluant. Il se révèle pourtant mortel à un certain seuil ! A notre époque, l’air contient environ 0,04 % de CO2. Si l’on dépasse une exposition à 3% plus de 15 minutes, le dioxyde de carbone augmente la fréquence respiratoire et peut conduire, à des seuils supérieurs, à l’évanouissement et à la mort par arrêt respiratoire.

Il devient donc urgent de limiter les émissions de gaz à effet de serre dont le CO2 est responsable à 77%.

Or, des solutions existent, comme celle qui consiste à stocker le CO2 dans d’immenses réservoirs souterrains. Voici comment cela fonctionne.

Piéger le carbone : principes

Alors que le dioxyde de carbone (CO2) est responsable du changement climatique (c’est le principal gaz à effet de serre, avec 30 milliards de tonnes d’émission par an qui sont liées aux activités humaines), les scientifiques disposent de plusieurs moyens pour le capturer, le transporter, et l’injecter.

Piéger le carbone : capture

La première étape consiste à capturer le carbone, c’est-à-dire à l’isoler de l’air ambiant. Pour ce faire, des installations industrielles utilisent trois technologies : la postcombustion (récupération du CO2 dans les fumées), l’oxycombustion (récupération du CO2 par combustion réalisée avec de l’oxygène pur), la précombustion (extraction du CO2 avant la combustion).

 

Piéger le carbone : transport

Une fois le CO2 séparé de l’air, et avant de procéder au stockage, il est nécessaire de le transporter. Cela se fait de deux manières : par pipeline et par bateau. Les pipelines déjà existants peuvent mesurer des milliers de kilomètres.

 

Piéger le carbone : injection

Le principe de stockage consiste à injecter le CO2 dans ce qu’on appelle une « roche réservoir ». Ces roches se trouvent sous la surface de la Terre (on parle de « séquestration géologique ») un peu partout dans le monde, et elles peuvent s’étendre sur des milliers de kilomètres carrés. Elles se trouvent dans des bassins sédimentaires (les aquifères) et dans les gisements pétroliers ou gaziers épuisés.

  • Les aquifères : ce sont des roches poreuses situées à plusieurs centaines de mètres sous la surface de la mer. Leur capacité de stockage est particulièrement intéressante, puisque d’après le GIEC, elle est de l’ordre de 10 000 milliards de tonnes de CO2. On les trouve un peu partout sur la planète.
  • Les gisements d’hydrocarbures : on entend par là également les veines de charbon inexploitées, ou encore les gisements qui arrivent en fin de vie. Bien que le potentiel de stockage soit moindre que dans les aquifères, il est tout de même intéressant.

Problème et défis actuels

Aujourd’hui, il existe de nombreux réservoirs qui seraient propices au stockage géologique du CO2, mais il subsiste des obstacles et des inconvénients, notamment :

  • Les coûts : le stockage est très coûteux en argent et en énergie
  • L’éloignement géographique : les gisements d’hydrocarbure épuisés bénéficient d’une bonne étanchéité, mais ils sont souvent loin et isolés, ce qui nécessite le transport du CO2 sur de longues distances
  • Le manque de connaissances : s’agissant des aquifères, la science et la technologie n’ont pas encore bien maîtrisé le processus, ces aquifères étant pour l’instant mal connus.

Ci-dessous, je vous poste une petite vidéo pour savoir comment, concrètement, réduire ses émissions de C02:

 

 

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janvier 6

Au-delà de l’Horizon est disponible!

Bonjour tout le monde! Et mes meilleurs voeux à vous tous, chers lecteurs, chères lectrices.

Pour bien démarrer l’année, je vous propose de découvrir une histoire qui vous fera passer quelques heures en compagnie de Francis, Antoine et Mina et de mystérieux Chercheurs gastronomes qui peuplent un monde devenu fort étrange et dangereux. Et oui, mon roman Au-delà de l’Horizon est enfin disponible sur Amazon, en téléchargement immédiat. En plus, il est en promo en ce moment (2,99 euros au lieu de 3,99).

Voilà, merci de faire passer l’info.Ocean views

Pour cette nouvelle année, je me lance dans un nouveau projet d’écriture – toujours de la SF – qui se révèle de plus en plus ample et complexe. J’explorerai les thèmes de ce nouveau projet sur ce blog, alors n’hésitez pas à venir voir de temps en temps, je publierai régulièrement des posts sur mon nouveau sujet.

Je peux d’ores et déjà vous dire qu’il aura pour thématiques la forêt et la Nature, l’oxygène et sa préservation, le tout saupoudré d’ethnologie et de technologies modernes. Un mélange détonant!

Merci pour votre fidélité et je vous dis à très bientôt pour le 1er post de la série!

 

 

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décembre 12

Qu’est-ce qu’un trouble gustatif ?

papilles-gustatives

Je déjeunais avec un ami l’autre jour qui me disait ne plus bien sentir les goûts des aliments. « C’est drôle, lui ai-je répondu, je fais quelques recherches en ce moment pour écrire mon nouveau roman, Au-delà de l’Horizon, et il y a une scène où le sens du goût est évalué par une curieuse machine (de mon invention). Le personnage a  subi une mutation de ses papilles gustatives et son sens du goût en est altéré. »

Je me suis donc penchée sur la question : quels sont les différents troubles gustatifs? Quelles en sont les causes ? Est-ce handicapant ?

Bien sûr, cela me rappelle une scène d’un vieux film avec Louis de Funès et Coluche (L’Aile ou la Cuisse) où notre comique, dans le rôle d’un grand restaurateur, se voit mis au défi par un industriel de l’alimentation (Tricastel, si je me souviens bien), de reconnaître divers plats et vins lors d’une confrontation télévisuelle.

Or, Louis de Funès perd le sens du goût (il souffre d’un trouble appelé « ageusie »), ce qui, pour un grand chef, représente  le handicap qu’on peut imaginer…

Mais nous ne sommes pas tous des chefs étoilés, ce qui est un soulagement, n’empêche que perdre le goût des aliments doit représenter un désagrément certain (je songe aussi à la perte d’odorat, qui altère le sens du goût quand on est enrhumé et qui est déjà fort désagréable).

Alors, quels sont donc ces différents troubles gustatifs?

D’après les spécialistes, il convient de distinguer trois troubles du goût principaux :

  1. L’agueusie, dont nous venons de parler et qui est la perte totale du goût
  2. L’hypogueusie, qui est une perte partielle du goût
  3. La dysgueusie, lorsque les goûts sont faussés

Les bourgeons gustatifs situés sur la langue sont capables de percevoir les 4 goûts (sucré, salé, amer, acide). Or, quand il y a trouble du goût, les papilles gustatives ne perçoivent plus normalement ces 4 goûts.

Les raisons d’un trouble gustatif

Les causes d’un trouble gustatif sont diverses. Voici quelques-unes de ces causes :

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren
  • Une mycose
  • La prise de certains médicaments , notamment les antibiotiques
  • Une brûlure
  • Un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie en cas de cancer
  • Un problème dentaire qui nécessite une extraction
  • Une tumeur

Comment guérir d’un trouble gustatif ?

  • Une maladie de Gougerot-Sjögren se traite
  • Un traitement antifongique viendra à bout d’une mycose
  • Les médicaments incriminés pourront être arrêtés ou remplacés par d’autres
  • Un brûlure se guérit avec le temps… les bourgeons gustatifs lésés par la brûlure repoussent au bout d’un moment
  • Enfin, il y existe des troubles du goût qui sont incurables

Vivre avec un trouble gustatif

Les conséquences d’un trouble gustatif vont bien au-delà de la perte du plaisir de manger. Les personnes atteintes d’un trouble gustatif se sentent souvent exclues socialement, et certaines d’entre elles peuvent souffrir de dépression.

La plupart des sujets touchés angoissent à l’idée d’aller au restaurant, et restent chez elles. Le repas peut devenir anxiogène. La perte du sens gustatif est une perte de sens, comme la perte de l’ouïe, ou de la vue, ce qui nécessite un processus de deuil.

Le trouble gustatif en SF

Personnellement, je me suis demandé ce qu’il arriverait à mon histoire, dans Au-delà de l’Horizon, si l’un de mes personnages voyait son sens du goût modifié. Modifié, dans le sens où il aurait subi non pas un trouble, mais une mutation. J’explore cette piste dans le livre, et vous aimerez peut-être découvrir comment j’ai traité ce sujet.

Le livre n’est pas encore disponible, mais il le sera d’ici peu! (N’hésitez pas à remplir le formulaire ci-contre pour que je vous communique la date de sortie).
Et pour finir, j’ai trouvé un extrait du film avec Louis de Funès et Coluche. Le revoir m’a bien fait rire, je vous le poste ci-dessous!

A bientôt !

 

 

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