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Respirer sur notre planète… et ailleurs

D’après les connaissances actuelles, la Terre est la seule planète où l’être humain peut respirer. Je me suis demandé comment et pourquoi, afin d’enrichir l’univers de mon roman, qui se passe dans un monde postapocalyptique où l’oxygène vient à manquer, voire a complètement disparu. Je vous expliquerai de quoi l’air est composé, puis comment s’est formée l’atmosphère. Nous verrons ensuite quelques exemples de planète pourvues d’une atmosphère, puis les expériences menées par les scientifiques pour créer de toute pièce de l’eau et de l’oxygène sur d’autres planètes.

De quoi  l’air est-il composé?

L’air est un mélange de gaz. Ces gaz sont invisibles et sans odeur. L’air est constitué  d’oxygène et d’azote, et d’autres gaz comme le gaz carbonique, l’ozone, l’hydrogène et de vapeur d’eau.

Pourquoi peut-on respirer sur la Terre?

La terre est la seule planète connue qui soit entourée d‘une atmosphère. En outre, cette atmosphère gazeuse est suffisamment dense (de l’ordre d’une centaine de kilomètres d’épaisseur), de sorte  qu’il est possible de respirer.

Ces gaz sont composés d’oxygène.

D’autres planètes du système solaire possèdent une atmosphère (comme Vénus et mars), mais leur atmosphère est essentiellement constituée de gaz carbonique. Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, quant à elles, ont une atmosphère essentiellement formée d’hydrogène.

Comment l’atmosphère s’est-elle formée sur la Terre?

C’est grâce aux volcans que l’atmosphère primitive de notre planète a pu se constituer. Les volcans, en rejetant des gaz, ont été éjectés. Les gaz engendrés par la matière en fusion ont été dispersés dans l’atmosphère, composée alors de dioxyde de carbone et de méthane. Ces gaz se sont concentrés au-dessus de notre planète, provocant un effet de serre.

Cette atmosphère primitive a réchauffé la planète, mais c’était encore insuffisant pour créer un air respirable. Une autre planète a dû entrer en collision avec la Terre, et les gaz toxiques, constitutifs de cette atmosphère primitive, ont été soufflés pour laisser la place à une nouvelle atmosphère. De nouveaux gaz sont alors apparus: l’azote, le CO2 et la vapeur d’eau.

Puis, les océans se sont formés.

La vie et le développement de la végétation ont accru la quantité d’oxygène dans l’atmosphère grâce à la photosynthèse. Car les plantes rejettent de l’oxygène. (Si vous souhaitez lire une courte histoire postapocalyptique sur le thème de la végétation, je vous conseille l’excellente nouvelle d’Olivier Saraja, Spores, disponible sous ce LIEN. C’est très bien écrit et intéressant).

Les autres planètes du système solaire ont-elles une atmosphère?

Le système solaire est composé de neuf planètes.

L’espace étant dépourvu d’atmosphère et d’oxygène, il est impossible d’y respirer. Sur Mars, il y a bien une atmosphère, mais elle est composée de CO2, d’azote en petite quantité et de quelques traces d’oxygène.

Mercure et Pluton n’ont pas d’atmosphère. Elles sont criblées de météorites. Vénus possède une atmosphère, ainsi que Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus. Malheureusement, ces planètes  ne peuvent abriter la vie car elles sont soit trop acides, soit trop gazeuses ou trop denses.

Pourrait-on créer de toutes pièces de l’eau et de l’oxygène sur une autre planète?

Dans le but de coloniser Mars (voire d’autres planètes plus éloignées), la NASA mobilise tous ses talents pour  fabriquer de l’eau et de l’oxygène sur la Lune, d’abord, puis sur d’autres planètes. Les astronautes pourraient ainsi boire et respirer naturellement. De plus, comme il ne serait plus nécessaire de transporter depuis la Terre l’approvisionnement en eau et en oxygène pour des missions lointaines, il deviendrait ainsi possible pour l’Homme de partir pour des destinations lointaines.

La Nasa a donc lancé des tests (le premier aura lieu en 2018) afin d’extraire les ressources nécessaires dans l’espace, en recherchant sur la Lune de l’hydrogène. En extrayant et en chauffant ce gaz, il deviendra possible de créer de la vapeur d’eau. Un premier pas pour trouver de l’eau…

A noter: la NASA a déjà trouvé de l’eau sur la Lune, sous forme de glace.

Une autre expérience est prévue sur Mars en 2020. Là, il s’agira de fabriquer de l’oxygène à partir de l’extraction de dioxyde de carbone trouvée dans l’atmosphère de Mars.

Si vous avez aimé les thématiques abordées dans ce billet, suivez ce LIEN pour découvrir les autres réalisations de l’auteure.

 

Le rejet social

Dans le billet d’aujourd’hui, il sera question de relations… sous l’angle du rejet. Dans mes recherches actuelles, je suis confrontée aux relations qui existent au sein d’une bande d’amis (ici des adolescents). Les jeunes de mon livre ont un grand rôle à jouer dans la série, même s’ils ne sont pas majoritairement présents au début du roman (si vous cherchez à explorer les relations entre jeunes adultes au sein d’une fiction de qualité, je vous invite à découvrir la série de l’auteur Auguste de Madec, L’Héritier de l’Eau, disponible sous ce LIEN). Je me suis demandé ce que recouvre exactement le phénomène de rejet social, notamment chez les adolescents.

Qu’est-ce que le rejet social ?

Le rejet social, appelé aussi ostracisme désigne le fait pour une personne d’être exclue d’un groupe. Il désigne aussi le fait d’être rejeté par un partenaire lors d’une rupture amoureuse. Le besoin d’être accepté socialement est un besoin si important que le rejet peut être vécu par la personne qui en est victime comme une épreuve psychologique d’une violence extrême (comparable à une douleur d’ordre physique).

Le rejet social chez les adolescents

A l’adolescence, le rejet social est particulièrement douloureux. Les jeunes considèrent leur groupe d’amis comme une seconde famille, ce qui leur permet de structurer leur identité et de mûrir. C’est à cet âge-là que les amitiés sont les plus fortes, et qu’elles vont accompagner le jeune dans son émancipation par rapport aux parents. C’est aussi l’âge des confidences, de l’intimité.

Un jeune, victime de rejet social, pourrait bien perdre ses repères et se sentir fragilisé.

S’il a développé suffisamment d’autonomie et d’estime de soi, il pourra relativiser et le prendra avec philosophie.

Dans le cas contraire, un fort sentiment de solitude pourrait l’envahir.

Les conséquences du rejet social sur la santé et le bien-être

Tristesse, isolement, troubles du sommeil, colère, anxiété, dépression, jalousie et même baisse du système immunitaire, les conséquences physiques et psychologiques du rejet social sont nombreuses.

 Le rejet social, une ruse de la nature?

Il semblerait que les besoins sociaux soient aussi fondamentaux que le besoin d’eau et de nourriture pour vivre. C’est un besoin enraciné dans notre histoire, dans notre évolution.

Le fait de vivre en groupe est en effet le gage de notre survie. La Nature a prévu que l’espèce humaine, comme n’importe quelle espèce, reste groupée pour faire front et éviter la mort. D’où la violence de nos sentiments lorsque nous nous sentons exclus !

Et tout cela fonctionne de la même manière dans la littérature et les romans… mais cela je vous en parlerai plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les espèces végétales disparues et la protection de la flore et de la faune

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On évoque souvent le cas des espèces animales disparues, mais beaucoup moins celui des végétaux qui ont été rayés de la surface du globe. Et pourtant…

Saviez-vous que:

  • 6 espèces de champignons ont totalement disparu et des dizaines d’autres sont menacées (car les champignons, c’est délicieux dans une assiette, mais pas que: c’est aussi très utile dans l’écosystème, par exemple pour recycler les déchets des autres plantes, pour produire de la pénicilline, pour le développement des animaux)
  • Certains arbres comme l’ébène et l’acajou sont devenus rares
  • Le phénomène est:
    • Local: un exemple dans le nord de la France , où entre  2005 et 2010  dans les catégories  « présumées disparues ” et “ disparues ”, se chiffrent à  plus de 100 espèces par an
    • Mondial: avec par exemple l’ail (Allium sativum), disparu à l’état sauvage,  avec certains crucifères en Espagne, ou encore plein d’autres espèces en Equateur, au Chili, aux Etats-Unis, en Polynésie, au Japon, en Turquie, etc.

Pour faire simple et synthétiser, on peut retenir, en ce qui concerne la disparition des espèces végétales,  la statistique suivante:

Alors que les forêts représentent près d’un tiers des terres émergées, une espèce végétale sur cinq est menacée de disparition dans le monde.

La raison qui explique la disparition des espèces végétales?

Deux facteurs principaux sont en cause:

  1. Le réchauffement climatique
  2. La déforestation, notamment concernant les bois précieux dont nous parlions dans la section précédente.

Selon une étude très sérieuse menée en 2010, le couvert forestier mondial a diminué de 3,1% entre 2000 et 2005.

L’exemple du palmier comme espèce végétale en voie de disparition

On s’imagine mal ce végétal disparaître des forêts tant il est présent dans l’imaginaire collectif. Pourtant le palmier sauvage est bel et bien menacé par la déforestation… du fait même de sa popularité. Présent dans les forêts tropicales humides, le palmier est menacé car l’homme n’a eu de cesse depuis des siècles de l’employer pour des usages multiples et variés. (A noter: il existe un projet européen d’étude sur le palmier, le projet PALMS, qui a pour champ d’étude l’impact des activités anthropiques  sur  la diversité génétique des palmiers sauvages).

Mais alors, qu’est-ce que je peux faire, moi, me direz-vous, à mon (humble) niveau? Comment puis-je contribuer à respecter la nature? Est-ce que je peux seulement faire quelque chose?

 

En l’état actuel des choses, il n’y a pas grand chose à craindre, en effet: il y a encore suffisamment d’oxygène dans l’atmosphère (même si la pollution menace notre santé), on trouve encore de quoi fabriquer de la pénicilline (même si les antibiotiques ne sont plus si efficaces), on se passe d’une commode en ébène… et pour l’ail, il y a les pépinières.

Mais pour nos enfants…

Petits conseils pour préserver les espèces végétales (et animales) à la perspective des vacances qui approchent

Pour préserver les espèces végétales et la biodiversité, il existe des gestes simples à adopter en vacances:

A la mer

Ne laissez rien sur la plage: ni mégot de cigarette, ni cannette, ni déchets organiques. On trouve encore

des sacs en plastique dans la mer qui tuent les tortues.

Si c’est la pêche qui vous tente,

 

veillez à respecter les quotas et les périodes de reproduction des crustacés. Renseignez-vous avant.

Ne ramenez rien de vos expéditions sous-marines si vous faites de la plongée. Respectez les récifs coralliens. Ne faites pas de plongée « sauvage » (mieux vaut s’adresser à un centre agréé).

A la montagne

  • Ne jetez pas vos déchets, enterrez le papier hygiénique qui sera de la sorte décomposé plus rapidement.
  • Ne sortez pas des sentiers balisés.
  • Renseignez-vous si vous prévoyez de faire de l’escalade: la faune locale peut être en phase d’éclosion (prédateurs).
  • N’oubliez pas qu’un simple mégot de cigarette peut suffire à déclencher un incendie. Restez vigilant.
  • Certaines espèces de plantes sont protégées, on ne peut pas tout cueillir dans la nature! (Au risque de perturber l’écosystème).
  • Ne donnez pas de pain ou autres denrées aux animaux sauvages. Leur estomac n’est pas fait pour ce type de nourriture et ils pourraient en mourir.

 

 

 

 

 

Réchauffement climatique : les gaz à effet de serre et le rôle des forêts

Je me consacre en ce moment à des recherches (si vous avez des velléités d’écriture, allez voir cet excellent billet de Dana B. Chalys, sur la nécessité de bien mener ses recherches pour un écrivain ) pour mon prochain roman. Je parcours la BPI de Beaubourg de long en large, ma bibliothèque préférée. (Surtout l’été, quand les étudiants en ont fini avec leurs révisions. Je n’ai pas à faire la queue ni à chercher une place !).

Je lis donc des documents sur le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, la pollution.

Je cherche plus particulièrement des informations sur le rôle des forêts dans  la préservation de notre planète.

Voici donc un petit topo sur le sujet, qui vous éclairera je l’espère.

Commençons par les gaz à effet de serre.

Les GES, la principale cause du réchauffement climatique

Les GES sont de plusieurs natures : voici les principaux

  • La vapeur d’eau
  • Le méthane
  • Le dioxyde de carbone
  • L’ozone

Réchauffement climatique : un phénomène récent dans l’histoire de notre planète

C’est depuis l’avènement de l’ère industrielle, au XIXème siècle, que ces gaz sont en augmentation.

L’émission de ces GES ont pour conséquence météorologique des sécheresses, des ouragans et des typhons, et le réchauffement climatique.

Pourtant, cet effet n’a rien d’inéluctable. Car notre planète a un effet d’autorégulation important, notamment grâce à la végétation et au rôle primordial des forêts.

Les forêts, une arme de purification massive pour lutter contre le réchauffement climatique

Les forêts séquestrent naturellement des millions de tonnes de C02 chaque année. Les deux principaux « poumons verts » de la planète sont l’Amazonie et l’Afrique. Ces derniers purifient l’air même si les émissions polluantes se trouvent  à des milliers de kilomètres de distance.  Les arbres absorbent et retiennent donc le CO2, qui est le principal GES. Ce sont ainsi des millions de tonnes de carbone qui sont captés naturellement par les forêts.

Si les forêts captent autant de CO2, la déforestation, on s’en doute, produit l’effet inverse. D’après les statistiques actuelles (données par l’ONU), la planète perd chaque année plus de 1% de ses zones boisées, les forêts tropicales étant les plus touchées.

La reforestation pourrait donc être une solution.

 

La reforestation : une stratégie pour lutter contre le réchauffement climatique

Il est nécessaire aujourd’hui de réduire les GES le plus rapidement possible. Or, la reforestation naturelle est un phénomène d’une extrême lenteur !

Pour accélérer la reforestation, différents accords sur le climat encouragent la mise en œuvre des projets suivants :

  • Une reforestation avec des arbres jeunes : en effet, plus les arbres sont jeunes, plus ils absorbent de carbone. A noter que le carbone est aussi absorbé dans les sols. Aujourd’hui, différents projets sont mis en œuvre, notamment en Afrique, dans le cadre de mécanismes de crédit carbone.
  • Une meilleure utilisation du bois : la construction est une priorité, car ce matériau possède une bonne capacité de stockage du carbone.
  • Une amélioration de la gestion des forêts.
  • Une réduction des émissions dues à la déforestation.
  • Un encouragement à la substitution énergétique par la consommation de bois en remplacement des énergies fossiles.

Voilà, j’espère que vous aimerez l’utilisation que je ferai de ces recherches dans mon roman (son cadre, sa thématique, sa dramaturgie, ses décors). Mais pour cela, il va falloir attendre un peu…

Ah! J’allais oublier: je vous joins une petite vidéo sur le sujet d’aujourd’hui:

 

En revanche, je vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour un prochain billet dans une thématique proche. Bonne semaine!🌴

 

 

 

 

Acheter une île: pourquoi pas vous?

Au moment où je faisais mes recherches pour mon roman Au-delà de l’Horizon, je me suis renseignée sur les îles et j’ai appris comment il était possible d’en acheter. J’ai trouvé cela très intéressant, et je me suis dit que j’allais faire un article là-dessus. Je consacre donc le billet d’aujourd’hui  à un petit topo sur le sujet.

Acheter une île : législation

Il existe de nombreuses îles de par le monde. Il s’ensuit qu’une île dépend d’un pays, tout comme c’est le cas pour les mers qui l’entourent. Le droit international est clair sur ce point : une île appartient à un Etat si elle est située dans ses eaux territoriales.

A partir de là, il convient d’opérer une distinction entre :

  • Les îles en « freehold » : si vous choisissez une île en freehold, vous pouvez en devenir propriétaire complètement.
  • Les îles en « leashold » : ces îles, en revanche, sont soumises à un bail, qui peut s’étendre de 10 à 99 ans.

S’agissant des impôts,  si votre île représente votre habitation principale ou votre résidence secondaire, la fiscalité est différente.

Acheter une île : tarifs

Là, on a tous les cas de figure, du moins cher au plus cher.

Tout dépend de la localisation géographique de l’île sur laquelle vous avez jeté votre dévolu.

On peut acquérir une île pour quelques milliers d’euros, mais pas en France ni en Europe ! Il faudra vous renseigner sur la situation politique du pays, mais aussi prendre en compte les aménagements à prévoir (eau, électricité, possibilité de construire, etc.)

Acheter une île : précautions à prendre

  • Le relationnel : demandez-vous si les locaux acceptent les étrangers, sinon gare aux problèmes ! (Intéressant aussi pour savoir s’ils garderont un œil sur votre bien pendant vos absences).
  • Les risques naturels : attention ici aux typhons, tsunami, et aux tempêtes. Vérifiez également que votre île ne se trouve pas sur une zone sismique.
  • L’accessibilité : prenez bien en compte le temps de trajet pour vous rendre sur l’île de vos rêves. Si vous n’avez que des weekends prolongés et trois semaines de vacances par an, parcourir des milliers de kilomètres pour vous rendre sur votre île semble peu rationnel !

Acheter une île : derniers conseils

Ça y est, vous avez trouvé l’île de vos rêves ? Pas si sûr. L’ultime conseil serait en effet de tester avant d’acheter. Allez donc passer un mois sur votre île avant de signer le contrat.  Il est même possible pour les Robinson en herbe de louer avant d’acheter. (C’est comme pour un instrument de musique il vaut mieux louer avant de s’engager !)

Ah, et un dernier conseil (de simple bon sens, mais l’évidence ne saute pas toujours aux yeux, surtout si vous êtes emporté par un enthousiasme bien légitime !:)Vérifiez  la profondeur de l’eau  autour de votre île : pourrez-vous acheminer les matériaux nécessaires à la construction ? Vous n’allez pas vous contenter d’une cabane en rondins !

Remarquez, chacun ses goûts !

Et vous, est-ce que ça vous fait rêver de posséder une île ?

 

 

 

Liane Miorarty: le secret du mari

Séduite par les critiques aussi nombreuses que dithyrambique sur Le secret du mari, je me suis plongée dans la lecture de ce roman qui me change un peu de mes lectures habituelles, plus orientées SF et polar.

J’avoue que je n’ai pas été déçue.

Voici la quatrième de couverture:

Jamais Cécilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : »A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont  leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.

Ce que j’en pense:

On se dit au début qu’il s’agit d’un roman à l’eau de rose sur fond de ventes tupperware et de famille modèle (avec père attentionné, petites filles modèles et femmes modernes hyper-actives) façon Desperate Housewives. C’est drôle, léger, bien écrit, mais  l’auteur, mine de rien, pose ses pions un à un. Nous suivons ainsi l’histoire de trois familles où les femmes sont à l’honneur, et c’est au début un peu cliché (une femme trompée par son mari, une mère qui ne fait pas le deuil de sa fille assassinée il y a presque vingt ans). Mais voilà, il y a l’histoire de cette lettre, et c’est là le coup de génie de l’auteur qui confère au roman une dimension tragique et éthique. Un souffle inédit qui remet tout en perspective.

Cécilia ouvrira-t-elle la lettre? Car son mari a bien spécifié: « A n’ouvrir qu’après ma mort ».

Les personnages se croisent, les destins se nouent.C’est plein de rebondissements, et l’on se dit que « ça n’arrive pas qu’aux autres ». Car il suffit de pas grand chose pour que tout bascule.

Un seul bémol: je trouve le début un peu long, le temps que Cécilia ouvre la lettre de son mari. Ses atermoiements (« Je l’ouvre? » « Je l’ouvre pas? »), sont un peu lourds et agaçants.

Si comme moi vous êtes intrigué par ce Secret, cliquez sur le lien ci-dessous pour le découvrir:

 

 

 

 

Wulu, un film engagé sur le trafic de cocaïne


Je suis allée voir un film qui ne laisse pas indifférent, et je souhaite vous  faire part de ma découverte dans le billet d’aujourd’hui.

Il s’agit de Wulu, un premier long métrage réalisé par un cinéaste franco-malien, Daouda Coulibaly.

On y suit l’implacable dérive de Ladji, un jeune de 21 ans qui tombe dans le crime organisé au Mali. Ladji est interprété par Ibrahim Koma.  La soeur de Ladji, qui détient le second rôle dans le film, est jouée par la  chanteuse Inna Modja.

A travers Wulu ( « le chien » en bambara), nous suivons le parcours d’un jeune homme pauvre et ambitieux qui ne résiste pas au chant des sirènes et se met à dealer de la cocaïne. On assiste à son ascension sociale irrésistible alors qu’il commence au bas de l’échelle, transportant la drogue en minibus. Sa motivation est d’autant plus forte que sa soeur est tombée dans la prostitution et qu’il cherche à l’en sortir.

Mais le film acquiert progressivement une autre dimension, passant de l’intime au politique. Les pérégrinations du héros nous éclairent sur la situation de crise que subit le Mali depuis 2012 . On y découvre l’influence de bandes sur le monde politico-militaire. On comprend mieux également  le rôle du trafic de drogue sur le financement du terrorisme.

Un film à découvrir, avec des acteurs talentueux et en majorité Africains, dont certains d’entre eux font ici leurs débuts au cinéma.

 

Ozon: L’amant double

Alors que Chloé (jouée par Marine Vacth) a mal au ventre et qu’aucune explication médicale n’est trouvée, sa gynécologue l’envoie consulter un psychiatre. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul (interprété par Jérémie Rénier), un psychothérapeute qui la reçoit pour quelques séances. Mais la thérapie ne peut pas continuer car Paul tombe amoureux de sa patiente.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Sauf que…

Chloé n’est pas insensible au charme de son beau psychiatre  et elle en vient donc  à former un couple avec ce dernier.

Très rapidement, Chloé nourrit des doutes quant à son  amant. Pourquoi lui ment-il sur son identité ? Quelle est cette femme qu’il voit en secret ? Et qu’en est-il du  jumeau de Paul que Chloé voit en secret et qui se révèle bien différent  de son frère ?

Entre plans très crus et scènes torrides, jeux de miroirs, escaliers en colimaçons et split screen, les multiples effets de style rendent  le scénario du film (inspiré d’un roman  de Joyce Carol Oates) aussi tordu qu’alambiqué, de sorte que le spectateur  s’y perd. « J’aime brouiller les frontières pour amener le spectateur à s’interroger sur la nature des images », se défend le réalisateur. Peut-être, mais à ce point-là, n’est-ce pas au détriment du plaisir que tout spectateur est en droit de retirer d’une sortie au ciné ?

Car honnêtement, ce thriller érotico-psychanalytique m’a mise un peu mal à l’aise. (Et je pense que je n’étais pas la seule dans la salle). Son côté obscène et clinique n’y est pas étranger, je pense, sans parler des questions posées par l’intrigue qui ne sont pas résolues.

On rapproche ce film des œuvres d’Alfred Hitcock, de Brian de Palma ou encore de Paul Verhoeven mais il ressort de cette « exploration » (vous comprendrez ce que je veux dire d’entrée de jeu, dès la première scène) qu’on est loin de la maîtrise dont avait fait preuve François Ozon dans 8 femmes,  ou de la subtilité avec laquelle il avait traité Frantz.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour ouvrir le débat !

Voici la bande-annonce pour ceux d’entre  vous qui  n’auraient pas vu le film :

 

 

 

 

 

 

 

Une journée à l’hôpital

Réveillée par les doux vagissements de son nouveau-né, la jeune maman sourit tendrement au petit être qui s’agite dans le couffin à côté de son lit, dans la chambre individuelle où elle récupère de son accouchement. Un peu maladroite, elle se met debout, se penche en avant et prend le nourrisson dans ses bras. Le petit bracelet marqué du prénom de Gabrielle et qui entoure le minuscule poignet se détache et tombe au milieu des oursons en peluche de toutes couleurs qui tapissent le fond du couffin. Elle sonne une infirmière. Une souriante jeune femme entre immédiatement.

« Que puis-je pour vous ?

–  Oh, c’est juste que ma fille a perdu son bracelet d’identification !

– J’emmène votre bébé pour lui mettre un nouveau bracelet, et je reviens. Vous avez besoin d’autre chose ?

– Non, merci, ça ira. Ah, juste une seconde : montrez-le-moi ! » Puis, à l’adresse de la petite créature qui s’agite de plus belle, la jeune accouchée lui susurre à l’oreille : « Ne t’inquiète pas, mon bébé joli, on ne va plus se quitter toi et moi ».

« Ouverture des portes. Fermeture des portes ». Ah, quand ce maudit ascenseur va-t-il cesser de jacasser !, se dit la vieille dame, réveillée en sursaut. Cela fait trois semaines qu’ils sont censés le réparer. La chambre est plongée dans le noir, mais elle ne retrouve pas le sommeil, excitée par cette journée qui se profile : sa fille va venir lui rendre visite. Elle sonne pour appeler une infirmière. Elle attend. Elle sonne de nouveau, une fois, deux fois, trois fois. Au bout de trois quarts d’heure, elle entend le chariot grinçant de l’aide-soignante qui passe dans le couloir. Ladite aide-soignante, une femme revêche dans la cinquantaine, surgit dans la chambre en aboyant : « C’est pas bientôt fini, tout ce rafut ! Z’allez réveiller Madame Juppery ! »

En appui sur un coude, la vieille dame jette un coup d’œil à sa compagne de chambre qui dort profondément en émettant un étrange gargouillis.

L’aide-soignante fait mine de repartir, mais l’autre ne se laisse pas impressionner et articule : « Ma fille doit venir aujourd’hui ! Je voudrais que vous me leviez et me prépariez ! 

-Vous avez vu l’heure, bons sang de bon Dieu ? 6h du matin ! Rendormez-vous donc. »

La porte claque derrière la soignante, et le bruit de ses pas fatigués finit par s’éteindre, dans l’hôpital encore endormi.

Elle se dit qu’il est peut-être encore tôt, effectivement, car elle ne sait plus très bien évaluer les heures et le passage du temps. Peut-être à cause de ses problèmes de mémoire ? A bien y réfléchir, elle ne se souvient même pas du nom de l’hôpital où elle se trouve. Il lui suffira de le demander à sa fille, tout à l’heure. Rassurée par cette pensée, elle se rendort.

 Le bébé dort, repu après une intense tété. La mère va pouvoir s’attaquer à son gargantuesque petit déjeuner, que son mari, prévenant, a complété des quelques douceurs bien choisies : des dattes fraîches, des amandes, des fruits de la passion, le tout livré avec des fleurs pour faire bonne mesure. Etienne est très pris par son travail, mais cette naissance vient couronner quatre années d’un amour aussi profond qu’indéfectible. Quant à sa sœur bien-aimée, son aînée déjà mère à trois reprises, elle a décidé que la nourriture de l’hôpital est insuffisante pour « reprendre des forces » et « combler les besoins de l’allaitement ». Voilà pourquoi à côté des amandes, des fruits et des dattes, elle trouve un panier contenant du chocolat, des tisanes, des pâtes de fruits et d’autres friandises colorées.

Elle jette un dernier coup d’œil à la merveille qui dort à côté d’elle, histoire de vérifier que tout va bien, puis, tranquillisée par le souffle léger et régulier de sa fille endormie, elle s’attaque à son petit déjeuner avec voracité.

D’un mouvement brusque, elle repousse l’infâme bouillie beige qui constitue son petit-déjeuner et se tord les mains. Ses mains sont poisseuses, pleines de gelée. Malheureusement, elle ne peut les nettoyer, il  faudrait pour cela qu’elle se lève de son fauteuil roulant. Autant demander à un poisson de voler…  Condamnée à presser ce satané bouton, elle tente sa chance. A moins que le chariot qui récupère les plateaux passe par là… il lui suffirait de demander à Jean ou Hector (elle ne se rappelait plus son nom), de lui mouiller un gant de toilette. Jean (ou Hector ?) était gentil avec elle. C’était bien le seul…

Elle se rend compte qu’elle a encore faim. D’un geste approximatif, elle plonge de nouveau la cuillère dans la bouillie… avant de la recracher. C’est vraiment trop DEGUEULASSE, et tant pis pour le gros mot. Et s’il lui restait quelques gâteaux secs dans sa table de chevet ? Elle se penche, ouvre le tiroir. Ses doigts rencontrent quelques miettes de biscuits qui se collent à ses mains poisseuses. Avec un effort qui lui casse le dos et lui fait venir des élancements dans les épaules, elle fouille encore un peu dans la réserve improvisée.  Rien. Rien que des miettes de petit LU qui se logent sous ses ongles.

Ah, mais voilà que Sandrine (ou Blandine ? Géraldine ?) arrive, avec le sérieux qui sied à sa fonction. Car voyez-vous, Sandrine ou Blandine ou Géraldine est « gestionnaire ».

« Alors, comment on va aujourd’hui ? » s’enquiert-elle en s’asseyant dans l’unique fauteuil de la chambre et en croisant ses bottes en chevreau sur ses cuisses maigres.

Devant l’immobilité de la vieille dame, et après un bref regard lancé vers l’assiette de celle-ci, la « gestionnaire » conclut en soupirant :

« Il faut manger plus que ça, on va finir son assiette, pas vrai ? Il faut reprendre des forces ! »

 Car tout, dans cet hôpital ultra-moderne, est mis en œuvre pour garantir le bien-être du malade.

Son petit déjeuner terminé, elle a hâte de se laver et de s’habiller. Une chaude et intense lumière baigne un carré de la chambre, près des toilettes. Il doit faire bon dehors ! Elle se dirige vers la salle de bains, prend une douche et enfile la nouvelle robe qu’Etienne lui a offerte. Elle se regarde dans le miroir : ses traits sont reposés, son ventre moins douloureux. Elle ne sait pas si elle a le droit de sortir, mais elle se risque dans le couloir et se dirige vers le bureau des infirmières. L’une d’entre elles, qu’elle connaît déjà, vient à sa rencontre. Elle lui conseille d’aller prendre l’air, il fait si beau aujourd’hui !

« Allez donc vous dégourdir les jambes, je m’occuperai de Gabrielle pendant votre absence, prenez tout le temps qu’il vous faudra, il vous faut reprendre des forces ! Votre bébé sera à la pouponnière, vous n’aurez qu’à venir le rechercher. »

Alors elle sort dans le soleil matinal. Elle s’assoit sur un banc, le visage offert aux doux rayons. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Elle se sent merveilleusement bien.

Elle se dit que ce serait bien d’attendre sa fille dehors. Il y a un beau soleil, il lui suffirait de descendre. Mais pousser le fauteuil n’est pas une partie de plaisir, surtout depuis qu’ils l’ont changé. Ce fauteuil-ci est plus lourd que le précédent, en plus ses chaussons balancent dans le vide, l’appui-pied n’étant pas réglé convenablement. Elle loge cette pensée dans un coin de sa tête, bien décidée à en toucher un mot à sa fille, quand elle arrivera.

Elle arrive tout de même à piloter l’engin hors de la chambre, avant de se rendre compte qu’elle est toujours en pyjama. Elle consulte l’horloge murale du fond du couloir : 13h30. Ses mains sont toujours poisseuses, son dentier… échoué dans le verre à dents de la salle de bains. Quant à son haut de pyjama, il est maculé de taches. Il est hors de question qu’elle accueille sa fille dans cette tenue. La panique dans le regard, elle tourne la tête à droite et à gauche, dans la crainte de croiser quelqu’un. Malheureusement, l’ascenseur s’ouvre, libérant un grand type qu’elle n’a jamais vu.

« Où vous allez comme ça, ma petite mamie,  vous n’allez pas sortir de ce temps-là, ce n’est pas le moment de prendre des coups de soleil ! Je vous ramène dans votre chambre ! » Elle ne bronche pas, et comme il a l’air sympathique, elle lui demande de l’aide pour se laver les mains, ce qu’il fait en souriant. Ils bavardent un peu, et il lui dit qu’il doit retourner dans un autre service. Bon, voilà pour les mains. Mais comment va-t-elle s’y prendre pour le reste ?

 Sa famille va bientôt arriver, alors elle quitte le banc au soleil pour remonter dans sa chambre. Alors qu’elle emprunte le couloir qui mène à l’ascenseur, elle avise la cafétéria, ainsi qu’un point presse. Elle cherche son porte-monnaie qu’elle a eu la présence d’esprit de prendre avec elle et s’achète trois magazines, qu’elle lira  ce soir, après le départ de sa sœur, de son mari et de sa cousine. Oh, et puis pourquoi ne pas prendre un petit café, tant qu’elle y est ? La famille ne doit arriver que dans une heure. Elle s’octroie ce menu plaisir en se promettant de ne pas trop traîner et elle en profite pour passer quelques coups de fil à d’autres amis et relations, pour annoncer l’heureux événement.

Elle ne comprend pas, sa fille devrait déjà être là. Ce retard ne lui ressemble pas, même s’il est vrai qu’elle ne se rappelle pas si, à sa dernière visite, elle était à l’heure ou pas. C’était quand, déjà ?

[membership-content]Impossible de s’en souvenir ! Elle lui passerait bien un coup de fil, pour savoir si elle est encore loin. Il y a peut-être des embouteillages ? Elle s’empare du téléphone et attend la tonalité en se répétant mentalement les chiffres magiques. Malheureusement, un bip strident retentit dans le combiné. Interloquée, elle raccroche et décroche à nouveau. En vain. « Votre abonnement a été résilié, l’informe alors sa voisine de chambre, Madame Juppery. J’étais là quand le technicien est passé. Il est venu renouveler nos deux abonnements, mais vous étiez sortie. Je lui ai dit que vous n’alliez pas tarder, qu’il pouvait repasser d’ici cinq ou dix minutes, mais il m’a rétorqué :

-Non, pas la peine, la famille de Madame Morin a bien spécifié qu’il ne fallait pas renouveler son abonnement. »

Sa famille ? Quelle famille ? Sa fille est sa famille ! Il doit y avoir une erreur… elle se résigne à attendre qu’un des soignants passe, pour lui poser la question. Au bout d’une heure, elle s’endort dans son fauteuil.

L’après-midi passe en un clin d’œil. Elle assiste à un véritable défilé dans sa chambre : famille, amis, voisins qui s’extasient devant le bébé et la congratulent chaleureusement. A la fin de cette journée faite de rires et de joie partagés, elle se couche, non sans avoir jeté un coup d’œil au nourrisson, sa fille, sa petite Gabrielle pour la vie, qui dort à ses côtés. Elle croit distinguer une ébauche de sourire étirer les minuscules lèvres roses qui suçotent un bout de drap. Elle avance le bras et lui caresse le front et les joues avant de se mettre en boule dans son propre lit. Elle s’endort immédiatement.

L’après-midi s’étire, jusqu’à saturation. Sa fille n’est pas venue. Elle se résigne au fait qu’elle ne viendra probablement plus, ni aujourd’hui, ni un autre jour. Elle se sent seule, abandonnée, rejetée. La mémoire lui revient, à présent : à sa dernière visite, Gabrielle lui a appris son divorce et son désir de partir vivre à l’étranger. Elle espère juste une chose : qu’elle est heureuse. Après qu’on l’a mise au lit, elle fixe le plafond. Une larme roule sur son visage et se fraie un passage entre deux rides, jusqu’à l’oreiller tout rêche qui lui irrite la joue. Au bout de deux heures, la fatigue a raison d’elle et elle s’endort enfin.

Elle se réveille en sursaut, le lendemain matin, en émettant un cri perçant. Alertée, une infirmière qui passait par là se précipite dans la chambre. La soignante allume la lumière et s’approche du lit. Elle demande à la jeune mère, dont le visage tordu en une expression de pure terreur semble figé:

« Que se passe-t-il, Madame Morin ? Est-ce que tout va bien ?

– Je crois que j’ai fait un cauchemar, lui répond-elle, la voix étranglée par l’émotion. Je me trouvais dans cet hôpital, j’étais vieille, et seule, et abandonnée de tous, même de Gabrielle, ma propre fille, vous vous rendez compte ?

L’autre sourit, rassurante :

– Bah, ce n’est qu’un mauvais rêve, Madame Morin, car même si cela arrivait et que par le plus grand des hasards vous vous retrouviez dans un service de gériatrie ici même, nous sommes à tous points de vue dans un hôpital ultra-moderne, où tout est mis en œuvre pour garantir le bien-être du malade. Vous pouvez vous rendormir, Madame Morin, il n’est que 6 heures du matin. »

Oui, tous autant que vous êtes, où que vous vous trouviez de par le monde dans un de ces établissements les plus modernes « où tout est fait pour garantir le bien-être du malade », vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Prenez garde, cependant : certains de vos pires cauchemars pourraient bien devenir réalité…

FIN

Si vous avez aimé cette histoire, vous aimerez peut-être une autre nouvelle de l’auteur: L’Opéra

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Et si vous aviez un corps tout neuf?

Bonjour tout le monde!

Je suis allée pas mal au ciné, ces derniers temps, et, férue de science-fiction comme je suis, je me suis évidemment laissé tenter par Ghost in the Shell, un film  américain réalisé par Rupert Sanders et actuellement encore dans les salles.

Il se trouve qu’une des thématiques du film rejoint la mienne, dans mon roman Au-delà de l’Horizon. Je veux parler du « vol » de cerveau que subit la protagoniste incarnée par Scarlett Johanson.

A ce titre, je me devais d’écrire un billet sur le film et sur cette thématique qui m’est chère.

Commençons par un petit

Résumé

Dans un univers futuriste, le Major est une militaire étonnante et d’un genre nouveau: à moitié humaine et à moitié cyborg. Alors que son corps, lors d’un terrible accident, ne peut être sauvé, on parvient à extraire son cerveau pour le « greffer » à un nouveau corps aux capacités cybernétiques inégalées.

Alors que sa nouvelle mission la conduit à combattre de dangereux criminels, elle découvre qu’on lui a menti sur toute la ligne, et que sa vie n’était pas en danger, mais qu’on lui a délibérément volé son cerveau pour construire et faire naître cette machine de guerre qu’elle est devenue.

Dès lors, elle fera tout pour faire éclater la vérité et punir les responsables.

Ce que j’en pense

Certes, cette idée de cerveau intelligent dans un corps surpuissant était intéressante. Certes, il s’agit d’un film de SF de type « action ». Mais à trop nous abreuver du mélange des genres, on finit par ne plus savoir de quel genre ce « bébé » est fait. Est-ce un film d’action? Un thriller politique? Un drame existentiel?

Force est de constater qu’il revêt ces différentes formes qui, sans être tout à fait tranchées dans la SF, ont tout de même intérêt à ne pas brouiller le spectateur.

J’aurais aimé que la dimension psychologique l’emporte. Voire métaphysique. Et identitaire.

Je ne sais pas, moi, mais si un jour je me réveillais avec la force d’un corps indestructible contenant mon cerveau plein d’expérience, et, je l’espère, de maturité, qu’est-ce que je pourrais faire? Ben j’ai quelques idées, comme:

  • Jouer dans un groupe de rock en chantant des chansons poétiques et engagées mais surtout poétiques
  • Me préparer aux JO en potassant des cours de biochimie (en vue de ma future reconversion)
  • Faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères (mais vraiment, pas des trucs du genre « bonjour », « bonsoir », « où sont les dortoirs? »)
  • Et finalement, envoyer valdinguer la fac et les études, partir faire le tour du monde en stop en apprenant des langues étrangères parce que les études, ça ne sert décidément à rien pour décrocher le job de ses rêves. (A la place, je monterais mon entreprise, me casserai la gueule et remonterai la deuxième ou la troisième, qui elle, fonctionnera!)

Ah, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait!

Bon, on quitte un peu le domaine de la SF « sabre-laser », mais la bonne SF, c’est celle qui pose des questions, n’est-ce pas?

Et vous, que feriez-vous avec un corps de vingt ans et un cerveau de soixante-quinze?

Ah, et puis, j’allais oublier, si vous voulez lire de la bonne SF, votre humble serviteur a sorti un livre sur le sujet précédemment évoqué. (Mais attention, ici il sera bien question de cerveau, mais aussi de papilles gustatives mutantes et d’une folle équipée à qui il arrive plein de trucs savoureux!)

Voici donc le lien:

Au-delà de l’Horizon

Et pour finir, si le coeur vous en dit, la bande annonce de Ghost in the Shell:

Voilà! Bonne journée à tous!

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