juin 23

Acheter une île: pourquoi pas vous?

Au moment où je faisais mes recherches pour mon roman Au-delà de l’Horizon, je me suis renseignée sur les îles et j’ai appris comment il était possible d’en acheter. J’ai trouvé cela très intéressant, et je me suis dit que j’allais faire un article là-dessus. Je consacre donc le billet d’aujourd’hui  à un petit topo sur le sujet.

Acheter une île : législation

Il existe de nombreuses îles de par le monde. Il s’ensuit qu’une île dépend d’un pays, tout comme c’est le cas pour les mers qui l’entourent. Le droit international est clair sur ce point : une île appartient à un Etat si elle est située dans ses eaux territoriales.

A partir de là, il convient d’opérer une distinction entre :

  • Les îles en « freehold » : si vous choisissez une île en freehold, vous pouvez en devenir propriétaire complètement.
  • Les îles en « leashold » : ces îles, en revanche, sont soumises à un bail, qui peut s’étendre de 10 à 99 ans.

S’agissant des impôts,  si votre île représente votre habitation principale ou votre résidence secondaire, la fiscalité est différente.

Acheter une île : tarifs

Là, on a tous les cas de figure, du moins cher au plus cher.

Tout dépend de la localisation géographique de l’île sur laquelle vous avez jeté votre dévolu.

On peut acquérir une île pour quelques milliers d’euros, mais pas en France ni en Europe ! Il faudra vous renseigner sur la situation politique du pays, mais aussi prendre en compte les aménagements à prévoir (eau, électricité, possibilité de construire, etc.)

Acheter une île : précautions à prendre

  • Le relationnel : demandez-vous si les locaux acceptent les étrangers, sinon gare aux problèmes ! (Intéressant aussi pour savoir s’ils garderont un œil sur votre bien pendant vos absences).
  • Les risques naturels : attention ici aux typhons, tsunami, et aux tempêtes. Vérifiez également que votre île ne se trouve pas sur une zone sismique.
  • L’accessibilité : prenez bien en compte le temps de trajet pour vous rendre sur l’île de vos rêves. Si vous n’avez que des weekends prolongés et trois semaines de vacances par an, parcourir des milliers de kilomètres pour vous rendre sur votre île semble peu rationnel !

Acheter une île : derniers conseils

Ça y est, vous avez trouvé l’île de vos rêves ? Pas si sûr. L’ultime conseil serait en effet de tester avant d’acheter. Allez donc passer un mois sur votre île avant de signer le contrat.  Il est même possible pour les Robinson en herbe de louer avant d’acheter. (C’est comme pour un instrument de musique il vaut mieux louer avant de s’engager !)

Ah, et un dernier conseil (de simple bon sens, mais l’évidence ne saute pas toujours aux yeux, surtout si vous êtes emporté par un enthousiasme bien légitime !:)Vérifiez  la profondeur de l’eau  autour de votre île : pourrez-vous acheminer les matériaux nécessaires à la construction ? Vous n’allez pas vous contenter d’une cabane en rondins !

Remarquez, chacun ses goûts !

Et vous, est-ce que ça vous fait rêver de posséder une île ?

 

 

 

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juin 19

Liane Miorarty: le secret du mari

Séduite par les critiques aussi nombreuses que dithyrambique sur Le secret du mari, je me suis plongée dans la lecture de ce roman qui me change un peu de mes lectures habituelles, plus orientées SF et polar.

J’avoue que je n’ai pas été déçue.

Voici la quatrième de couverture:

Jamais Cécilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : »A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont  leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.

Ce que j’en pense:

On se dit au début qu’il s’agit d’un roman à l’eau de rose sur fond de ventes tupperware et de famille modèle (avec père attentionné, petites filles modèles et femmes modernes hyper-actives) façon Desperate Housewives. C’est drôle, léger, bien écrit, mais  l’auteur, mine de rien, pose ses pions un à un. Nous suivons ainsi l’histoire de trois familles où les femmes sont à l’honneur, et c’est au début un peu cliché (une femme trompée par son mari, une mère qui ne fait pas le deuil de sa fille assassinée il y a presque vingt ans). Mais voilà, il y a l’histoire de cette lettre, et c’est là le coup de génie de l’auteur qui confère au roman une dimension tragique et éthique. Un souffle inédit qui remet tout en perspective.

Cécilia ouvrira-t-elle la lettre? Car son mari a bien spécifié: « A n’ouvrir qu’après ma mort ».

Les personnages se croisent, les destins se nouent.C’est plein de rebondissements, et l’on se dit que « ça n’arrive pas qu’aux autres ». Car il suffit de pas grand chose pour que tout bascule.

Un seul bémol: je trouve le début un peu long, le temps que Cécilia ouvre la lettre de son mari. Ses atermoiements (« Je l’ouvre? » « Je l’ouvre pas? »), sont un peu lourds et agaçants.

Si comme moi vous êtes intrigué par ce Secret, cliquez sur le lien ci-dessous pour le découvrir:

 

 

 

 

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juin 16

Wulu, un film engagé sur le trafic de cocaïne


Je suis allée voir un film qui ne laisse pas indifférent, et je souhaite vous  faire part de ma découverte dans le billet d’aujourd’hui.

Il s’agit de Wulu, un premier long métrage réalisé par un cinéaste franco-malien, Daouda Coulibaly.

On y suit l’implacable dérive de Ladji, un jeune de 21 ans qui tombe dans le crime organisé au Mali. Ladji est interprété par Ibrahim Koma.  La soeur de Ladji, qui détient le second rôle dans le film, est jouée par la  chanteuse Inna Modja.

A travers Wulu ( « le chien » en bambara), nous suivons le parcours d’un jeune homme pauvre et ambitieux qui ne résiste pas au chant des sirènes et se met à dealer de la cocaïne. On assiste à son ascension sociale irrésistible alors qu’il commence au bas de l’échelle, transportant la drogue en minibus. Sa motivation est d’autant plus forte que sa soeur est tombée dans la prostitution et qu’il cherche à l’en sortir.

Mais le film acquiert progressivement une autre dimension, passant de l’intime au politique. Les pérégrinations du héros nous éclairent sur la situation de crise que subit le Mali depuis 2012 . On y découvre l’influence de bandes sur le monde politico-militaire. On comprend mieux également  le rôle du trafic de drogue sur le financement du terrorisme.

Un film à découvrir, avec des acteurs talentueux et en majorité Africains, dont certains d’entre eux font ici leurs débuts au cinéma.

 

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juin 14

Ozon: L’amant double

Alors que Chloé (jouée par Marine Vacth) a mal au ventre et qu’aucune explication médicale n’est trouvée, sa gynécologue l’envoie consulter un psychiatre. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul (interprété par Jérémie Rénier), un psychothérapeute qui la reçoit pour quelques séances. Mais la thérapie ne peut pas continuer car Paul tombe amoureux de sa patiente.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Sauf que…

Chloé n’est pas insensible au charme de son beau psychiatre  et elle en vient donc  à former un couple avec ce dernier.

Très rapidement, Chloé nourrit des doutes quant à son  amant. Pourquoi lui ment-il sur son identité ? Quelle est cette femme qu’il voit en secret ? Et qu’en est-il du  jumeau de Paul que Chloé voit en secret et qui se révèle bien différent  de son frère ?

Entre plans très crus et scènes torrides, jeux de miroirs, escaliers en colimaçons et split screen, les multiples effets de style rendent  le scénario du film (inspiré d’un roman  de Joyce Carol Oates) aussi tordu qu’alambiqué, de sorte que le spectateur  s’y perd. « J’aime brouiller les frontières pour amener le spectateur à s’interroger sur la nature des images », se défend le réalisateur. Peut-être, mais à ce point-là, n’est-ce pas au détriment du plaisir que tout spectateur est en droit de retirer d’une sortie au ciné ?

Car honnêtement, ce thriller érotico-psychanalytique m’a mise un peu mal à l’aise. (Et je pense que je n’étais pas la seule dans la salle). Son côté obscène et clinique n’y est pas étranger, je pense, sans parler des questions posées par l’intrigue qui ne sont pas résolues.

On rapproche ce film des œuvres d’Alfred Hitcock, de Brian de Palma ou encore de Paul Verhoeven mais il ressort de cette « exploration » (vous comprendrez ce que je veux dire d’entrée de jeu, dès la première scène) qu’on est loin de la maîtrise dont avait fait preuve François Ozon dans 8 femmes,  ou de la subtilité avec laquelle il avait traité Frantz.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour ouvrir le débat !

Voici la bande-annonce pour ceux d’entre  vous qui  n’auraient pas vu le film :

 

 

 

 

 

 

 

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