septembre 25

Seven Sisters, un film de SF efficace mâtiné de thriller

Je suis allée un peu au ciné ces derniers temps, et parmi les films qui ont retenu mon attention, il y a eu 7 Sisters, un film sorti le 30 août 2017 de Tommy Wirkola. Les principaux acteurs sont Noomi Rapace, une actrice que j’avais déjà pu apprécier dans d’autres films, ainsi que Glenn Close et Willem Dafoe.

Mais d’abord, voyons de quoi parle Seven Sisters

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman (Glenn Close). Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman (Willem Dafoe) décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman (Noomi Rapace). Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…

Ce que je pense de Seven Sisters

Je vous préviens tout de suite, à force d’écrire et de visionner de la fiction, j’ai la (fâcheuse?) tendance à anticiper le déroulement voire la fin des films. Sauf que là… Je suis restée bluffée! L’intrigue est tout simplement géniale, la fin surprenante. Amateurs de thrillers efficaces, ce film est résolument pour vous.

Ce que vous trouverez dans Seven Sisters

Tout d’abord, de l’action. Les scènes d’action sont nombreuses et bien rythmées, la tension permanente et le rythme très soutenu.

Les acteurs ne sont pas si nombreux, car Noomi Rapace joue chacune des 7 soeurs, du coup on apprécie sa vaste palette de jeu. Elle sait incarner chacune des soeurs, car si elles sont identiques, elles ont chacune leur personnalité. Un joli numéro d’acteur, donc.

Il s’agit d’un film d’anticipation à petit budget, mais les décors et l’atmosphère de cette Terre surpeuplée sont très crédibles et bien rendus, portés par la musique efficace de Christian Wibe (qui a signé aussi Dead Snow 1 et 2).

La thématique des personnalités partagée est intéressante et constitue le nerf du film. A mon sens pas assez exploitées, ce qui est dommage. Le film pêche par un trop grand mélange des genres (SF, action/ thriller,psycho, politique) au bout du compte, ce qui le rend un peu superficiel (même la petite romance de rigueur n’a pas été oubliée).

Un film efficace donc, malgré ses défauts, qui constitue un bon divertissement pour adulte (à déconseiller aux moins de 12 ans).

 

 

 

 

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juin 14

Ozon: L’amant double

Alors que Chloé (jouée par Marine Vacth) a mal au ventre et qu’aucune explication médicale n’est trouvée, sa gynécologue l’envoie consulter un psychiatre. C’est ainsi qu’elle rencontre Paul (interprété par Jérémie Rénier), un psychothérapeute qui la reçoit pour quelques séances. Mais la thérapie ne peut pas continuer car Paul tombe amoureux de sa patiente.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Sauf que…

Chloé n’est pas insensible au charme de son beau psychiatre  et elle en vient donc  à former un couple avec ce dernier.

Très rapidement, Chloé nourrit des doutes quant à son  amant. Pourquoi lui ment-il sur son identité ? Quelle est cette femme qu’il voit en secret ? Et qu’en est-il du  jumeau de Paul que Chloé voit en secret et qui se révèle bien différent  de son frère ?

Entre plans très crus et scènes torrides, jeux de miroirs, escaliers en colimaçons et split screen, les multiples effets de style rendent  le scénario du film (inspiré d’un roman  de Joyce Carol Oates) aussi tordu qu’alambiqué, de sorte que le spectateur  s’y perd. « J’aime brouiller les frontières pour amener le spectateur à s’interroger sur la nature des images », se défend le réalisateur. Peut-être, mais à ce point-là, n’est-ce pas au détriment du plaisir que tout spectateur est en droit de retirer d’une sortie au ciné ?

Car honnêtement, ce thriller érotico-psychanalytique m’a mise un peu mal à l’aise. (Et je pense que je n’étais pas la seule dans la salle). Son côté obscène et clinique n’y est pas étranger, je pense, sans parler des questions posées par l’intrigue qui ne sont pas résolues.

On rapproche ce film des œuvres d’Alfred Hitcock, de Brian de Palma ou encore de Paul Verhoeven mais il ressort de cette « exploration » (vous comprendrez ce que je veux dire d’entrée de jeu, dès la première scène) qu’on est loin de la maîtrise dont avait fait preuve François Ozon dans 8 femmes,  ou de la subtilité avec laquelle il avait traité Frantz.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour ouvrir le débat !

Voici la bande-annonce pour ceux d’entre  vous qui  n’auraient pas vu le film :

 

 

 

 

 

 

 

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