Mois : septembre 2019

Ecrivez, encore, et encore, et…

J’ai relu dernièrement certains de mes premiers textes, et je dois bien me rendre à l’évidence, ils n’étaient vraiment pas terribles… Ils sont sûrement encore loin d’être parfaits aujourd’hui (je n’ai pas cette prétention), mais je mesure tout de même les progrès accomplis.

En vérité, il est toujours possible d’améliorer ses oeuvres. Encore et encore et… la vérité c’est que la perfection n’est pas de ce monde. Je préfère largement produire de nombreux textes imparfaits qu’un seul sur lequel je vais trimer pendant des années. Pas par négligence, superficialité ou par manque de rigueur. Je suis juste persuadée que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Que la vie est trop courte pour réserver des mois et des années à un seul projet alors que les idées d’histoires se bousculent dans ma tête pour en sortir et s’ancrer (s' »encrer »?) dans le monde réel.

Pas forcément dans l’optique d’être publiées. Il paraît que Jean-Louis Murat, dans le registre de la chanson, s’astreint à trois heures d’écriture quotidienne, pour au final ne sortir qu’un album par an (ce qui n’est pas si mal tout de même pour un musicien!)

Amélie Nothomb, quant à elle, écrit trois romans par an et n’en publie qu’un. Voici ce qu’elle confiait à un journaliste en 2017, à la sortie de son roman Riquet à la houppe: « Oui, c’est vrai, j’écris trois romans par an et je les conserve tous. Je n’écris pas pour être publiée, j’écris chaque jour parce que pour moi, c’est ma plus haute nécessité, c’est indispensable à ma journée. J’écris sans savoir pourquoi, ce que je sais c’est que c’est un désastre si je n’écris pas chaque jour. »

Vous brûlez d’envie d’écrire? Alors écrivez! Que vous soyez un débutant ou un écrivain aguerri, cessez d’écouter votre esprit critique qui vous harcèle et vous fait croire que « vous n’êtes pas assez bon », que « personne ne vous lira », ou encore que « tante Jasmine va se reconnaître dans la vieille fille avec des taches d’oeuf dur sur le vieux tee-shirt qui lui sert de pyjama ».

Il en sortira toujours quelque chose. Quelque chose qui vous fera progresser. On peut apprendre beaucoup d’un mauvais texte. En revanche, on ne peut rien apprendre … de rien.

Ne partez pas sans télécharger une nouvelle gratuite de l’auteure et ainsi pouvoir bénéficier d’offres spéciales! Cliquez sur le lien : LES AVANCÉS .

Publié par Alex dans Techniques d'écriture, 0 commentaire

Suivre les papillons

L’appel de la forêt…

Le chien, le museau en l’air, suit le papillon. Il fait frais sous le couvert des arbres. Quelle bonne idée de se rendre en forêt!

Nous sommes trois à suivre le sentier : un invité et sa copine, que je ne connaissais pas. Ils ont voulu « aller ramasser des trucs en forêt ». (Le chien m’appartient, mais il refuse de m’obéir tant sa poursuite du lépidoptère le fascine).

Nous voilà donc partis en file indienne dans des bois denses et un rien sauvages. Nous serpentons dans un ordre tacitement défini, c’est-à-dire avec ma personne en tête: je suis censée connaître cette forêt comme ma poche.

Nous progressons ainsi pendant presque une heure. Soudain, je ne retrouve plus le sentier qui me servait de repère. Il s’est transformé en zone d’exploitation pour de jeunes arbres.

— Hercule, au pied!

Mon chien me regarde comme si je le menaçais de lui donner la ration du hamster en guise de pâtée. (Ces deux-là n’ont jamais pu s’entendre).

Les papillons se pressent autour de nous, évitant néanmoins le chien qu’ils devinent habité d’intentions malhonnêtes.

— Heu, tu es sûre que c’est par là? demande André, dont les poils sur ses bras se hérissent.

Le froid? La peur?

Je fronce les sourcils.

— Il me semblait bien que c’était par là… il faut faire demi-tour.

Par réflexe, je consulte mon téléphone portable. Pas de réseau. Presque plus de batterie. D’accord.

Nous marchons encore pendant plus d’une heure, quand soudain Hercule aboie et se précipite droit devant.

— Il a dû sentir encore des papillons! s’exclame André. Je ne crois pas que ça va faire avancer nos affaires…

— Moi, je pense qu’on devrait le suivre, intervins-je. Le mieux, c’est d’aller tout droit. Toujours tout droit. On va bien finir par tomber sur quelque chose!

Enfin, nous arrivons à la lisière du bois, là où la réapparition du bitume revêt une signification extrêmement gratifiante: nous ne nous sommes pas perdus, j’ai réussi à mener ma petite troupe à bon port. Quelle frayeur!

— C’est quoi cette odeur? demande Romane, une fois dans la voiture.

Je me penche en avant, côté siège passager. Un sac en plastique que j’avais oublié là semble animé de vie.

— La vache! c’est un sac de croquettes pour hamster périmées. J’ai oublié de le jeter! Ouvre-le, pour voir, André.

André soupire et se penche, pas très rassuré. Il dénoue délicatement les lanière en plastique. Une nuée de papillons colorés émerge du sac et s’échappe par les fenêtres ouvertes.

Si vous avez aimé cette histoire et le style de l’auteure, partez pour une nouvelle lecture pleine d’aventures et d’émotions en téléchargeant GRATUITEMENT la nouvelle LES AVANCÉS .

Publié par Alex dans Mes oeuvres et thématiques d'auteur, 0 commentaire