Mois : juillet 2019

Explorations

J’ai toujours aimé la mer, la nature, les paysages. Il est vrai que je ne pars pas beaucoup en vacances depuis quelques années, mais je m’attache à travers mon écriture à vous faire voyager, vous mes lecteurs.

L’exploration représente un de mes thèmes de prédilection. Quelle soit intérieure ou extérieure. Et la notion d’aventure suit tout naturellement cette soif de découverte. Ainsi, mon protagoniste, dans Au-delà de l’Horizon, ne se contente pas de traverser les océans, il fait également un énorme bond dans l’avenir, par la magie de la cryonisation. Je me suis attachée à créer un personnage qui a perdu presque tous ses repères, afin de mieux le faire se transformer. Repères géographiques, donc (il se réveille au Mexique, alors qu’il est français) repères temporels (le voilà projeté huit cents ans plus loin dans l’avenir), repères psychologiques (il est devenu amnésique).

Or, quoi de plus émouvant et excitant que de suivre les pas d’une personne projetée dans un monde qu’il ne connaît pas, en compagnie de gens qu’il rencontre pour la première fois, avec pour seul amarre quelques souvenirs et acquis venus de son passé? Finalement, l’écriture, la lecture et le voyage se ressemblent énormément, sans parler de la carrière d’écrivain tout entière. L’écrivain découvre une partie de son histoire dans l’acte même d’écrire, le lecteur ne sait rien de ce que le prochain mot, la prochaine phrase, le prochain paragraphe lui réservent. Le voyageur, quant à lui, découvre à livre ouvert des paysages, des civilisations, des pratiques et coutumes, des langues étrangères et la culture qu’il est venu justement chercher dans ce pays qu’il ne connaît pas.

L’aventure et l’exploration ont fait et défait des civilisations. L’écriture construit des mondes et détruit des microcosmes. Christophe Colomb, Vasco de Gama, Jacques Cartier, Magellan, tous ont eu cet appel de l’ailleurs, ce profond besoin de sortir de l’obscurantisme pour aller vers l’inconnu.

Dans l’écriture, on retrouve aussi ce besoin de repousser les frontières, on met le cap vers le Ponant de ses réflexions, on s’achemine à la rencontre de ses personnages et, plus tard, de ses lecteurs. Des recherches sont nécessaires, la plupart du temps, mais ensuite, il faut suivre sa boussole, celle qui nous dicte la bonne direction pour mener à bien son histoire à travers bien des méandres et quelques fausses routes.

Si vous avez aimé ce billet, partez pour une nouvelle exploration pleine d’aventures et d’émotions en téléchargeant GRATUITEMENT la nouvelle de l’auteure, LES AVANCÉS .

Publié par Alex dans Mes oeuvres et thématiques d'auteur, 0 commentaire

Changements

Je me promenais le mois dernier pour profiter de la fraîcheur du soir quand je suis tombée sur un couple en train de déposer des meubles dans la rue. Les meubles étaient vieux et cassés, et j’ai pensé à une histoire de déménagement. Changement de saison, changement d’air, changement de vie. Le changement est partout en ce moment, en particulier dans les personnages des histoires de fiction qui sont, pour les principaux, bien différents entre le début et la fin d’une histoire.

Je pense qu’une bonne histoire ne peut se passer du changement. Le changement comme moteur d’évolution. Même une fiction basée sur l’action ou la création de monde (comme dans la SF et la Fantasy), ne peut faire l’économie de personnages qui subissent une transformation.

Quand je pense à mes personnages, je n’ai pas besoin de faire quinze pages de biographie, de savoir s’ils ont été élevés au sein ou au biberon, mais je me force à trouver leurs failles, leurs ambivalences, leurs contradictions, et leurs plus grandes peurs. Leurs goûts et leurs petites manies se développeront ultérieurement, au moment du premier jet, lorsque je découvrirai « pour de vrai » mon histoire.

Après, il n’y a plus qu’à appuyer « là où ça fait mal ». Là où le lecteur va se dire « il ne s’en sortira pas vivant, il est cuit ». Pousser le personnage dans ses retranchements fait partie du côté « sadique » de l’écriture. Car comme disait Nietzsche « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ».

Un peu comme dans la vraie vie, finalement, n’est-ce pas?

La vie qui est transformation, la vie qui, parfois, nous met la tête sous l’eau. Avec dans l’idée – spirituelle – , de nous éprouver, de nous inculquer des leçons, de nous mettre face à un gigantesque gouffre. Mais un mal nécessaire. On n’est pas là pour passer son temps affalé dans le canapé. Il fait boire la tasse avant de siroter l’hydromel.

Il est intéressant de voir comment les personnages de romans peuvent nous en apprendre sur la nature même de la vie. Finalement, il ne s’agit que de déployer ses dons et son intelligence pour éprouver cet élan que les tout jeunes enfants sentent pousser en eux lorsqu’ils grandissent et apprennent. Les bonnes histoires contiennent en germe des grandes possibilités de croissance. Je suis musicien mais j’ai peur de me produire sur scène. Je suis amnésique et je fais un bond de huit cents ans dans le futur (cf Au-delà de l’Horizon), je suis un garçon de 9 ans qui rêve d’un petit frère, mais je reste seul jusqu’au jour où… (cf ma nouvelle Un Petit frère tant attendu, vainqueur du concours de nouvelles Youboox).

Et vous, quelles sont vos plus belles expériences de transformation?

Publié par Alex dans Mes oeuvres et thématiques d'auteur, 0 commentaire