Mois : janvier 2019

Un ours polaire en train de mourir de faim

Alors que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme pour sensibiliser les politiques et l’opinion publique sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, la photographe Kerstin Langenberger a posté une photo d’un ours polaire rachitique, apparemment blessé. On ignore si cet animal est maigre en raison de sa blessure (qui l’empêche de chasser pour se nourrir), ou s’il est simplement vieux. Peu importe, en vérité, car:

Les scientifiques affirment que 80% des populations d’ours blancs vont disparaître si les glaces continuent à fondre. 

Quelques mesures visant à protéger les populations d’ours blancs

Les ours polaires, comme d’autres animaux, sont aujourd’hui menacés d’extinction. Directement concerné par le réchauffement climatique, par la banquise qui bouge et qui amenuise son territoire de chasse, l’ours polaire avait fait l’objet d’un plan mis en oeuvre par Barack Obama, à quelques jours de la fin de son mandat présidentiel.

 Le plan de Barack Obama comportait trois mesures phares: la création de la plus grande réserve naturelle marine du monde, l’interdiction de toute exploration pétrolière d’une partie de l’Arctique jusqu’en 2022, l’interdiction de forage d’hydrocarbures sur des territoires maritimes de l’Atlantique et de l’Arctique.

Mais est-ce bien suffisant?

L’ours blanc est une victime du réchauffement climatique

La fonte de la banquise amenuise son territoire de chasse, qui est pollué, de surcroît. Obligé de jeûner parfois pendant de trop longues périodes, le mammifère ne s’alimente plus suffisamment.  Quand par bonheur il trouve à manger (des phoques la plupart du temps), il absorbe des animaux eux-mêmes contaminés par des substances chimiques.

Alors, que faire pour sauver l’ours blanc?

Agir sur le réchauffement climatique, tant au niveau des gouvernements qu’au niveau individuel, se révèle  primordial.

Mais, concrètement, que puis-je faire pour lutter contre le réchauffement climatique?

Voici 5 petits gestes essentiels et faciles à mettre en place au quotidien pour lutter contre le réchauffement climatique:

  1. Remplacer ses lampes  par des ampoules à basse consommation
  2. Trier ses déchets
  3. Limiter ses déplacements en voiture
  4. Prendre une douche plutôt qu’un bain
  5. Débrancher les appareils électriques lorsqu’on ne s’en sert pas.

Voilà, cela semble peu de chose, mais si l’on s’y met tous, on pourra peut-être éviter le scénario catastrophe que j’ai exploré en écrivant mon dernier roman, disponible ci-dessous:

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Publié par Alex dans Mes oeuvres et thématiques d'auteur, 0 commentaire

Le Dernier Lapon

 

Bonjour chers lecteurs,

En pleine phase de lectures aussi nombreuses que diverses, je me suis plongée dans le beau roman d’Olivier Truc, Le Dernier Lapon. J’avais peur d’être refroidie (si je puis dire), par une thématique un peu éloignée de mes préférences habituelles, mais je dois dire que ce livre a comblé mes attentes.

D’abord, le résumé :

Depuis quarante jours, la Laponie est plongée dans la nuit. Dans l’obscurité, les éleveurs de rennes ont perdu un des leurs. Mattis a été tué, ses oreilles tranchées, le marquage traditionnel des bêtes de la région. Non loin de là, un tambour de chaman a été dérobé. Seul Mattis connaissait son histoire. Les Lapons se déchirent : malédiction ancestrale ou meurtrier dans la communauté ?

Ce que j’en pense :

Olivier Truc est journaliste, correspon­dant à Stockholm du journal Le Monde et au Point. Sa connaissance de la Laponie est épidermique, tant on sent vibrer sous sa plume les grandes luttes de cette région du monde qui voit s’opposer le partis politiques proches du peuple sami aux partis d’extrême droite. Nous sommes loin des polars nordiques actuels, ici nous plongeons avec délice dans le polar ethnologique.

Les décors, l’atmosphère, les paysages sont rendus avec une précision que seules l’érudition et la connaissance profonde du pays et des peuples qui le composent sont capable de générer.

Vous ne trouverez pas de complexes procédures policières dans ce livre. Les enquêteurs sont en nombre plutôt réduits pour laisser la place à une enquête de terrain à travers les étendues glacées parcourues de long en large. J’ai apprécié le côté un peu didactique de ce livre qui demeure un divertissement avant tout. Je ne connaissais pas grand chose de la culture sami, et ce roman a comblé mes lacunes. Il se révèle très fidèle à l’histoire de ce peuple et à ses coutumes. Avec bien sûr ses combats « modernes », ses déchirements et ses luttes pour continuer d’exister. Le combat pour les ressources minières, avec sa profusion de « gadgets » ultramodernes ajoute une dimension technologique à l’histoire, renforçant la thématique du combat entre tradition et modernité.

Laissez vous charmer par cette belle histoire portée par l’envoûtante poésie de ses joiks, les chants traditionnels du Grand Nord.

Ajoutez à cela une intrigue policière bien ficelée,  et vous obtenez un beau roman, idéal donc pour se divertir et s’enrichir l’esprit.

 

 

Publié par Alex dans critiques, 0 commentaire

Te laisser partir

Bonjour tout le monde!

LesEcritsdAlex vous présente ses meilleurs voeux pour 2019!

En ce début d’année, j’ai prévu de nouvelles rubriques pour le blog, qui est d’ailleurs en pleine refonte. Parmi les nouveautés, il en est une qui, je l’espère, vous plaira : mes critiques de livres. Il y en aura pour tous les goûts: littérature blanche, science-fiction, polar…

Je débute donc par une première critique : « Te laisser partir » de Clare Mackintosh

4ème de couverture:

Un soir de pluie à Bristol, un petit garçon est renversé par un chauffard qui prend la fuite. L’enquête démarre, mais atteint rapidement son point mort. Le capitaine Ray Stevens et son équipe n’ont aucune piste. Rien. Après cette nuit tragique, Jenna a tout quitté et trouvé refuge au pays de Galles, dans un cottage battu par les vents. Mais plus d’un an après les faits, Kate, une inspectrice de la criminelle, rouvre le dossier du délit de fuite. Et si l’instant qui a détruit tant de vies n’était pas le fait du hasard ?

Ce que j’en pense:

C’est une belle surprise que ce livre. Je l’ai choisi un peu par hasard, et je l’ai dévoré en deux jours!

Il s’agit donc d’un roman policier paru début 2016, inspiré de faits réels. Ecrit par une policière, il m’a charmé par son aspect intimiste et psychologique. Il aurait très bien s’agir d’un roman de littérature blanche sans intrigue policière. Mais c’est bien d’un policier dont il est question.

Vous ne trouverez pas de longues procédures policières dans ce roman, mais une plongée vertigineuse dans le psychisme des personnages, avec une focalisation à la première personne. Ces « Je » savamment alternés confèrent de la profondeur et une grande subtilité aux personnages, sans manichéisme. Il permet une bonne immersion dans l’histoire et rend les personnages attachants. L’héroïne suscite une grande identification et beaucoup d’empathie.

La thématique principale du couple est bien cernée. Le sujet principal est intéressant, et traité avec finesse et nuances. Le thème est exploré à différents niveaux, dans les relations de quasiment tous les personnages, sous différents angles. Les intrigues secondaires viennent ainsi illustrer le message de l’auteure, avec cohérence et profondeur. Elles permettent une meilleure compréhension des motivations des personnages.

L’intrigue est très bien menée, jusqu’au coup de théâtre final.

Le contexte est bien choisi. Il vient encore renforcer la cohérence de l’histoire.

Le premier quart de l’intrigue peut paraître un peu lent et plat, mais à la lumière de la seconde partie, on comprend les intentions de l’auteure et la construction du livre prend alors tout son sens.

Ce livre a connu un succès immense en Grande-Bretagne et obtenu le PrixPolar 2016 du roman international au festival de Cognac.

 

 

 

Publié par Alex dans critiques, 0 commentaire