novembre 7

Le talent est-il gage de réussite?

Bonjour à tous ! La semaine dernière, je vous avais laissés sur l’évocation d’un personnage d’Au-delà de l’Horizon, mon roman de science-fiction en cours d’écriture et bientôt disponible.

L’idée de ce personnage pas très reluisant m’est venue en lisant un livre de psychologie consacré à la réussite et au talent, mais aussi en me souvenant du roman de Flaubert,  Bouvard et Pécuchet.

 

L’exemple de Bouvard et Pécuchet

J’ai lu Bouvard et Pécuchet il y a très longtemps, mais je garde en mémoire les grandes lignes de l’histoire : deux gratte-papiers, des copistes, se rencontrent par hasard sur un banc public et sympathisent. Ils se découvrent les mêmes centres d’intérêt et l’envie de vivre à la campagne.

Suite à un héritage de Bouvard, les deux compères achètent une ferme à Chavignolles et grâce à la lecture aussi assidue qu’éclectique de livres pratiques, ils se lancent sans le moindre talent dans des domaines aussi nombreux que variés tels que l’agriculture, les sciences, la littérature, la politique, la philosophie. Toutes leurs entreprises se soldent par un échec.

Par rafael cippolini
Par rafael cippolini

Le roman est très drôle, et Flaubert a d’ailleurs songé au sous-titre Encyclopédie de la bêtise humaine.

Mon personnage de roman ressemble un peu à ces deux énergumènes, dans l’entreprise littéraire qui est la sienne. Bon an mal an, sans aucun talent de départ, il rêve d’écrire un roman, mais il n’y arrive pas. (Mais la comparaison avec le livre de Flaubert s’arrête là, étant donné que Lebert ne s’intéresse pas à d’autres domaines). N’empêche, il « rêve » d’écrire un livre, d’obtenir une renommée par la reconnaissance de ses qualités artistiques.

Mais le rêve est insuffisant dans ce genre d’entreprise.

Manquerait-il de talent ?

Si j’en crois Carol Dweck, le talent seul ne suffit pas à expliquer la réussite ou l’échec dans ses entreprises,  quelles qu’elles soient.

Qu’en disent les psychologues?

Pour résumer le livre de Carol Dweck, intitulé Changer d’état d’esprit, il existerait, selon elle, deux états d’esprit : l’état d’esprit fixe et l’état d’esprit de développement.

Dans l’état d’esprit fixe, l’individu considère que son intelligence et les composantes essentielles de sa personnalité sont innées et ne peuvent pas être modifiées.

Dans l’état d’esprit de développement, l’individu considère qu’il peut améliorer son niveau d’intelligence et modifier certains aspects de sa personnalité, peu importe ses « talents » de base et ses compétences.

D’après la psychologue, le talent ne suffit pas à réussir dans la vie et dans ses entreprises. La réussite est plutôt fonction des états d’esprit dominants chez les individus.

Avec un état d’esprit fixe et malgré le fait qu’on puisse avoir du talent, il est difficile de progresser, d’apprendre, de réussir.

Avec un état d’esprit de développement, à force de travail et d’efforts, il est possible de réussir, même si le talent à la base des compétences est faible, voire inexistant.

Elle donne ainsi de nombreux exemples, dans des domaines très variés, où il est possible de s’améliorer, quelles que soient ses cartes au départ : enseignement, sport, musique, littérature, relations, travail.

Par Wellicient
Par Wellicient

Ce livre est fascinant, et je me suis longtemps interrogée sur ma propre position sur le sujet. J’ai toujours été une « littéraire » par opposition à  « scientifique », et je comprends à la lecture de ce livre que cette distinction n’a pas lieu d’être.  Oserais-je dire que coller l’étiquette de « scientifique » ou de « littéraire » à un élève est une forme de discrimination ? Une discrimination intellectuelle ?

Carol Dweck ne va pas jusque-là, mais elle donne l’exemple d’une classe où les élèves sont en échec scolaire et où une enseignante, grâce à l’état d’esprit de développement, parvient à motiver ses élèves, à leur faire lire Shakespeare et à réussir là où la plupart des autres enseignants auraient baissé les bras.

Le cas de Lebert

Dans Au-delà de l’Horizon, je livre un exemple d’état d’esprit fixe avec mon personnage de Lebert. Partisan du moindre effort, superficiel et rêveur, Lebert a tout de l’archétype loser mal intentionné.

Un bel exemple d’esprit fixe, les mauvaises intentions en plus!

Et vous, pensez-vous que le talent soit quelque chose de perfectible ?

 

 

 

 

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Ecrit novembre 7, 2016 par Alex dans la catégorie "Uncategorized

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