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Nouvelles, romans, etc.

Catégorie : romans

Projets…

Aujourd’hui, j’ai terminé un projet qui me tenait à coeur. Je pourrais me reposer un peu, mais je décide de plonger directement dans la réécriture de deux romans, deux oeuvres de science-fiction dont j’ai d’ores et déjà terminé le premier jet. On entend un peu partout qu’il ne faut pas courir deux lièvres à la fois, sous peine de se disperser et de ne rien achever.

Je termine toujours mes oeuvres en cours. Quel que soit le temps, que la motivation m’habite ou non. Je considère cela comme un contrat passé avec moi-même. Alors, qu’importe le temps passé à relire, souligner, réécrire, relire encore, peaufiner?J’ai compris avec l’expérience que la réécriture est le coeur du métier. Car on ne peut améliorer que ce qui existe déjà, on ne peut pas avoir un mur lisse sans avoir au préalable passé la première couche de peinture. Je me fiche de la qualité de mon premier jet. L’écriture est réécriture.

Quant à ces deux oeuvres en chantier… il me tarde de mettre les mains dans le moteur! laissez-moi vous les présenter.

Taaur est un roman de science-fiction qui se déroule dans un futur éloigné, et qui met en scène un parfumeur ambitieux, traqué par une femme un rien psychopathe. Dévorée elle aussi par l’ambition et la reconnaissance de ses pairs, elle ne recule devant rien pour fabriquer la première machine à voyager par l’hyperespace. (Il s’agit d’un type de voyage spatial instantané, qui abolit les distances). Ce roman a pour thématiques l’ambition donc, mais aussi l’art et l’amour, sur fond de drame social.

Le second roman (dont je n’ai pas encore trouvé le titre) s’inscrit dans une série, dont il représente le premier volume. J’ai décidé d’explorer le format de la série, pour changer. Mes lecteurs m’ont réclamé une suite pour Au-delà de l’Horizon, mais ce n’est pas prévu pour le moment. Je pars sur tout autre chose, soit une histoire postapocalyptique qui va me permettre d’explorer la psychologie de personnages qui reviendront au fil des épisodes. Le  premier  jet est donc d’ores et déjà rédigé.

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Humeurs littéraires

Francis et Antoine. Un père et son fils. Il m’a fallu 469 pages pour bien cerner cette relation. Pour faire passer amour, rivalités, rancœurs et transformations.

Au début, le roman était plutôt teinté d’aventure, avec pour cadre un contexte futuriste : la Terre recouverte par les eaux, le voyage au-delà des océans, la rencontre avec des êtres étranges, mi-hommes mi-bêtes.

Petit à petit, alors que le paysage et les décors se dessinaient dans ma tête, la nécessité d’explorer plus avant les personnages m’apparut comme essentielle.

Pourquoi cette opposition tenace entre cet homme mûr et cet adolescent taciturne et rancunier ? En raison d’un père qui ne parvient pas à affirmer son autorité ? À cause du manque de présence de celui-ci, dans le monde « d’avant » ? Ou simplement parce que Francis n’appartient pas à ce genre très en vogue des « pères modernes », qui s’ingénient à « materner » leur progéniture ?

Il m’a fallu du temps et de nombreuses pages pour d’abord ébaucher, puis faire se déployer et enfin amorcer l’évolution de ces personnages. Et je suis contente d’avoir accompli ce travail.

(À ce propos, je vous renvoie vers un excellent billet de blog à cette adresse : https://www.voyage-yukon.net/citytrip-lens/ où Cédric, l’auteur, nous fait partager une belle et touchante expérience qu’il a vécue avec son fils.)

J’aime lire et écrire des romans dits « de genre », mais je déplore parfois que les auteurs se concentrent uniquement sur la création de monde (dans la SF et la fantasy) ou sur l’intrigue et les éléments de procédure policière (dans les polars). J’aspire à construire des livres davantage centrés sur les personnages, porteurs de transformation et suscitant l’empathie du lecteur, même si le décor, le contexte demeurent primordiaux et incontournables !

Je suis très loin de m’attribuer une réussite absolue dans cette pratique, mais bien souvent, je reste un peu sur ma faim à la lecture de certaines œuvres de l’imaginaire. En tant que lectrice, j’ai besoin de vibrer et de frissonner, de rire et de pleurer, et un combat à coups de sabres lasers échoue la plupart du temps à provoquer en moi ces affects.

Alors, à quand un remake de la « Princesse de Clèves » sur Mars ?

Pour découvrir la relation de Francis et Antoine et passer un moment riche en émotion et en divertissement, procurez-vous Au-delà de l’Horizon !

 

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Ambition, rêves et passion

Rêver, se passionner, avoir de l’ambition… ou comment ces valeurs peuvent s’incarner dans la fiction

Il semblerait qu’en ce début du XXIème siècle, il manque de ces idéologies qui font la jeunesse et le bien-vivre ensemble. Je ne sais pas si vous êtes d’accord, cher lecteur, mais l’ambiance générale n’est pas aux grandes idées, aux grandes spiritualités ni aux mesures à long terme.

Alors que je m’interrogeais sur la thématique de mon futur roman (Taaur, bientôt disponible), j’ai eu envie d’explorer ce thème de l’ambition et de brosser quelques portraits de personnages dévorés par l’ambition et la passion: le héros, bien sûr, qui ne pense qu’à se venger de sa vie professionnelle usurpée, mais pas seulement: il y a également son opposant, une scientifique prête à tout pour un initier une percée dans le voyage interstellaire, une jeune femme flic qui n’a rien à faire des mises en garde de ses aînés, un policier prêt à se sacrifier pour une cause.

A chaque fois, j’ai rencontré chez ces êtres de papier les mêmes émotions de départ: le rêve et la passion. Ni la confiance en soi ni l’expérience accumulée n’ont poussé mes personnages à se dépasser, à vaincre les obstacles, à travailler seize heures par jour. A chaque fois, il s’agissait de ce même mouvement de l’âme – porté par l’optimisme et l’espoir- qui nous poussent à vouloir concrétiser un objet pour apposer sa marque au monde.

Une urgence, un feu sacré, la volonté de faire flèche de tout bois, voilà ce qu’incarnent  ces personnages comme lorsque le protagoniste se trouve enfermé et ligoté par son ennemi et qu’il repère une plante sur le rebord de fenêtre. Parfumeur de son état, mon personnage imagine déjà ce qu’il pourrait en faire, comment il pourrait utiliser cette essence pour élaborer  le plus beau parfum de tous les temps.

Reste que la passion – du latin patior, qui signifie souffrir- ne chemine pas sans dériver ni casser quelques pots sur son passage! L’ambitieux possède souvent ce côté mono-maniaque à la Balzac qui implique sacrifices personnels et entraîne calamités sociales et familiales.

N’empêche, il semblerait qu’un peu d’ambition et de volonté à la Spartacus (le gladiateur qui s’est rebellé contre l’esclavagisme à Rome), apanage de tous les savants, artistes et révolutionnaires qui ont changé le monde, soit une qualité enviable, au final.

Qu’en pensez-vous?

Pour savoir quand paraîtra Taaur, et obtenir des informations exclusives, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ICI. Vous recevrez une nouvelle gratuite de l’auteur. Enfin, si vous souhaitez partir pour une aventure au plus long cours, vous pouvez télécharger Au-delà de l’Horizon en cliquant sur ce lien

 

 

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A deux secondes près…

C’était un samedi soir, je rentrais d’une sortie au cinéma avec des amis. Le film n’avait pas été très réussi – je trouvais le héros trop cliché – mais après on était allés boire un verre et c’était sympa.

Comme toujours à Paris, je prenais beaucoup le métro pour me déplacer. Ce soir-là, il n’y avait pas beaucoup de monde, peut-être parce que c’était l’hiver et qu’il neigeait.

J’entrai dans la bouche de métro et mes talons résonnèrent sur le sol sec.

Toute frissonnante dans mon manteau trop léger, je pris conscience du silence dans la station. Une vague odeur de désinfectant imprégnait les lieux.

Tout à coup, je me sentis très seule après cette soirée passée en bonne compagnie. Dans un accès de blues, je repensai aux amis que je venais de quitter, mais aussi à ceux qui avaient disparu de ma vie. A mes ex, aussi. Célibataire, l’idée de me retrouver toute seule chez moi me minait.

Mais je n’avais pas le choix.

Le quai était quasiment désert, mis à part un jeune couple qui se bécotait et trois adolescents qui buvaient des bières. Il faisait assez sombre, mais la chaleur me réconforta un peu. J’ôtai mon bonnet et mes gants.

La prochaine rame était annoncée dans sept minutes. Je soupirai, prenant mon mal en patience, quand plusieurs voyageurs arrivèrent.

Parmi eux, il y avait un homme jeune assez élégant, qui portait une serviette de cuir ocre et des petites lunettes. Il regarda sa montre et s’approcha du bord du quai. « Un jeune enseignant, me dis-je, ou un étudiant de troisième cycle ».

Je détournai le regard pour observer les autres arrivants. Une petite foule s’était créée, et des rires résonnaient ici et là. On était tout de même un samedi soir à Paris !

Encore trois minutes d’attente.

Je souris un peu puis reportai mon attention vers les trois jeunes. Ils ne parlaient qu’entre eux, bien sûr. Le plus grand dévorait des yeux la seule jeune fille du groupe. J’enviais leur jeunesse et leur complicité.

Le train se profilait dans la rame, et je tournai alors la tête vers l’homme à la serviette. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. En l’espace de trois enjambées je me retrouvai à sa hauteur. Le train allait arriver d’ici cinq secondes. L’homme avait déjà un pied dans le vide. Encore deux secondes et il serait percuté de plein fouet. Je le saisis par les épaules et le tirai en arrière. Heureusement, il était fluet. Je le maintins le temps de le déposer doucement au sol, comme un vase de prix ou un objet fragile. Comme je l’avais anticipé, il se mit aussitôt à avoir des convulsions. Je lui ôtai ses lunettes.  Par chance, on était dans le métro et il n’y avait aucun objet alentour susceptible de le blesser.  Je notai l’heure de début de la crise. Une femme arriva en brandissant son portable.

« Voulez-vous que j’appelle les secours ? Me proposa-t-elle d’une voix suraiguë.

-Oui, s’il vous plait. C’est une crise d’épilepsie. Pourriez-vous me passer votre veste ? Pour la placer sous sa tête. »

La femme hésita un instant puis elle s’exécuta.

Une petite troupe s’était déjà formée autour du malade.

« Ne faudrait-il pas lui mettre les doigts dans la bouche ? Pour qu’il ne se morde pas la langue ? lança un petit homme chauve.

-Non, répondis-je, c’est une légende. Les épileptiques peuvent se mordre la langue mais en aucun cas ils ne l’avaleront. Il ne faut rien mettre dans sa bouche ! »

Je regardai ma montre, anxieuse. L’homme convulsait depuis déjà trois minutes. Je savais qu’il fallait avertir les pompiers si une crise durait plus de cinq minutes ou si la personne ne reprenait pas connaissance au bout de dix minutes.

Enfin, l’homme arrêta de convulser. Je le plaçai doucement en position latérale de sécurité.

Les pompiers arrivèrent alors.

« La crise a duré plus de quatre minutes, les informai-je.

-Merci pour votre aide, dit le chef des pompiers. Il porte un bracelet d’identification, ça va beaucoup nous aider !

-J’ai tout vu, dit un homme. Cette dame l’a sauvé ! Le train allait arriver. Elle l’a retenu à temps et a réussi à garder son calme. Comment avez-vous fait ? me demanda l’homme. Je n’ai rien vu venir.

-Nous non plus ! s’écrièrent les badauds.

-Oh, ce n’est rien du tout répondis-je. C’est juste que j’ai vécu longtemps avec un épileptique. Je sais repérer les crises à de tous petits signes, des détails de comportement infimes. Ce qui n’est possible que lorsqu’on connaît très bien quelqu’un… quand on est amoureux, par exemple. Comme Francis et Mina.

-Qui sont Francis et Mina ?

-Mes héros préférés, dans Au-delà de l’Horizon ! »

 

 

 

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