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Catégorie : Au-delà de l’Horizon

Maisons flottantes : bientôt une réalité?

Manque d’espace, montée du niveau de la mer, les spécialistes du changement climatique ont imaginé la création de propriétés flottantes pour pallier ces désagréments. Un concept qui pourrait intéresser de nombreuses villes du monde entier. Petit décryptage dans ce billet.

Maisons flottantes : les projets

Les quartiers flottants existent déjà à Amsterdam. On trouve ainsi des immeubles flottants à Waterbuurt West, à côté des bateaux-logements.

Dans le Pacifique, une entreprise californienne a remporté un contrat pour construire la première « ville flottante », qui verra le jour d’ici 2019. La Polynésie français, avec ses 118 îles et atolls, est particulièrement menacée par la montée des eaux et elle constitue le projet phare de cette initiative  architecturale. La région espère aussi préserver son corail, menacé de disparition avec l’élévation du niveau de la mer.

« Nous prévoyons de mettre à flot les premiers modules en 2018. Ils auront une taille de 50 x 50 mètres. L’idée est de rendre ces communautés flottantes aussi autonomes que possible, en ce qui concerne l’eau, l’énergie et la nourriture », déclare M. Rujikov, ambassadeur du Seasteding Institute, une entreprise de la Silicon Valley.

Un consortium privé devrait construire 300 maisons flottantes pour un coût d’environ 50 millions de dollars

Maisons flottantes: les avantages

Plus sûres et moins chères, les maisons flottantes présentes de nombreux avantages:

  • Elles sont aussi plus solides, appelées à durer longtemps
  • Elles pourraient permettre à une ville de s’agrandir
  • Elles pourraient se déplacer dans un autre endroit de l’agglomération
  • Elles seraient l’occasion de créer une nouvelle expérience communautaire

Maison flottantes: les défis

Les villes flottantes ne devront cependant pas déroger à quelques règles :

  • Bénéficier à l’économie locale
  • Exploiter la mer, la terre et l’air dans le respect de l’environnement

Maisons flottantes: les normes

En outre, une maison flottante est soumise à des normes très strictes. Il convient de prendre en compte:

  • la qualité des matériaux utilisés (bois, aluminium, flotteurs)
  • les contraintes énergétiques
  • les contraintes juridiques dues à son emplacement

Si vous avez aimé cet article, alors vous aimerez peut-être rester dans la même ambiance en lisant le livre du même auteur,  Au-delà de l’Horizon.   

 

 

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Faut-il arrêter de consommer du saumon ?

 

Tout le monde est d’accord pour dire que le saumon est un poisson de choix, autant pour son goût inimitable que pour ses bienfaits en matière de santé. Les nutritionnistes insistent encore et toujours sur la nécessité de consommer du poisson deux fois par semaine, et à plus forte raison des poissons gras  tels que le saumon, le maquereau, le thon et la sardine : riche en omégas 3, en minéraux et en vitamine D, ces poissons auraient la capacité de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires.

Alors que je faisais des recherches pour mon dernier roman, j’ai appris qu’il existe beaucoup de poissons naturellement toxiques pour l’être humain -l’un de mes personnages est d’ailleurs victime d’une ciguatera, une intoxication alimentaire causée par certains poissons prédateurs en raison d’une algue présente dans les récifs coralliens. D’accord, jusque-là c’est assez simple: il suffit de connaître les espèces et de ne pas en consommer.

Mais ce que j’ai découvert sur le saumon, et en particulier le saumon d’élevage, m’a fait froid dans le dos.

Le saumon d’élevage, attention danger!

Nous autres êtres humains sommes très friands de produits de la mer.  Ce qui entraîne forcément une pénurie. Aujourd’hui, manger du saumon sauvage est presque un luxe! Pour pallier ce déficit, l‘aquaculture est devenue une pratique courante, partout sur la planète. La Norvège, le Royaume-Uni, le Canada sont des gros producteurs de saumons d’élevage (ils assurent ainsi 93 % de la production mondiale de ce précieux poisson).

Malheureusement, l’élevage intensif du saumon se fait au détriment de la santé de l’animal (donc de la nôtre). Le saumon d’élevage contient des pesticides, des antibiotiques, des POP (Polluants Organiques Persistants), et des dioxines ce qui en fait l’aliment le plus toxique dans le monde!

L’impact environnemental de l’élevage de  saumon n’est pas à négliger non plus et nous assistons à une véritable pollution des mers et des océans en raison de cette pratique.

A noter : en Norvège les éleveurs assurent ne plus utiliser d’antibiotiques (ce qui est déjà pas mal puisque ce pays, avec ses 1,2 millions de tonnes de saumon par an est le premier fournisseur de la France!)

Pourtant les risques sur la santé sont bien réels.

Les effets sur la santé de la consommation de saumon d’élevage

Une étude récente révèle que la consommation régulière de saumon d’élevage entrainerait des risques accrus de développer un cancer et un diabète de type 2. Il provoquerait également des maladies telles que l’autisme, et serait un frein au développement du cerveau et du QI. Les enfants, les adolescents et les femmes enceintes sont les personnes les plus sensibles à ces risques.

Un autre effet délétère de l’élevage du saumon concerne les oméga 3. Bien que le saumon en contienne de manière significative, le saumon d’élevage voit sa teneur en oméga 3 fondre comme neige au soleil en raison du changement d’alimentation.

Je ne sais pas, moi, mais quand je lis cela je ne vois plus trop de bonnes raisons de consommer du saumon d’élevage. En ce qui me concerne, je préfère payer plus cher et ne pas être malade. Mais c’est vous qui voyez. Si malgré tout vous êtes toujours tenté, pensez à bien retirer la peau de votre poisson. Vous limiterez ainsi l’ingestion de dioxines.

XXX

Si vous avez aimé cet article, alors vous aimerez peut-être lire le livre du même auteur,  Au-delà de l’Horizon. 

Vous trouverez ICI des avis de lecteurs enthousiasmés d’avoir suivi les aventures de Francis et Mina.

 

 

 

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Comment j’ai appris à nager

La mer m’a toujours inspirée. J’aime la mer, ses couleurs, ses humeurs, ses fureurs.

A tel point que je lui ai consacrée un roman.

Pourtant, ce n’était pas gagné. L’été de mes huit ans, je suis partie en vacances Espagne avec mes grands-parents sur les îles Baléares. J’étais tout excitée à l’idée de prendre l’avion. C’était la première fois. J’ai adoré, à tel point que j’ai accompli le vol quatre fois en tout, pour repartir « chercher » mes parents qui devaient prendre eux-mêmes leurs vacances dans cette île paradisiaque où les enfants ont le droit de jouer aux machines à sous (bon, c’était il y a 30 ans, aujourd’hui je ne suis plus très sûre…)

Il s’en est passé des choses, entre les deux voyages. De quoi dégoûter n’importe quel enfant de l’univers aquatique.

Mais pas moi.

Huit ans, donc, et je ne savais pas nager. J’étais pourtant (et le suis toujours) du genre sportive, mais à l’école, en ayant « piscine » une fois par semaine, je n’ai pas appris grand chose, et surtout pas à nager. Ah si, il y a une chose: j’ai su rapidement  mettre la tête sous l’eau. Sans me flinguer les narines avec le chlore (point de piscine à l’ozone dans les années 80!)

Une compétence qui s’avèrera utile, comme on va le voir.

Mais revenons à nos moutons.

Arrivée sur l’île, mon grand-père, comme toujours lorsqu’il s’agissait de sa seule petite-fille, s’est mis en tête de m’apprendre un truc utile. Après la bicyclette, la nage donc.

« Tu vas voir, c’est facile!  »

Ni une ni deux, nous sous sommes équipés pour les « leçons particulières » de l’optimiste Papy. A savoir: une bouée, des brassards gonflables, des lunettes. Pas de pince-nez, mais c’était tout juste.

Chaque jour, je plongeais avec délices dans une eau à vingt-huit degrés. Je me souviens encore de la jetée où, parfois, mon grand-père allait pêcher de bonne heure, avant de s’occuper de mon cas, en général l’après-midi.

Mais pas question de se prélasser dans ce bain géant, il fallait bosser. Jour après jour, mon grand-père dégonflait les brassards (on avait laissé tomber la bouée, peu pratique et trop infantilisante) pour que, sans que je m’en rende compte, je me mette à intégrer les apprentissages si patiemment dispensés par ce professeur, il faut le dire, très pédagogue.

Malgré tout, je ne faisais que peu de progrès. Je n’arrivais tout simplement pas à me détendre suffisamment pour maintenir ma tête hors de l’eau. Mes mouvements saccadés et désordonnés me faisaient sans cesse « boire la tasse » comme disait mon grand-père.

Les jours passaient et je ne faisais guère de progrès, au désespoir de la famille.

Puis, vers la fin de ce premier séjour, nous avons décidé de partir en bateau pour une petite excursion dans une île voisine. Le grand oncle chez qui nous logions avait un bateau, et nous voilà partis en pleine mer.

Le vent était chaud, la mer calme, le bateau sécurisant.

Jusqu’au moment où, alors que nous arrivions en vue de l’île, je suis tombée à l’eau par accident.

On entend toutes sortes de choses sur les enfants qu’on pousse à l’eau et qui développent une phobie de l’eau, ou encore qui se mettent à nager, juste par réflexe. Il y a ceux qui en sortent traumatisés, ou ceux qui  sont galvanisés.

Pour moi, ce fut une révélation.

J’avais l’impression de voir un tableau vivant. J’ai ouvert les yeux et je me souviendrai toujours de ce que j’ai vu: les couleurs étaient de toutes les nuances, la flore et la faune extraordinaires. J’avais l’impression d’être dans un aquarium et pas un instant je n’ai eu peur. Je restais là, le souffle coupé (il valait mieux!) à contempler cette féérie aquatique.

Mais il me fallait prendre de l’air.

Et d’un seul coup, je suis remontée à la surface, me rappelant les leçons de natations si durement apprises.

Enfin, je savais nager.

Cet épisode, à lui seul  m’a donné l’inspiration pour écrire mon dernier roman « Au-delà de l’Horizon ».

 

 

 

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