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Nouvelles, romans, etc.

Auteur : Alex (Page 1 of 4)

L’énergie marémotrice

Alors que j’entreprenais la réécriture de mon dernier roman, il m’a vite paru nécessaire de scinder le travail en plusieurs pôles et couches de relectures successives. Le pôle recherche a requis pas mal de mon temps et de mon énergie.

(Pour obtenir des informations pertinentes sur les méthodes de l’écrivain, rendez-vous sur le  blog de John, à cette adresse : Les Chroniques de John).

Où il est (encore) question d’énergie

Le roman se situant dans un univers aquatique, je me suis efforcée de recueillir le plus d’informations possible sur l’énergie produite par les océans, notamment l’énergie marémotrice. Voici ce que j’ai appris au gré de mes recherches.

Energie marémotrice : définition

L’énergie marémotrice est un moyen utilisé dans certaines zones littorales pour exploiter l’énergie issue des marées. Ce type d’exploitation peut se pratiquer à condition qu’il existe une  différence de hauteur d’eau entre la marée haute et la marée basse. L’usine marémotrice  fonctionne alors comme une centrale hydroélectrique.

Le principe est le suivant: l’électricité est produite grâce à un barrage qui profite de la marée montante et descendante pour laisser passer les eaux de la mer. Le mouvement de l’eau entraîne des turbines et produit l’électricité. Dans l’idéal, le marnage (ou amplitude des marées), doit se situer entre 10 et 15 mètres.

Le potentiel de cette énergie renouvelable est encore sous-exploitée, mais d’autres projets sont en cours, notamment au Pays de Galles, au Canada (avec 200 sites exploitables), en Russie, en Inde et aux Philippines.

Energie marémotrice : utilité

Une usine marémotrice présente un véritable intérêt écologique. Son absence d’émission de gaz à effet de serre en fait une énergie renouvelable, une fois réalisée la construction du barrage.

Les inconvénients du dispositif

Malgré son intérêt indéniable, des freins financiers et environnementaux empêchent l’exploitation de cette énergie : aménagements compliqués, bouleversement écologiques des équilibres de la faune et de la flore.

Voici une courte vidéo qui vous éclairera sur le fonctionnement d’une usine marémotrice

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Projets…

Aujourd’hui, j’ai terminé un projet qui me tenait à coeur. Je pourrais me reposer un peu, mais je décide de plonger directement dans la réécriture de deux romans, deux oeuvres de science-fiction dont j’ai d’ores et déjà terminé le premier jet. On entend un peu partout qu’il ne faut pas courir deux lièvres à la fois, sous peine de se disperser et de ne rien achever.

Je termine toujours mes oeuvres en cours. Quel que soit le temps, que la motivation m’habite ou non. Je considère cela comme un contrat passé avec moi-même. Alors, qu’importe le temps passé à relire, souligner, réécrire, relire encore, peaufiner?J’ai compris avec l’expérience que la réécriture est le coeur du métier. Car on ne peut améliorer que ce qui existe déjà, on ne peut pas avoir un mur lisse sans avoir au préalable passé la première couche de peinture. Je me fiche de la qualité de mon premier jet. L’écriture est réécriture.

Quant à ces deux oeuvres en chantier… il me tarde de mettre les mains dans le moteur! laissez-moi vous les présenter.

Taaur est un roman de science-fiction qui se déroule dans un futur éloigné, et qui met en scène un parfumeur ambitieux, traqué par une femme un rien psychopathe. Dévorée elle aussi par l’ambition et la reconnaissance de ses pairs, elle ne recule devant rien pour fabriquer la première machine à voyager par l’hyperespace. (Il s’agit d’un type de voyage spatial instantané, qui abolit les distances). Ce roman a pour thématiques l’ambition donc, mais aussi l’art et l’amour, sur fond de drame social.

Le second roman (dont je n’ai pas encore trouvé le titre) s’inscrit dans une série, dont il représente le premier volume. J’ai décidé d’explorer le format de la série, pour changer. Mes lecteurs m’ont réclamé une suite pour Au-delà de l’Horizon, mais ce n’est pas prévu pour le moment. Je pars sur tout autre chose, soit une histoire postapocalyptique qui va me permettre d’explorer la psychologie de personnages qui reviendront au fil des épisodes. Le  premier  jet est donc d’ores et déjà rédigé.

Pour vous tenir au courant de l’avancée de mes travaux littéraires, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter. Vous recevrez une nouvelle gratuite en prime!

 

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Humeurs littéraires

Francis et Antoine. Un père et son fils. Il m’a fallu 469 pages pour bien cerner cette relation. Pour faire passer amour, rivalités, rancœurs et transformations.

Au début, le roman était plutôt teinté d’aventure, avec pour cadre un contexte futuriste : la Terre recouverte par les eaux, le voyage au-delà des océans, la rencontre avec des êtres étranges, mi-hommes mi-bêtes.

Petit à petit, alors que le paysage et les décors se dessinaient dans ma tête, la nécessité d’explorer plus avant les personnages m’apparut comme essentielle.

Pourquoi cette opposition tenace entre cet homme mûr et cet adolescent taciturne et rancunier ? En raison d’un père qui ne parvient pas à affirmer son autorité ? À cause du manque de présence de celui-ci, dans le monde « d’avant » ? Ou simplement parce que Francis n’appartient pas à ce genre très en vogue des « pères modernes », qui s’ingénient à « materner » leur progéniture ?

Il m’a fallu du temps et de nombreuses pages pour d’abord ébaucher, puis faire se déployer et enfin amorcer l’évolution de ces personnages. Et je suis contente d’avoir accompli ce travail.

(À ce propos, je vous renvoie vers un excellent billet de blog à cette adresse : https://www.voyage-yukon.net/citytrip-lens/ où Cédric, l’auteur, nous fait partager une belle et touchante expérience qu’il a vécue avec son fils.)

J’aime lire et écrire des romans dits « de genre », mais je déplore parfois que les auteurs se concentrent uniquement sur la création de monde (dans la SF et la fantasy) ou sur l’intrigue et les éléments de procédure policière (dans les polars). J’aspire à construire des livres davantage centrés sur les personnages, porteurs de transformation et suscitant l’empathie du lecteur, même si le décor, le contexte demeurent primordiaux et incontournables !

Je suis très loin de m’attribuer une réussite absolue dans cette pratique, mais bien souvent, je reste un peu sur ma faim à la lecture de certaines œuvres de l’imaginaire. En tant que lectrice, j’ai besoin de vibrer et de frissonner, de rire et de pleurer, et un combat à coups de sabres lasers échoue la plupart du temps à provoquer en moi ces affects.

Alors, à quand un remake de la « Princesse de Clèves » sur Mars ?

Pour découvrir la relation de Francis et Antoine et passer un moment riche en émotion et en divertissement, procurez-vous Au-delà de l’Horizon !

 

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Le clonage humain est-il d’actualité?

Vous vous souvenez de Dolly, la première brebis clonée il y a 20 ans et décédée en 2003?

Alors que le clonage de Dolly avait déchaîné les passions et les avertissements (l’armée utiliserait le clonage pour lever des troupes, les riches se feraient cloner pour les pièces de rechange, des parents « remplaceraient » un enfant mort par son clone, etc.) il semblerait que le clonage humain soit plus que jamais d’actualité.

Le cas du clonage animal

En 2018, le clonage d’animaux existe, mais reste très limité. Le clonage agricole est utilisé en Chine et aux Etats-Unis, mais pas en Europe.

Le clonage n’est pas une technique facile. Elle fonctionnerait mieux sur certaines espèces (chats, souris) que sur d’autres (chiens, rats). La plupart des tentatives de clonage d’animaux se soldent par un échec, et il a fallu pas moins de 276 tentatives pour que les scientifiques parviennent à cloner Dolly.

De plus, ce n’est pas une entreprise rentable, avec des retombées commerciales intéressantes. Certes, on peut cloner un chien, un cheval, des animaux domestiques. Mais la demande demeure peu élevée.

La plupart des experts scientifiques pensent que les tentatives de clonage humain entraîneront des taux d’échec encore plus élevés.

 Le clonage humain

Le clonage humain, quant à lui, est en passe de réussir scientifiquement, même s’il pose de nombreux problèmes, notamment scientifiques.

Alors que la plupart des partisans du clonage veulent créer des embryons clonés pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires (et s’opposent à la création de clones qui seraient implantés et menés à terme), d’autres se précipitent pour produire le premier bébé humain cloné au monde. Ils sont enthousiastes à l’idée de poursuivre un tel exploit malgré les graves problèmes génétiques rencontrés lors du clonage d’animaux.

Au milieu de l’année 2000, des scientifiques ont annoncé qu’ils s’apprêtaient, dans les prochains mois, à implanter des embryons humains clonés chez les femmes. Ils semblaient faire peu de cas des risques connus pour la mère et de la probabilité importante de créer des malformations congénitales graves.

Plus récemment, deux macaques ont été clonés en Chine par un grand laboratoire, avec la même méthode employée pour créer Dolly.  Cette méthode est utilisée avec succès depuis 20 ans, et elle a permis de cloner 22 espèces animales. Mais avec le clonage des  primates, l’espèce la plus proche de l’homme, on ouvre les portes au clonage humain.

Par ailleurs, des chercheurs auraient réussi à cloner un embryon humain, dans le but  d’extraire des cellules souches. Ce type de cellules seraient utilisées pour guérir des maladies telles que le diabète, la maladie de Parkinson et la paralysie provoquée par une lésion de la moelle épinière.

Au vu de toutes ces données, beaucoup de scientifiques considèrent que le clonage humain est désormais en passe de réussir.

Se pose dorénavant la question de l’éthique.

Pour découvrir d’autres écrits de l’auteure et obtenir des informations exclusives, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ICI. Vous recevrez une nouvelle gratuite. Enfin, si vous souhaitez partir pour une aventure au plus long cours, vous pouvez télécharger Au-delà de l’Horizon en cliquant sur ce lien.

 

 

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Ambition, rêves et passion

Rêver, se passionner, avoir de l’ambition… ou comment ces valeurs peuvent s’incarner dans la fiction

Il semblerait qu’en ce début du XXIème siècle, il manque de ces idéologies qui font la jeunesse et le bien-vivre ensemble. Je ne sais pas si vous êtes d’accord, cher lecteur, mais l’ambiance générale n’est pas aux grandes idées, aux grandes spiritualités ni aux mesures à long terme.

Alors que je m’interrogeais sur la thématique de mon futur roman (Taaur, bientôt disponible), j’ai eu envie d’explorer ce thème de l’ambition et de brosser quelques portraits de personnages dévorés par l’ambition et la passion: le héros, bien sûr, qui ne pense qu’à se venger de sa vie professionnelle usurpée, mais pas seulement: il y a également son opposant, une scientifique prête à tout pour un initier une percée dans le voyage interstellaire, une jeune femme flic qui n’a rien à faire des mises en garde de ses aînés, un policier prêt à se sacrifier pour une cause.

A chaque fois, j’ai rencontré chez ces êtres de papier les mêmes émotions de départ: le rêve et la passion. Ni la confiance en soi ni l’expérience accumulée n’ont poussé mes personnages à se dépasser, à vaincre les obstacles, à travailler seize heures par jour. A chaque fois, il s’agissait de ce même mouvement de l’âme – porté par l’optimisme et l’espoir- qui nous poussent à vouloir concrétiser un objet pour apposer sa marque au monde.

Une urgence, un feu sacré, la volonté de faire flèche de tout bois, voilà ce qu’incarnent  ces personnages comme lorsque le protagoniste se trouve enfermé et ligoté par son ennemi et qu’il repère une plante sur le rebord de fenêtre. Parfumeur de son état, mon personnage imagine déjà ce qu’il pourrait en faire, comment il pourrait utiliser cette essence pour élaborer  le plus beau parfum de tous les temps.

Reste que la passion – du latin patior, qui signifie souffrir- ne chemine pas sans dériver ni casser quelques pots sur son passage! L’ambitieux possède souvent ce côté mono-maniaque à la Balzac qui implique sacrifices personnels et entraîne calamités sociales et familiales.

N’empêche, il semblerait qu’un peu d’ambition et de volonté à la Spartacus (le gladiateur qui s’est rebellé contre l’esclavagisme à Rome), apanage de tous les savants, artistes et révolutionnaires qui ont changé le monde, soit une qualité enviable, au final.

Qu’en pensez-vous?

Pour savoir quand paraîtra Taaur, et obtenir des informations exclusives, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ICI. Vous recevrez une nouvelle gratuite de l’auteur. Enfin, si vous souhaitez partir pour une aventure au plus long cours, vous pouvez télécharger Au-delà de l’Horizon en cliquant sur ce lien

 

 

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Maisons flottantes : bientôt une réalité?

Manque d’espace, montée du niveau de la mer, les spécialistes du changement climatique ont imaginé la création de propriétés flottantes pour pallier ces désagréments. Un concept qui pourrait intéresser de nombreuses villes du monde entier. Petit décryptage dans ce billet.

Maisons flottantes : les projets

Les quartiers flottants existent déjà à Amsterdam. On trouve ainsi des immeubles flottants à Waterbuurt West, à côté des bateaux-logements.

Dans le Pacifique, une entreprise californienne a remporté un contrat pour construire la première « ville flottante », qui verra le jour d’ici 2019. La Polynésie français, avec ses 118 îles et atolls, est particulièrement menacée par la montée des eaux et elle constitue le projet phare de cette initiative  architecturale. La région espère aussi préserver son corail, menacé de disparition avec l’élévation du niveau de la mer.

« Nous prévoyons de mettre à flot les premiers modules en 2018. Ils auront une taille de 50 x 50 mètres. L’idée est de rendre ces communautés flottantes aussi autonomes que possible, en ce qui concerne l’eau, l’énergie et la nourriture », déclare M. Rujikov, ambassadeur du Seasteding Institute, une entreprise de la Silicon Valley.

Un consortium privé devrait construire 300 maisons flottantes pour un coût d’environ 50 millions de dollars

Maisons flottantes: les avantages

Plus sûres et moins chères, les maisons flottantes présentes de nombreux avantages:

  • Elles sont aussi plus solides, appelées à durer longtemps
  • Elles pourraient permettre à une ville de s’agrandir
  • Elles pourraient se déplacer dans un autre endroit de l’agglomération
  • Elles seraient l’occasion de créer une nouvelle expérience communautaire

Maison flottantes: les défis

Les villes flottantes ne devront cependant pas déroger à quelques règles :

  • Bénéficier à l’économie locale
  • Exploiter la mer, la terre et l’air dans le respect de l’environnement

Maisons flottantes: les normes

En outre, une maison flottante est soumise à des normes très strictes. Il convient de prendre en compte:

  • la qualité des matériaux utilisés (bois, aluminium, flotteurs)
  • les contraintes énergétiques
  • les contraintes juridiques dues à son emplacement

Si vous avez aimé cet article, alors vous aimerez peut-être rester dans la même ambiance en lisant le livre du même auteur,  Au-delà de l’Horizon.   

 

 

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Faut-il arrêter de consommer du saumon ?

 

Tout le monde est d’accord pour dire que le saumon est un poisson de choix, autant pour son goût inimitable que pour ses bienfaits en matière de santé. Les nutritionnistes insistent encore et toujours sur la nécessité de consommer du poisson deux fois par semaine, et à plus forte raison des poissons gras  tels que le saumon, le maquereau, le thon et la sardine : riche en omégas 3, en minéraux et en vitamine D, ces poissons auraient la capacité de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires.

Alors que je faisais des recherches pour mon dernier roman, j’ai appris qu’il existe beaucoup de poissons naturellement toxiques pour l’être humain -l’un de mes personnages est d’ailleurs victime d’une ciguatera, une intoxication alimentaire causée par certains poissons prédateurs en raison d’une algue présente dans les récifs coralliens. D’accord, jusque-là c’est assez simple: il suffit de connaître les espèces et de ne pas en consommer.

Mais ce que j’ai découvert sur le saumon, et en particulier le saumon d’élevage, m’a fait froid dans le dos.

Le saumon d’élevage, attention danger!

Nous autres êtres humains sommes très friands de produits de la mer.  Ce qui entraîne forcément une pénurie. Aujourd’hui, manger du saumon sauvage est presque un luxe! Pour pallier ce déficit, l‘aquaculture est devenue une pratique courante, partout sur la planète. La Norvège, le Royaume-Uni, le Canada sont des gros producteurs de saumons d’élevage (ils assurent ainsi 93 % de la production mondiale de ce précieux poisson).

Malheureusement, l’élevage intensif du saumon se fait au détriment de la santé de l’animal (donc de la nôtre). Le saumon d’élevage contient des pesticides, des antibiotiques, des POP (Polluants Organiques Persistants), et des dioxines ce qui en fait l’aliment le plus toxique dans le monde!

L’impact environnemental de l’élevage de  saumon n’est pas à négliger non plus et nous assistons à une véritable pollution des mers et des océans en raison de cette pratique.

A noter : en Norvège les éleveurs assurent ne plus utiliser d’antibiotiques (ce qui est déjà pas mal puisque ce pays, avec ses 1,2 millions de tonnes de saumon par an est le premier fournisseur de la France!)

Pourtant les risques sur la santé sont bien réels.

Les effets sur la santé de la consommation de saumon d’élevage

Une étude récente révèle que la consommation régulière de saumon d’élevage entrainerait des risques accrus de développer un cancer et un diabète de type 2. Il provoquerait également des maladies telles que l’autisme, et serait un frein au développement du cerveau et du QI. Les enfants, les adolescents et les femmes enceintes sont les personnes les plus sensibles à ces risques.

Un autre effet délétère de l’élevage du saumon concerne les oméga 3. Bien que le saumon en contienne de manière significative, le saumon d’élevage voit sa teneur en oméga 3 fondre comme neige au soleil en raison du changement d’alimentation.

Je ne sais pas, moi, mais quand je lis cela je ne vois plus trop de bonnes raisons de consommer du saumon d’élevage. En ce qui me concerne, je préfère payer plus cher et ne pas être malade. Mais c’est vous qui voyez. Si malgré tout vous êtes toujours tenté, pensez à bien retirer la peau de votre poisson. Vous limiterez ainsi l’ingestion de dioxines.

XXX

Si vous avez aimé cet article, alors vous aimerez peut-être lire le livre du même auteur,  Au-delà de l’Horizon. 

Vous trouverez ICI des avis de lecteurs enthousiasmés d’avoir suivi les aventures de Francis et Mina.

 

 

 

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Comment j’ai appris à nager

La mer m’a toujours inspirée. J’aime la mer, ses couleurs, ses humeurs, ses fureurs.

A tel point que je lui ai consacrée un roman.

Pourtant, ce n’était pas gagné. L’été de mes huit ans, je suis partie en vacances Espagne avec mes grands-parents sur les îles Baléares. J’étais tout excitée à l’idée de prendre l’avion. C’était la première fois. J’ai adoré, à tel point que j’ai accompli le vol quatre fois en tout, pour repartir « chercher » mes parents qui devaient prendre eux-mêmes leurs vacances dans cette île paradisiaque où les enfants ont le droit de jouer aux machines à sous (bon, c’était il y a 30 ans, aujourd’hui je ne suis plus très sûre…)

Il s’en est passé des choses, entre les deux voyages. De quoi dégoûter n’importe quel enfant de l’univers aquatique.

Mais pas moi.

Huit ans, donc, et je ne savais pas nager. J’étais pourtant (et le suis toujours) du genre sportive, mais à l’école, en ayant « piscine » une fois par semaine, je n’ai pas appris grand chose, et surtout pas à nager. Ah si, il y a une chose: j’ai su rapidement  mettre la tête sous l’eau. Sans me flinguer les narines avec le chlore (point de piscine à l’ozone dans les années 80!)

Une compétence qui s’avèrera utile, comme on va le voir.

Mais revenons à nos moutons.

Arrivée sur l’île, mon grand-père, comme toujours lorsqu’il s’agissait de sa seule petite-fille, s’est mis en tête de m’apprendre un truc utile. Après la bicyclette, la nage donc.

« Tu vas voir, c’est facile!  »

Ni une ni deux, nous sous sommes équipés pour les « leçons particulières » de l’optimiste Papy. A savoir: une bouée, des brassards gonflables, des lunettes. Pas de pince-nez, mais c’était tout juste.

Chaque jour, je plongeais avec délices dans une eau à vingt-huit degrés. Je me souviens encore de la jetée où, parfois, mon grand-père allait pêcher de bonne heure, avant de s’occuper de mon cas, en général l’après-midi.

Mais pas question de se prélasser dans ce bain géant, il fallait bosser. Jour après jour, mon grand-père dégonflait les brassards (on avait laissé tomber la bouée, peu pratique et trop infantilisante) pour que, sans que je m’en rende compte, je me mette à intégrer les apprentissages si patiemment dispensés par ce professeur, il faut le dire, très pédagogue.

Malgré tout, je ne faisais que peu de progrès. Je n’arrivais tout simplement pas à me détendre suffisamment pour maintenir ma tête hors de l’eau. Mes mouvements saccadés et désordonnés me faisaient sans cesse « boire la tasse » comme disait mon grand-père.

Les jours passaient et je ne faisais guère de progrès, au désespoir de la famille.

Puis, vers la fin de ce premier séjour, nous avons décidé de partir en bateau pour une petite excursion dans une île voisine. Le grand oncle chez qui nous logions avait un bateau, et nous voilà partis en pleine mer.

Le vent était chaud, la mer calme, le bateau sécurisant.

Jusqu’au moment où, alors que nous arrivions en vue de l’île, je suis tombée à l’eau par accident.

On entend toutes sortes de choses sur les enfants qu’on pousse à l’eau et qui développent une phobie de l’eau, ou encore qui se mettent à nager, juste par réflexe. Il y a ceux qui en sortent traumatisés, ou ceux qui  sont galvanisés.

Pour moi, ce fut une révélation.

J’avais l’impression de voir un tableau vivant. J’ai ouvert les yeux et je me souviendrai toujours de ce que j’ai vu: les couleurs étaient de toutes les nuances, la flore et la faune extraordinaires. J’avais l’impression d’être dans un aquarium et pas un instant je n’ai eu peur. Je restais là, le souffle coupé (il valait mieux!) à contempler cette féérie aquatique.

Mais il me fallait prendre de l’air.

Et d’un seul coup, je suis remontée à la surface, me rappelant les leçons de natations si durement apprises.

Enfin, je savais nager.

Cet épisode, à lui seul  m’a donné l’inspiration pour écrire mon dernier roman « Au-delà de l’Horizon ».

 

 

 

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A deux secondes près…

C’était un samedi soir, je rentrais d’une sortie au cinéma avec des amis. Le film n’avait pas été très réussi – je trouvais le héros trop cliché – mais après on était allés boire un verre et c’était sympa.

Comme toujours à Paris, je prenais beaucoup le métro pour me déplacer. Ce soir-là, il n’y avait pas beaucoup de monde, peut-être parce que c’était l’hiver et qu’il neigeait.

J’entrai dans la bouche de métro et mes talons résonnèrent sur le sol sec.

Toute frissonnante dans mon manteau trop léger, je pris conscience du silence dans la station. Une vague odeur de désinfectant imprégnait les lieux.

Tout à coup, je me sentis très seule après cette soirée passée en bonne compagnie. Dans un accès de blues, je repensai aux amis que je venais de quitter, mais aussi à ceux qui avaient disparu de ma vie. A mes ex, aussi. Célibataire, l’idée de me retrouver toute seule chez moi me minait.

Mais je n’avais pas le choix.

Le quai était quasiment désert, mis à part un jeune couple qui se bécotait et trois adolescents qui buvaient des bières. Il faisait assez sombre, mais la chaleur me réconforta un peu. J’ôtai mon bonnet et mes gants.

La prochaine rame était annoncée dans sept minutes. Je soupirai, prenant mon mal en patience, quand plusieurs voyageurs arrivèrent.

Parmi eux, il y avait un homme jeune assez élégant, qui portait une serviette de cuir ocre et des petites lunettes. Il regarda sa montre et s’approcha du bord du quai. « Un jeune enseignant, me dis-je, ou un étudiant de troisième cycle ».

Je détournai le regard pour observer les autres arrivants. Une petite foule s’était créée, et des rires résonnaient ici et là. On était tout de même un samedi soir à Paris !

Encore trois minutes d’attente.

Je souris un peu puis reportai mon attention vers les trois jeunes. Ils ne parlaient qu’entre eux, bien sûr. Le plus grand dévorait des yeux la seule jeune fille du groupe. J’enviais leur jeunesse et leur complicité.

Le train se profilait dans la rame, et je tournai alors la tête vers l’homme à la serviette. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. En l’espace de trois enjambées je me retrouvai à sa hauteur. Le train allait arriver d’ici cinq secondes. L’homme avait déjà un pied dans le vide. Encore deux secondes et il serait percuté de plein fouet. Je le saisis par les épaules et le tirai en arrière. Heureusement, il était fluet. Je le maintins le temps de le déposer doucement au sol, comme un vase de prix ou un objet fragile. Comme je l’avais anticipé, il se mit aussitôt à avoir des convulsions. Je lui ôtai ses lunettes.  Par chance, on était dans le métro et il n’y avait aucun objet alentour susceptible de le blesser.  Je notai l’heure de début de la crise. Une femme arriva en brandissant son portable.

« Voulez-vous que j’appelle les secours ? Me proposa-t-elle d’une voix suraiguë.

-Oui, s’il vous plait. C’est une crise d’épilepsie. Pourriez-vous me passer votre veste ? Pour la placer sous sa tête. »

La femme hésita un instant puis elle s’exécuta.

Une petite troupe s’était déjà formée autour du malade.

« Ne faudrait-il pas lui mettre les doigts dans la bouche ? Pour qu’il ne se morde pas la langue ? lança un petit homme chauve.

-Non, répondis-je, c’est une légende. Les épileptiques peuvent se mordre la langue mais en aucun cas ils ne l’avaleront. Il ne faut rien mettre dans sa bouche ! »

Je regardai ma montre, anxieuse. L’homme convulsait depuis déjà trois minutes. Je savais qu’il fallait avertir les pompiers si une crise durait plus de cinq minutes ou si la personne ne reprenait pas connaissance au bout de dix minutes.

Enfin, l’homme arrêta de convulser. Je le plaçai doucement en position latérale de sécurité.

Les pompiers arrivèrent alors.

« La crise a duré plus de quatre minutes, les informai-je.

-Merci pour votre aide, dit le chef des pompiers. Il porte un bracelet d’identification, ça va beaucoup nous aider !

-J’ai tout vu, dit un homme. Cette dame l’a sauvé ! Le train allait arriver. Elle l’a retenu à temps et a réussi à garder son calme. Comment avez-vous fait ? me demanda l’homme. Je n’ai rien vu venir.

-Nous non plus ! s’écrièrent les badauds.

-Oh, ce n’est rien du tout répondis-je. C’est juste que j’ai vécu longtemps avec un épileptique. Je sais repérer les crises à de tous petits signes, des détails de comportement infimes. Ce qui n’est possible que lorsqu’on connaît très bien quelqu’un… quand on est amoureux, par exemple. Comme Francis et Mina.

-Qui sont Francis et Mina ?

-Mes héros préférés, dans Au-delà de l’Horizon ! »

 

 

 

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Balzac, ce géant aux ailes brisées

Le mois dernier, j’ai lu la Biographie de Balzac, par Stephan Zweig.

Un sacré choc.

Je savais, comme tout le monde, que c’était un bourreau de travail, mais j’ignorais à quel point. Ce géant la littérature travaillait seize heure par jour, édifiant en deux ou trois ans de labeur acharné ce que tout écrivain « moyen » écrirait en l’espace d’une vie entière.

Balzac représente pour moi le « forçat des lettres », enchaîné à sa table de travail comme un condamné à mort à sa geôle. Chez lui, point de « loisirs », point de « vacances ». L’homme ne s’accordait qu’une heure de pause par jour pour se détendre. Il se rendait alors dans les salons à la mode pour parler (trop fort), et se montrer (en dépensant des fortunes dans des vêtements et accessoires, comme sa fameuse canne qui lui a coûté plus de sept cents francs, une petite fortune à l’époque).

Balzac observait une routine immuable, même lorsqu’il se rendait chez des amis ou des femmes: couché à 18h, il se faisait réveiller à minuit, endossait son costume large et se mettait au travail. Il écrivait jusqu’à 8h, sans pratiquement faire de pause, si ce n’est pour mettre en route la cafetière et boire l’une de ses 50 000 tasses de cafés qu’il aura consommées pour édifier les 52 romans de sa gigantesque Comédie Humaine. Mais le labeur de la journée n’était pas achevé. Il recevait alors de la part de ses imprimeurs les épreuves, c’est-à-dire les pages dactylographiées de la veille. En même temps, ses manuscrits du jours partaient pour l’imprimerie. Le reste de la journée était consacré à la réécriture.

Enfin, il s’octoyait une petit pause.

Son organisme n’a supporté ce régime-là « que » durant une vingtaine d’années. Il nous laisse d’impérissables  chefs-d’oeuvre: Les Illusions Perdues, La Peau de chagrin, Eugénie Grandet, la Cousine Bette, le Colonel Chabert, et tant d’autres romans.

Et vous, que seriez-vous capable de faire, en tant qu’artiste, entrepreneur, chercheur, en suivant une telle routine, ne serait-ce qu’en consacrant le dixième du temps employé par Balzac pour édifier son oeuvre?

 

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