octobre 29

Projets…

Aujourd’hui, j’ai terminé un projet qui me tenait à coeur. Je pourrais me reposer un peu, mais je décide de plonger directement dans la réécriture de deux romans, deux oeuvres de science-fiction dont j’ai d’ores et déjà terminé le premier jet. On entend un peu partout qu’il ne faut pas courir deux lièvres à la fois, sous peine de se disperser et de ne rien achever.

Je termine toujours mes oeuvres en cours. Quel que soit le temps, que la motivation m’habite ou non. Je considère cela comme un contrat passé avec moi-même. Alors, qu’importe le temps passé à relire, souligner, réécrire, relire encore, peaufiner?J’ai compris avec l’expérience que la réécriture est le coeur du métier. Car on ne peut améliorer que ce qui existe déjà, on ne peut pas avoir un mur lisse sans avoir au préalable passé la première couche de peinture. Je me fiche de la qualité de mon premier jet. L’écriture est réécriture.

Quant à ces deux oeuvres en chantier… il me tarde de mettre les mains dans le moteur! laissez-moi vous les présenter.

Taaur est un roman de science-fiction qui se déroule dans un futur éloigné, et qui met en scène un parfumeur ambitieux, traqué par une femme un rien psychopathe. Dévorée elle aussi par l’ambition et la reconnaissance de ses pairs, elle ne recule devant rien pour fabriquer la première machine à voyager par l’hyperespace. (Il s’agit d’un type de voyage spatial instantané, qui abolit les distances). Ce roman a pour thématiques l’ambition donc, mais aussi l’art et l’amour, sur fond de drame social.

Le second roman (dont je n’ai pas encore trouvé le titre) s’inscrit dans une série, dont il représente le premier volume. J’ai décidé d’explorer le format de la série, pour changer. Mes lecteurs m’ont réclamé une suite pour Au-delà de l’Horizon, mais ce n’est pas prévu pour le moment. Je pars sur tout autre chose, soit une histoire postapocalyptique qui va me permettre d’explorer la psychologie de personnages qui reviendront au fil des épisodes. Le  premier  jet est donc d’ores et déjà rédigé.

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octobre 22

Humeurs littéraires

Francis et Antoine. Un père et son fils. Il m’a fallu 469 pages pour bien cerner cette relation. Pour faire passer amour, rivalités, rancœurs et transformations.

Au début, le roman était plutôt teinté d’aventure, avec pour cadre un contexte futuriste : la Terre recouverte par les eaux, le voyage au-delà des océans, la rencontre avec des êtres étranges, mi-hommes mi-bêtes.

Petit à petit, alors que le paysage et les décors se dessinaient dans ma tête, la nécessité d’explorer plus avant les personnages m’apparut comme essentielle.

Pourquoi cette opposition tenace entre cet homme mûr et cet adolescent taciturne et rancunier ? En raison d’un père qui ne parvient pas à affirmer son autorité ? À cause du manque de présence de celui-ci, dans le monde « d’avant » ? Ou simplement parce que Francis n’appartient pas à ce genre très en vogue des « pères modernes », qui s’ingénient à « materner » leur progéniture ?

Il m’a fallu du temps et de nombreuses pages pour d’abord ébaucher, puis faire se déployer et enfin amorcer l’évolution de ces personnages. Et je suis contente d’avoir accompli ce travail.

(À ce propos, je vous renvoie vers un excellent billet de blog à cette adresse : https://www.voyage-yukon.net/citytrip-lens/ où Cédric, l’auteur, nous fait partager une belle et touchante expérience qu’il a vécue avec son fils.)

J’aime lire et écrire des romans dits « de genre », mais je déplore parfois que les auteurs se concentrent uniquement sur la création de monde (dans la SF et la fantasy) ou sur l’intrigue et les éléments de procédure policière (dans les polars). J’aspire à construire des livres davantage centrés sur les personnages, porteurs de transformation et suscitant l’empathie du lecteur, même si le décor, le contexte demeurent primordiaux et incontournables !

Je suis très loin de m’attribuer une réussite absolue dans cette pratique, mais bien souvent, je reste un peu sur ma faim à la lecture de certaines œuvres de l’imaginaire. En tant que lectrice, j’ai besoin de vibrer et de frissonner, de rire et de pleurer, et un combat à coups de sabres lasers échoue la plupart du temps à provoquer en moi ces affects.

Alors, à quand un remake de la « Princesse de Clèves » sur Mars ?

Pour découvrir la relation de Francis et Antoine et passer un moment riche en émotion et en divertissement, procurez-vous Au-delà de l’Horizon !

 

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octobre 15

Le clonage humain est-il d’actualité?

Vous vous souvenez de Dolly, la première brebis clonée il y a 20 ans et décédée en 2003?

Alors que le clonage de Dolly avait déchaîné les passions et les avertissements (l’armée utiliserait le clonage pour lever des troupes, les riches se feraient cloner pour les pièces de rechange, des parents « remplaceraient » un enfant mort par son clone, etc.) il semblerait que le clonage humain soit plus que jamais d’actualité.

Le cas du clonage animal

En 2018, le clonage d’animaux existe, mais reste très limité. Le clonage agricole est utilisé en Chine et aux Etats-Unis, mais pas en Europe.

Le clonage n’est pas une technique facile. Elle fonctionnerait mieux sur certaines espèces (chats, souris) que sur d’autres (chiens, rats). La plupart des tentatives de clonage d’animaux se soldent par un échec, et il a fallu pas moins de 276 tentatives pour que les scientifiques parviennent à cloner Dolly.

De plus, ce n’est pas une entreprise rentable, avec des retombées commerciales intéressantes. Certes, on peut cloner un chien, un cheval, des animaux domestiques. Mais la demande demeure peu élevée.

La plupart des experts scientifiques pensent que les tentatives de clonage humain entraîneront des taux d’échec encore plus élevés.

 Le clonage humain

Le clonage humain, quant à lui, est en passe de réussir scientifiquement, même s’il pose de nombreux problèmes, notamment scientifiques.

Alors que la plupart des partisans du clonage veulent créer des embryons clonés pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires (et s’opposent à la création de clones qui seraient implantés et menés à terme), d’autres se précipitent pour produire le premier bébé humain cloné au monde. Ils sont enthousiastes à l’idée de poursuivre un tel exploit malgré les graves problèmes génétiques rencontrés lors du clonage d’animaux.

Au milieu de l’année 2000, des scientifiques ont annoncé qu’ils s’apprêtaient, dans les prochains mois, à implanter des embryons humains clonés chez les femmes. Ils semblaient faire peu de cas des risques connus pour la mère et de la probabilité importante de créer des malformations congénitales graves.

Plus récemment, deux macaques ont été clonés en Chine par un grand laboratoire, avec la même méthode employée pour créer Dolly.  Cette méthode est utilisée avec succès depuis 20 ans, et elle a permis de cloner 22 espèces animales. Mais avec le clonage des  primates, l’espèce la plus proche de l’homme, on ouvre les portes au clonage humain.

Par ailleurs, des chercheurs auraient réussi à cloner un embryon humain, dans le but  d’extraire des cellules souches. Ce type de cellules seraient utilisées pour guérir des maladies telles que le diabète, la maladie de Parkinson et la paralysie provoquée par une lésion de la moelle épinière.

Au vu de toutes ces données, beaucoup de scientifiques considèrent que le clonage humain est désormais en passe de réussir.

Se pose dorénavant la question de l’éthique.

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octobre 1

Ambition, rêves et passion

Rêver, se passionner, avoir de l’ambition… ou comment ces valeurs peuvent s’incarner dans la fiction

Il semblerait qu’en ce début du XXIème siècle, il manque de ces idéologies qui font la jeunesse et le bien-vivre ensemble. Je ne sais pas si vous êtes d’accord, cher lecteur, mais l’ambiance générale n’est pas aux grandes idées, aux grandes spiritualités ni aux mesures à long terme.

Alors que je m’interrogeais sur la thématique de mon futur roman (Taaur, bientôt disponible), j’ai eu envie d’explorer ce thème de l’ambition et de brosser quelques portraits de personnages dévorés par l’ambition et la passion: le héros, bien sûr, qui ne pense qu’à se venger de sa vie professionnelle usurpée, mais pas seulement: il y a également son opposant, une scientifique prête à tout pour un initier une percée dans le voyage interstellaire, une jeune femme flic qui n’a rien à faire des mises en garde de ses aînés, un policier prêt à se sacrifier pour une cause.

A chaque fois, j’ai rencontré chez ces êtres de papier les mêmes émotions de départ: le rêve et la passion. Ni la confiance en soi ni l’expérience accumulée n’ont poussé mes personnages à se dépasser, à vaincre les obstacles, à travailler seize heures par jour. A chaque fois, il s’agissait de ce même mouvement de l’âme – porté par l’optimisme et l’espoir- qui nous poussent à vouloir concrétiser un objet pour apposer sa marque au monde.

Une urgence, un feu sacré, la volonté de faire flèche de tout bois, voilà ce qu’incarnent  ces personnages comme lorsque le protagoniste se trouve enfermé et ligoté par son ennemi et qu’il repère une plante sur le rebord de fenêtre. Parfumeur de son état, mon personnage imagine déjà ce qu’il pourrait en faire, comment il pourrait utiliser cette essence pour élaborer  le plus beau parfum de tous les temps.

Reste que la passion – du latin patior, qui signifie souffrir- ne chemine pas sans dériver ni casser quelques pots sur son passage! L’ambitieux possède souvent ce côté mono-maniaque à la Balzac qui implique sacrifices personnels et entraîne calamités sociales et familiales.

N’empêche, il semblerait qu’un peu d’ambition et de volonté à la Spartacus (le gladiateur qui s’est rebellé contre l’esclavagisme à Rome), apanage de tous les savants, artistes et révolutionnaires qui ont changé le monde, soit une qualité enviable, au final.

Qu’en pensez-vous?

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